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Prier 15 jours avec Léon Bloy
Chassagne Frédéric
NOUVELLE CITE
14,45 €
Épuisé
EAN :9782853139151
Il s'agit d'une figure atypique que ce Léon Bloy (1846-1917), chrétien passionné, virulent anticlérical, à l'oeuvre peu appréciée de son vivant et pourtant citée depuis par de grandes figures, jusqu'au pape François. Il fallait un médiateur pour pénétrer dans cette oeuvre violente, fougueuse, et en saisir la finesse et le prophétisme. L'oeuvre de Bloy se présente comme une vigoureuse réaction contre la "baisse de tension" spirituelle qui caractérise son époque. Fidèle à l'enseignement paulinien selon lequel il faut devenir fou aux yeux des hommes pour atteindre la Sagesse divine, l'écrivain vivifie son oeuvre par une foi active, qui ne se contente pas de faux-semblants. Elle vise à détruire toute influence mondaine, pour devenir, à rebours des pharisiens "immobiles et contents d'eux-mêmes", un de ces chrétiens, "en très petit nombre", qui sont "des torrents jamais satisfaits".
Résumé : Le scepticisme de Leo Perutz est indissociable de la crise de la Modernité viennoise pendant la période de l'Entre-deux-guerres. Il se caractérise par la fragmentation du temps, la crise des valeurs et l'ébauche d'une éthique du désenchantement. Le clivage de son moi, qui affecte le rapport au monde du personnage perutzien, marque une rupture avec la tradition réaliste du héros moyen. Le temps n'est plus perçu que dans sa distorsion et sa discontinuité. L'Histoire n'éclaire pas le présent. Elle se soustrait à toute téléologie, car elle n'est qu'une succession de catastrophes et de ruptures. Le vide éthique contamine le langage des protagonistes, conditionne leur action et pervertit leurs convictions religieuses. Partant de ce constat, cette étude avance la thèse que le scepticisme de l'écrivain n'est ni nihiliste, ni conservateur. Il questionne la Modernité, jette les bases d'une éthique nouvelle épurée de toutes les illusions de la culture viennoise de l'ère libérale et tente de dégager un espace vierge pour une humanité pacifiée et réconciliée avec la vie.
Résumé : Cet ouvrage étudie l'étrangeté dans ses aspects formels. Les contributeurs ont observé sous quelles formes littéraires et artistiques l'étrangeté se manifeste de façon privilégiée : la représentation du rêve comme lieu de rupture avec les cadres spatio-temporels établis, avec la causalité et avec la peinture habituelle de la psychologie des personnages ; le surnaturel et le fantastique dans lesquels le surréel investit la familiarité du quotidien, ce qui induit un recours à des formes et structures narratives particulières comme l'enchâssement, la mise en abyme, le ralentissement et l'accélération du temps (ex : romantisme et littérature fantastique). En outre, l'étrangeté est envisagée comme écart par rapport à la "norme", au canon, à la tradition. Il s'agit donc d'observer comment, en littérature ou dans les arts plastiques, la rupture avec l'académisme, le classicisme ou les codes littéraires d'un genre, ou encore l'hybridation et l'intertextualité sont génératrices d'une étrangeté féconde qui revêt des formes spécifiques : la parodie, l'écriture mythique jouant sur l'adaptation perturbatrice du mythe fondateur à la modernité et produisant nécessairement un effet de distanciation, l'esthétique de la déconstruction, de l'écart, de la transgression, les avant-gardes. L'écriture dans une langue étrangère peut aussi constituer une expérience singulière de l'étrangeté. La langue d'adoption est alors le vecteur d'un effet de distanciation, de déformation, de métissage linguistique. Son étrangeté tient à la fois à ce qu'elle devient l'espace d'appropriation d'une culture par l'auteur étranger et, pour le lecteur germanophone, celui d'une déstabilisation du fait de son hybridité. Dans une lecture interprétative, le texte lui-même peut être vu comme un objet "étrange". La pensée juive a ainsi développé depuis les origines une herméneutique complexe qui s'efforce de faire apparaître, sans chercher à les résoudre, les contradictions, les failles, les interstices obscurs du texte, bref son inaliénable étrangeté. La lecture talmudique rencontre ainsi dans ses intuitions les plus audacieuses l'herméneutique littéraire moderne et contemporaine. L'étrangeté est donc aussi envisagée comme mode d'écriture, reposant sur l'ouverture, l'énigme, la dissémination, l'éclatement...
Résumé : Une biographie en apprend souvent plus sur une époque qu'un long traité d'histoire. Il en est ainsi de la vie de Christophe-Philippe Oberkampf (1738-1815), qui parvint en moins de vingt ans à imposer sur le marché français les toiles de Jouy et ses camaïeux monochromes, dont le succès fut immédiat. A travers le récit de cette réussite exemplaire, Serge Chassage raconte l'évolution d'une entreprise textile ouverte à l'international, attentive aux progrès techniques mais aussi réactive à l'actualité qui lui inspire ses plus beaux motifs : l'Indépendance américaine, le ballon des frères Montgolfier ou le Mariage de Figaro. Ce protestant n'en est pas moins un homme pragmatique, qui gère d'une main de maître ses hommes - près d'un millier à l'apogée de la manufacture - et innove en rationnalisant la division du travail. Anobli par la monarchie, Oberkampf incarne la figure du grand patron à la française, célébré et honoré par les princes de son temps.
Quand on lit les Pères, on est frappé par la connaissance qu'ils ont des Ecritures. On peut même parler de familiarité avec elles. Ils nous montrent ainsi qu'on ne peut pas vivre en chrétien sans être nourri par les saintes Ecritures. Les Ecritures, en effet, parlent de Dieu et du salut qu'est Jésus le Christ. C'est pourquoi le Christ est présent dans toutes les Ecritures, dans le Nouveau Testament bien sûr, mais aussi dans l'Ancien, car "partout dans les Ecritures de Moïse est semé le Fils de Dieu" (Irénée, Haer, 4, 10, 1). Ainsi les Ecritures sont source de vie, elles nous font entrer dans le mystère de Dieu et du salut et nous font découvrir qui est cet homme que Dieu a créé pour l'aimer. On voit maintenant pourquoi les Pères ont eu à coeur de prêcher et d'enseigner à partir des Ecritures. Ce sont elles, en effet, qui nourrissent la foi et développent en - nous l'amour envers Dieu et le prochain. Mais pour cela encore faut-il les comprendre. Cette compréhension résulte d'un long cheminement avec elles en compagnie des témoins du Christ : les Apôtres et les Pères qui nous ont précédés sur cette route. Les Ecritures lues dans cette perspective sont une nourriture quotidienne. Elles servent à nous guider dans notre manière de vivre et à instruire notre intelligence concernant le mystère de Dieu et du salut. Ce numéro propose de voir comment des Pères ont lu les Ecritures pour nourrir leur foi et accroître leur intelligence du mystère. J. FANTINO, o. p.
Le monde de l'entreprise est en pleine mutation. Le sentiment que l'on arrive au bout d'un modèle d'organisation et de management est désormais très largement partagé. Les tourments de la perte de sens montrent qu'il est grand temps de changer de modèle. Cette aspiration au changement est reprise avec enthousiasme par les cadres et dirigeants eux-mêmes qui proposent de "libérer l'entreprise". Ils promeuvent alors l'autonomie, la liberté, la responsabilité, la suppression des hiérarchies... Pourtant, et aussi séduisante soit-elle, cette approche souffre d'un défaut originel : les entreprises ne peuvent être le monde de l'autonomie et de la liberté ! Elles sont au contraire le monde des dépendances assumées dans lequel chaque participant renonce à déterminer seul son action pour la définir de façon coopérative avec les autres... et faire mieux ensemble ! En tant que lieu de l'interdépendance choisie et de la coopération volontaire, l'entreprise est nécessairement le lieu du dialogue au travers duquel se tissent et se retissent en permanence les fils de l'action commune. Cette pratique du dialogue ne suppose pas la suppression des règles ou de l'autorité mais leur refondation. C'est un défi pour le management que de savoir soutenir, animer et organiser le dialogue. Ce sont les voies d'un management par le dialogue que ce livre entend explorer.
Alexandrie, capitale de d'Egypte, est plus qu'une ville , comme Rome elle représente tout un monde, une culture, une histoire. Alexandrie frappe tout d'abord par son caractère cosmopolite , païens, juifs et chrétiens s'y côtoient. Alexandrie est le siège d'une forte communauté juive. L'un de ses membres, Philon, se servit de la pensée hellénistique pour exprimer sa foi. C'est également le lieu d'une communauté chrétienne très brillante où existe dès la fin du deuxième siècle une école de théologie qui est marquée par des noms célèbres : Clément et surtout Origène. Au carrefour de toutes les cultures qui le côtoient, le christianisme bénéficie de leurs influences, notamment juive. Cette rencontre du christianisme avec le judaïsme et l'hellénisme provoque l'émergence d'une réflexion chrétienne originale. Alexandrie est aussi une capitale. Le contraste est grand entre le pays et sa capitale. D'un côté il y a la grande ville, commerçant grâce à son port, de l'autre le pays d'Egypte uniquement agricole. Contraste encore par la langue. D'une part le grec, la langue officielle, celle des commerçants, des fonctionnaires, des lettrés et, d'autre part, la langue du peuple, le copte. Pourtant, malgré ce contraste le pays et sa capitale constituent une réalité profondément une. C'est particulièrement vrai de l'Eglise. Ainsi, par exemple, le peuple chrétien fait corps avec son patriarche, le "pape" d'Alexandrie. Parmi les plus illustres citons Athanase et Cyrille. C'est aussi de cette Eglise et de ce peuple que viennent la plupart de ceux et celles qui vont se retirer au désert pour mener la vie monacale. Et il faut évoquer ici la figure d'Antoine le "Père des moines" . Ce numéro veut vous faire découvrir ou retrouver quelques aspects de ce monde constitué par Alexandrie et le pays d'Egypte au temps des Pères. J. FANTINO, o. p.
Nous voici arrivés au terme de l'année civile. C'est aussi le commencement de l'année liturgique avec le temps de l'Avent et de Noël. La liturgie célèbre alors Jésus le Christ qui vient chercher les hommes pour les conduire à Dieu, son Père. Jésus est ainsi le chemin qui conduit au Père. C'est ce que nous vous proposons de méditer avec saint Augustin. Ce numéro est un recueil de textes complémentaires du Numéro 25. Dans ces textes Augustin, en maître spirituel, montre le cheminement de l'homme vers Dieu. C'est pour-quoi ce numéro veut être aussi un accompagnement pour tous ceux qui veulent entrer plus loin dans le mystère du Christ, chemin vers le Père. J. FANTINO, o. p.