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Cinémas de la modernité : Films, Théories. Colloque de Cerisy
Chateau Dominique
KLINCKSIECK
23,00 €
Épuisé
EAN :9782252021934
Parce que la production filmique s'est progressivement uniformise, on oublie parfois qu'en marge du rcit classique d'autres films ont ouvert des voies nouvelles, obligeant repenser la notion, communment admise, d'un cinma unique et universel. Irrductibles au singulier d'un nom, les cinmas de la modernit posent des problmes spcifiques et ne sauraient se couler dans les moules d'une smiologie toute faite. Runis du 1er au 11 juillet 1977, au Centre Culturel de Cerisy-la-Salle, chercheurs et cinastes ont donc tent, chacun sa manire, de cerner l'ide d'une modernit cinmatographique. Si les points de dpart sont multiples analyse de films, tudes de codes, rflexions smiologiques toutes les communications que rassemble le prsent ouvrage tmoignent d'un souci commun : voir autrement. Enracins dans les films du pass et ouverts ceux de demain, les cinmas de la modernit stimulent la recherche thorique et renvoient leur partenaire invisible : le spectateur.
La fiction est une pensée par mondes possibles. Elle est dans chacun de nos petits mensonges, soutient nos voeux et peuple nos rêves. Elle fonde les utopies et nourrit les idéologies. Elle culmine avec les romans ou les films qui, peu ou prou, créent de l'étrange. Qu'est-ce qu'un monde possible ? Une sorte de récit complet, répond le logicien. Comme lui, on peut partir des propositions fictionnelles pour s'interroger sur le monde qu'elles présupposent ; on peut aussi considérer directement les mondes entiers qui instaurent la fiction comme pensée par mondes possibles.
L'ontologie, qui dépouille le monde de ses accidents pour viser le noyau de l'être pur, produit une critique de la représentation. Certaine idéologie de l'image, qui met entre parenthèses l'image comme telle au profit de ce qu'elle évoque, penche aussi vers ce dépouillement. Des deux côtés, l'être et l'image, la critique de la représentation produit divers effets pratiques et intellectuels. L'examen en miroir de l'étrange théâtre des signes où l'être entre nu en scène, et où l'image ne paraîtrait que pour se fondre dans le décor, met en évidence le paradoxe d'un discours qui énonce son propre déni.
Ce livre, orchestré par Dominique Chateau et Pere Salabert, navigue entre passion et amour. La passion fonde l'amour, puisqu'un amour sans passion semble éteint ; mais l'amour appelle un entretien spécifique au-delà du coup de coeur. La passion de l'amour concurrence l'amour passion. Philosophes, sémioticiens, historiens, psychanalystes, et toujours peu ou prou esthéticiens, les auteurs de ce recueil glosent le jeu de la passion et de l'amour dont les multiples figures, à la fois archaïques et sans cesse renouvelées, s'entrecroisent ou rivalisent. Pourquoi l'amour est-il un sujet esthétique privilégié ? Pourquoi l'art suscite-t-il l'amour plutôt que l'amitié ? Y a-t-il un au-delà du transfert dans un "nouvel amour" (Rimbaud) ? Quelle figure de l'amour peut relever le défi des "défigurations" de la passion ? Que nous apprend encore la conception présocratique des passions de l'âme ? Comment le peintre Mantegna ouvre-t-il la représentation de la souffrance à une métaphysique de la passion ? Peut-on lire le mythe amoureux de Tristan et Iseut selon la "ruse de la passion" ? Comment l'amour tendre instaure-t-il une "ontologie à deux et à part" ?
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.