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Palladiana
Chastel André
GALLIMARD
26,30 €
Épuisé
EAN :9782070741724
C'était le souhait d'André Chastel de réunir en un volume tous les textes qu'il avait écrits pendant trente ans sur Andrea Palladio (Padoue, 1508-Vicence, 1580), l'un des plus grands architectes de la Renaissance. Aujourd'hui, l'on connaît les principes théoriques de ce grand maître de la synthèse des classicismes grec et romain par son traité publié en 1570, I Quattro Libri, et ses nombreuses réalisations, palais, villas qui surgissent dans le paysage comme des "fabriques conçues par un peintre humaniste", églises, toujours visibles à Vicence, à Venise et dans les alentours de ces villes. Dans sa préface, le professeur Renato Cevese, membre du comité scientifique du Centre Palladio de Vicence, rappelle à quel point André Chastel avait à la fois compris et magistralement expliqué, dans ses différents écrits, le génie inventif de Palladio, en particulier dans son fameux "Nu" de Palladio, où il traite de "l'effet de lumineuse blancheur" auquel, pour des raisons explicites, Palladio tenait tant". Ces dix textes forment à la fois un ensemble rendant compte des idées de Chastel sur Palladio et l'architecture de la Renaissance, et une excellente introduction à l'oeuvre d'un des plus célèbres architectes de tous les temps.
Par une péripétie dont il faut souligner l'importance, l'Etat tendait à devenir non certes le moteur unique, mais le plus spectaculaire de l'activité artistique. Et la convention commença à s'établir de tout rapporter à la volonté et à la gloire du monarque. Ce qui surprend, en fin de compte, c'est moins l'ambition de la "politique culturelle" que sa réussite. La refonte sérieuse des modèles, l'extension du même registre formel à tous les domaines - mobilier, intérieurs, espaces extérieurs - et, pour finir, la perfection des métiers amenant l'apparition de quelques-uns des plus étonnants et des plus beaux objets du monde. Une dépense inouïe d'énergie dans une sorte de cadre fixe. Cela s'accomplit en dépit des courants hostiles et dura en dépit de l'usure des formules. On n'avait jamais rien vu de tel.
Résumé : On trouvera dans ce recueil les héros, les comparses, les historiens, les problèmes du présent, tels qu'ils apparaissent dans la suite ininterrompue des manifestations et des événements, dans le flux de l'actualité mouvante. Bref : le monde de l'art saisi, au sens propre, à travers le quotidien. De Baudelaire, Berenson et Focillon à Kandinsky, Klee et Picasso.
Au cours de la Renaissance française se forment à la fois le grand dessein de la monarchie absolue et quelque chose qui ressemble à l'aspiration humaniste et laïque des Lumières. Il y a deux figures possibles de l'avenir incluses l'une dans l'autre. A une époque aussi extravertie, la pierre de touche est dans les ?uvres autant que dans les idées.
La volonté réformatrice, qui se manifeste vers 1770-1780 chez les peintres et les architectes, se formule [...] avec bonheur à la veille de la Révolution; elle lui fournit un cadre formel, et même ses arguments originaux. Des motifs, des manifestations, des fictions et des créations visionnaires naissent à la faveur des circonstances, mais à l'intérieur d'un système fortement établi. Avec des colorations diverses, cette orientation, cette doctrine vont se prolonger et s'accomplir dans l'art de l'Empire. A travers les formidables péripéties de l'époque, subsiste dans une continuité singulière une seule et même force organisatrice, qui impose son style au grand spectacle historique.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.