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Platitudes. Une histoire de la photographie plate
Chassey Eric de
GALLIMARD
30,00 €
Épuisé
EAN :9782070771363
La photographie a été inventée pour reproduire et produire de la profondeur. Certains s'en sont pourtant servi pour créer des images plates, tant du point de vue spatial (l'image s'y présente avant tout comme une surface bidimensionnelle), que temporel (la durée y est suspendue sans suggérer la moindre amorce de narrativité) ou sémantique (la signification ne s'y annonce pas comme étant à déchiffrer, mais semble se donner d'emblée comme neutralisée). Bien entendu, ces images peuvent être le fruit d'un simple hasard. Elles n'existent alors que de manière isolée, et seul notre regard rétrospectif y remarque cette particularité. Mais parfois, chez certains auteurs ou artistes, elles deviennent une part importante, voire majoritaire, de la production et c'est l'oeuvre tout entier qui est affecté. Il est ainsi possible de tracer une histoire de la photographie plate, suivant une généalogie souterraine qui va du début du XIX ? siècle à celui du XXI ? siècle, des portraits anthropométriques d'Alphonse Bertillon aux grandes photographies d'identité de Thomas Ruff, des images sans distance de Paul Strand aux pures surfaces de Philippe Gronon, des architectures de style documentaire de Walker Evans aux monuments paradoxaux des Becher ou de Lewis Baltz.
Résumé : Dans la lignée des précédentes publications d'Eric de Chassey sur l'histoire de l'abstraction aux XXe et XXIe siècles, qui l'ont notamment imposé comme l'un des meilleurs spécialistes de l'art des Etats-Unis au XXe siècle, L'abstraction avec ou sans raisons présente une histoire de l'abstraction, non pas considérée d'un point de vue normatif ni déconstruite comme une figuration au second degré ? comme le font la plupart des ouvrages portant sur cette tendance fondamentale de l'art moderne et contemporain ? mais envisagée comme un phénomène complexe, compréhensible en particulier dans ses interactions avec d'autres phénomènes artistiques, sociaux et historiques (l'histoire de l'architecture, de l'évolution des grandes tendances spirituelles et organisationnelles des sociétés occidentales, des réseaux institutionnels et commerciaux). Cet ouvrage est le premier à considérer l'abstraction de la seconde moitié du XXe siècle comme un phénomène global et non plus dans des cadres limitativement nationaux. Il propose notamment de reconnaître l'expressionnisme abstrait comme la grande tendance internationale de l'immédiate après-Seconde Guerre mondiale, le débarrassant ainsi des préjugés nationalistes qui ont jusqu'à présent limité son étude et l'appréhendant à travers les échanges artistiques qui se sont produits de part et d'autre de l'Atlantique.
De l'abstraction américaine, on connaît surtout l'expressionnisme abstrait et ses champions - Pollock, Rothko, Newman -, moins souvent quelques pionniers des deux premières décennies du XXème siècle - Dove, Russell -, plus rarement encore le petit groupe de peintres qui en ravivent la flamme dans les années trente - Davis, Diller. Pour la première fois depuis cinquante ans est ici reprise l'histoire de l'introduction de l'abstraction aux Etats-Unis jusqu'à son triomphe provisoire dans les années soixante, non pas seulement en rapportant une succession de faits et d'oeuvres, mais en montrant comment réception et création se mêlent indissolublement. En prenant en compte tous les modes possibles de réception - depuis l'essai théorique jusqu'à la bande dessinée en passant par la critique journalistique, la constitution de collections et la pratique d'expositions -, Eric de Chassey montre comment trois vagues abstraites se sont succédé aux Etats-Unis, dont seule la troisième a connu le succès et a pu durer. Analysant comment les artistes ont eux-mêmes fait évoluer le sens de l'idée abstraite - au départ très floue - selon des voies largement inexplorées en Europe, il dessine non pas des influences mais des continuités d'interrogation. Questionnant ainsi l'histoire de la notion d'abstraction à propos du pays qui en a assuré la popularité, il permet de ne plus concevoir la peinture abstraite en tant que style ou absolu mais en tant que méthode, modèle de relation au monde et à l'art, sans cesse en redéfinition.
Eugène Leroy (1910-2000) est une référence pour l'histoire de la peinture contemporaine. Des toiles expressionnistes qui le firent connaître au milieu du XXe siècle aux vastes empâtements qui ont considérablement marqué la scène artistique internationale depuis une trentaine d'années, Eugène Leroy a construit un ?uvre très personnel, au croisement des débats qui animentla question de la peinture dans l'art contemporain. Sa longue pratique artistique lui a permis d'approfondir ce questionnement jusqu'à la fin et ainsi d'être non seulement une source, mais aussi l'expression la plus aboutie de cette réflexion nourrie d'une formidable culture. Parmi les thématiques traversant l'?uvre de Leroy, l'exercice de l'autoportrait intervient avec un entêtement jamais démenti rappelant les obsessions de Rembrandt. Traitée à l'huile, aufusain, au burin, l'image de l'artiste est un motif récurrent qui, abordé avec plus ou moins d'évidence ou de complexité, est une sorte de fil d'Ariane dans le labyrinthe d'une vie de création.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.