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Léo Perutz et le scepticisme viennois. L'ébauche d'une éthique du désenchantement
Chassagne Jean-Pierre
PU SAINT ETIENN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782862726052
Le scepticisme de Leo Perutz est indissociable de la crise de la Modernité viennoise pendant la période de l'Entre-deux-guerres. Il se caractérise par la fragmentation du temps, la crise des valeurs et l'ébauche d'une éthique du désenchantement. Le clivage de son moi, qui affecte le rapport au monde du personnage perutzien, marque une rupture avec la tradition réaliste du héros moyen. Le temps n'est plus perçu que dans sa distorsion et sa discontinuité. L'Histoire n'éclaire pas le présent. Elle se soustrait à toute téléologie, car elle n'est qu'une succession de catastrophes et de ruptures. Le vide éthique contamine le langage des protagonistes, conditionne leur action et pervertit leurs convictions religieuses. Partant de ce constat, cette étude avance la thèse que le scepticisme de l'écrivain n'est ni nihiliste, ni conservateur. Il questionne la Modernité, jette les bases d'une éthique nouvelle épurée de toutes les illusions de la culture viennoise de l'ère libérale et tente de dégager un espace vierge pour une humanité pacifiée et réconciliée avec la vie.
Résumé : Cet ouvrage étudie l'étrangeté dans ses aspects formels. Les contributeurs ont observé sous quelles formes littéraires et artistiques l'étrangeté se manifeste de façon privilégiée : la représentation du rêve comme lieu de rupture avec les cadres spatio-temporels établis, avec la causalité et avec la peinture habituelle de la psychologie des personnages ; le surnaturel et le fantastique dans lesquels le surréel investit la familiarité du quotidien, ce qui induit un recours à des formes et structures narratives particulières comme l'enchâssement, la mise en abyme, le ralentissement et l'accélération du temps (ex : romantisme et littérature fantastique). En outre, l'étrangeté est envisagée comme écart par rapport à la "norme", au canon, à la tradition. Il s'agit donc d'observer comment, en littérature ou dans les arts plastiques, la rupture avec l'académisme, le classicisme ou les codes littéraires d'un genre, ou encore l'hybridation et l'intertextualité sont génératrices d'une étrangeté féconde qui revêt des formes spécifiques : la parodie, l'écriture mythique jouant sur l'adaptation perturbatrice du mythe fondateur à la modernité et produisant nécessairement un effet de distanciation, l'esthétique de la déconstruction, de l'écart, de la transgression, les avant-gardes. L'écriture dans une langue étrangère peut aussi constituer une expérience singulière de l'étrangeté. La langue d'adoption est alors le vecteur d'un effet de distanciation, de déformation, de métissage linguistique. Son étrangeté tient à la fois à ce qu'elle devient l'espace d'appropriation d'une culture par l'auteur étranger et, pour le lecteur germanophone, celui d'une déstabilisation du fait de son hybridité. Dans une lecture interprétative, le texte lui-même peut être vu comme un objet "étrange". La pensée juive a ainsi développé depuis les origines une herméneutique complexe qui s'efforce de faire apparaître, sans chercher à les résoudre, les contradictions, les failles, les interstices obscurs du texte, bref son inaliénable étrangeté. La lecture talmudique rencontre ainsi dans ses intuitions les plus audacieuses l'herméneutique littéraire moderne et contemporaine. L'étrangeté est donc aussi envisagée comme mode d'écriture, reposant sur l'ouverture, l'énigme, la dissémination, l'éclatement...
Résumé : Du règne de Louis XV à la IIIe République triomphante, la maison de commerce Desgrand père & fils traverse les évolutions et les révolutions qui marquèrent la France mais, aussi, l'histoire globale. Ses réussites comme ses déboires illustrent, à travers l'exemple de ces hommes oubliés et méconnus, des stratégies usant de pratiques marchandes et d'alliances qui permettent qu'en deux générations, cette dynastie de patrons d'Annonay en Ardèche passe de la boutique où se négocient sur le comptoir pièces d'étoffes et calicots aux comptoirs et autres agences commerciales dispersées entre l'Amérique latine, l'Australie, le Levant ottoman, la Chine et le Japon. Ces variations scalaires, du Haut-Vivarais puis de Lyon, capitale européenne de la soierie de luxe, aux échelles du monde, permettent de reconstituer, par le biais d'archives privées inédites, des pratiques et des stratégies commerciales qui sont la marque de la mondialisation partielle du XIXe siècle. Cousins des ingénieurs Seguin et des Montgolfier, les Desgrand furent, eux aussi, des hommes de leur temps, celui des révolutions, qu'elles soient politiques ou économiques, tout en restant les héritiers d'une culture et de tactiques qui passèrent le cap de ces bouleversements en prolongeant au-delà du Second Empire un long XVIIIe siècle. Puisant dans la boîte à outils de l'histoire des entreprises et celle des réseaux tout en s'inscrivant résolument dans celle de l'histoire connectée, la saga commerciale de ces maîtres du comptoir est une fenêtre ouverte sur un monde dont la modernité est encore, par bien des aspects, la nôtre.
Terenci Moix (1942-2003) publie à la fin des années 60 des romans qui firent révolution dans le monde des Lettres catalanes. Puis, à partir de 1983, cet " enfant terrible " offre aux lecteurs de langue castillane une longue série de best-sellers. Quant à ses Mémoires, elles se lisent avec autant de plaisir que ses œuvres de fiction. Doté d'une imagination fertile, d'un solide sens de l'humour, fin observateur du monde qui l'entoure, cinéphile, fervent admirateur des films d'Hollywood, passionné par l'Egypte, par les mythes qui ont bercé son enfance, par l'univers des BD, amoureux de Barcelone, Terenci Moix mêle de main de maître dans ses écrits dépouillement et baroque, réel et imaginaire...