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L'autonomie de l'esthétique. Shaftesbury, Kant, Alison, Hegel et quelques autres
Chateau Dominique
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782296042377
Tout au long du XVIIIe siècle et dans le premier quart du XIXe, de nombreux philosophes ont participé à la constitution d'une discipline autonome : l'esthétique. Il s'agissait à la fois de délimiter son domaine et d'identifier sa problématique. De Shaftesbury à l'Essai sur la nature et les principes du goût d'Archibald Alison (1790), un texte méconnu mais fondamental, en passant par Addison, Hutcheson et Burke, parmi d'autres, les philosophes britanniques ont identifié les principaux problèmes dont l'esthétique se nourrit. De Baumgarten à Hegel, en passant par Kant, Solger et quelques autres, les philosophes allemands ont poursuivi cette recherche en l'impliquant dans une réflexion épistémologique. Retracer cette histoire des problèmes et du statut de l'esthétique est une tâche utile à l'heure où son autonomie est remise en cause dans des livres actuels, certains qui la regardent de l'extérieur sans vraiment la connaître, d'autres qui la critiquent mélancoliquement de l'intérieur.
La rencontre de la philosophie et du cinéma intéresse désormais un nombre sans cesse croissant de chercheurs et d?étudiants. D?un point de vue à la fois historique et critique, Dominique Chateau propose ici un bilan des contributions les plus marquantes à la philosophie du cinéma: celles de Bergson, Benjamin, Eisenstein, Epstein, Bazin, Merleau-Ponty, Mitry, Cavell, Schefer et évidemment Deleuze. Il montre que, sous l?éclairage varié de leur postures respectives, le cinéma a été approché comme un phénomène historique lié à la modernité, un domaine d?expression spécifique ou encore un objet d?expérience où la philosophie autant que son objet peuvent être remis en question. Les grandes tendances de la philosophie (phénoménologie, philosophie analytique, déconstruction, gender studies?) sont aussi présentées sous l?angle de leur apport à la théorie du cinéma. La dernière partie considère un point de vue que la plupart des philosophies du cinéma adoptent, mais qu?on trouve aussi bien dans des discours où la philosophie est au mieux implicite: le point de vue esthétique qui peut nous diriger vers deux problématiques, celle de la réception (le goût, les valeurs, etc.) et celle de la création (l?art, le style, les ?uvres).
Ce livre, orchestré par Dominique Chateau et Pere Salabert, navigue entre passion et amour. La passion fonde l'amour, puisqu'un amour sans passion semble éteint ; mais l'amour appelle un entretien spécifique au-delà du coup de coeur. La passion de l'amour concurrence l'amour passion. Philosophes, sémioticiens, historiens, psychanalystes, et toujours peu ou prou esthéticiens, les auteurs de ce recueil glosent le jeu de la passion et de l'amour dont les multiples figures, à la fois archaïques et sans cesse renouvelées, s'entrecroisent ou rivalisent. Pourquoi l'amour est-il un sujet esthétique privilégié ? Pourquoi l'art suscite-t-il l'amour plutôt que l'amitié ? Y a-t-il un au-delà du transfert dans un "nouvel amour" (Rimbaud) ? Quelle figure de l'amour peut relever le défi des "défigurations" de la passion ? Que nous apprend encore la conception présocratique des passions de l'âme ? Comment le peintre Mantegna ouvre-t-il la représentation de la souffrance à une métaphysique de la passion ? Peut-on lire le mythe amoureux de Tristan et Iseut selon la "ruse de la passion" ? Comment l'amour tendre instaure-t-il une "ontologie à deux et à part" ?
Parce que la production filmique s'est progressivement uniformise, on oublie parfois qu'en marge du rcit classique d'autres films ont ouvert des voies nouvelles, obligeant repenser la notion, communment admise, d'un cinma unique et universel. Irrductibles au singulier d'un nom, les cinmas de la modernit posent des problmes spcifiques et ne sauraient se couler dans les moules d'une smiologie toute faite. Runis du 1er au 11 juillet 1977, au Centre Culturel de Cerisy-la-Salle, chercheurs et cinastes ont donc tent, chacun sa manire, de cerner l'ide d'une modernit cinmatographique. Si les points de dpart sont multiples analyse de films, tudes de codes, rflexions smiologiques toutes les communications que rassemble le prsent ouvrage tmoignent d'un souci commun : voir autrement. Enracins dans les films du pass et ouverts ceux de demain, les cinmas de la modernit stimulent la recherche thorique et renvoient leur partenaire invisible : le spectateur.
Ce livre propose une nouvelle approche de la philosophie du cinéma. Ecartant l'illusion que le cinéma "philosophe" de lui-même, l'auteur se demande ce que nous apprend le regard de la philosophie sur le cinéma. Réfutant de même le projet de faire paraître le cinéma devant le tribunal philosophique, il cherche à savoir dans quelle mesure il constitue un mode de savoir spécifique, susceptible par là d'enrichir la pensée philosophique. Les propriétés du médium cinématographique, sa gestion de l'espace-temps, sa capacité à penser, sa plasticité, son inscription dans la variété des projets de la modernité, son ontologie: tels sont les différents thèmes abordés ici dans l'espoir de comprendre comment se justifie le projet d'une philosophie du cinéma.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.