
Au bord de la falaise. L'histoire entre certitudes et inquiétude
Entre science et fiction, l'histoire chemine "au bord de la falaise". Selon quels critères peut-elle être tenue pour une reconstruction valide de la réalité passée, sachant que le respect des règles traditionnelles n'est plus une garantie suffisante? Convaincu que la fameuse "crise" de l'histoire constitue non pas une impasse, mais un appel pressant à la refondation, Roger Chartier éclaire, dans un dialogue constant avec les autres sciences humaines, et par sa relecture des oeuvres de Michel de Certeau, Michel Foucault ou Louis Marin, l'intention de vérité qui traverse le propos des historiens. Depuis la première édition de ce livre en 1998, de nouvelles questions ont surgi, qui obligent à reformuler nos certitudes et inquiétudes. Dans une postface inédite, R. Chartier s'interroge sur l'actuelle compétition entre histoire, mémoire et fiction qui, toutes trois, revendiquent la capacité à représenter le passé. Mais une certitude s'impose: les historiens ont une tâche et une responsabilité propres, celle de comprendre et donner à comprendre l'articulation des différentes temporalités qui font que le présent est ce qu'il est, à la fois héritage et rupture, inertie et invention.
| SKU: | 9782226187123 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782226187123 |
|---|---|
| Titre | Au bord de la falaise. L'histoire entre certitudes et inquiétude |
| Auteur | Chartier Roger |
| Editeur | ALBIN MICHEL |
| Largeur | 0 |
| Poids | 290 |
| Date de parution | 20090415 |
| Nombre de pages | 379,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La main de l'auteur et l'esprit de l'imprimeur
Chartier RogerRésumé : Tout comme l'histoire, la littérature est attachée à la résurrection des morts. Souffle inspiré de l'épopée, minutie narrative et descriptive du roman historique, ou bien réincarnation des acteurs de l'histoire sur la scène du théâtre - certaines ouvres de fiction donnent au passé une présence souvent plus forte que celle proposée par les livres des historiens. Mais Roger Chartier nous met en garde : lorsqu'il les lit, l'historien ne doit jamais oublier l'historicité de ces oeuvres et leur mode de circulation. Si le XVIIIe siècle fonde la littérature sur l'individualisation de l'écriture, l'originalité des oeuvres et le sacre de l'écrivain, il n'en allait pas du tout de même auparavant : fréquence de l'écriture en collaboration, réemploi d'histoires déjà racontées, lieux communs partagés, formules répétées, ou encore, continuelles révisions et continuations de textes jamais clos. C'est dans ce paradigme de l'écriture de fiction que Shakespeare a composé ses pièces et que Cervantès a écrit Don Quichotte, à une époque de faible reconnaissance de l'écrivain comme tel : ses manuscrits ne méritaient pas conservation, ses ouvres n'étaient pas sa propriété et ses livres, dans leur matérialité (ponctuation, divisions internes, paragraphes, etc. qui en fixaient le sens), étaient d'abord l'ouvre des correcteurs, des typographes et de l'imprimeur. Lecteur des textes littéraires, l'historien se doit plus que jamais de savoir faire la part entre la main de l'auteur et l'esprit de l'imprimeur.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,20 € -
Les origines culturelles de la Révolution française
Chartier RogerLes révolutions ont-elles des origines culturelles? Ce livre en forme d'essai, tout en reconnaissant la dynamique propre de l'événement, s'attache à identifier les innovations et les ruptures qui l'ont rendu possible. Ce qu'il s'agit, avant tout, de comprendre, est le double paradoxe de la Révolution qui connaît le surgissement d'une violence multiple au sein d'une issement d'une violence multiple au sein d'une société pourtant largement pacifiée et qui achève un siècle soucieux des plaisirs et des devoirs de l'existence privée par un extraordinaire investissement dans la chose publique.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,20 € -

Pratiques de la lecture
Chartier RogerLa lecture est une pratique culturelle si immédiate qu'elle semble n'avoir jamais été autre chose que ce qu'elle est aujourd'hui. N'est-elle pas, en effet, le résultat le plus universellement partagé de l'apprentissage scolaire ? N'implique-t-elle pas toujours une relation intime entre un lecteur solitaire et le livre ou le journal qui est sa lecture ? Tout au plus pouvait-on reconnaître le contraste entre gros liseurs et lecteurs d'occasion. Les premiers qui avaient bien du mal à concevoir qu'entre leur lecture de clerc et celle du plus grand nombre, il existait d'autres différences que celles-ci : lire peu ou beaucoup, vite ou lentement. Questionner cette représentation commune, tel est le dessein de ce livre proposé par neuf lecteurs soucieux de situer leur propre attitude dans l'histoire pratique du lire : Pierre Bourdieu, François Bresson, Roger Chartier, Robert Darnton, Daniel Fabre, Jean-Marie Goulemot, Jean Hébrard, Louis Marin et Daniel Roche.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,65 € -

CULTURE ECRITE ET SOCIETE. L'ordre des livres (XIVème - XVIIIème siècle)
Chartier RogerRésumé : Découvrir les processus en ?uvre dans l'histoire du livre et, plus largement, dans les pratiques de l'écrit, repérer comment et pourquoi ils se transforment, telle est la tâche que s'est fixée Roger Chartier à travers des enquêtes qui ont renouvelé l'approche historique des pratiques culturelles. Roger Chartier, directeur d'études à l'EHESS, met en lumière les discontinuités d'un " ordre des livres " dans lequel est pris l' " ordre du discours " analysé par Michel Foucault : l'invention de l'auteur, les transformations matérielles qui gouvernent les transmissions des textes et des savoirs, les multiples scènes sur lesquelles jouent les protecteurs princiers, les auteurs, les éditeurs-librairies, mais aussi les lecteurs. Loin d'être un océan sans rivages, le monde de l'écrit a des bornes, des règles, des territoires, des techniques, qui changent au rythme des sociétés. Aujourd'hui, les mutations qui bouleversent l'univers de l'écrit obéissent à des lois souvent indéchiffrables. En conduisant son lecteur à voyager sur cinq siècles, Roger Chartier permet de prendre une distance salutaire avec les débats actuels. Sa vision sans nostalgie ni utopisme plaide pour une histoire capable de mettre en perspective les transformations du présent dans l'ordre des livres et d'échapper aux limites purement sociologiques ou purement formelles des ?uvres.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,85 €
Du même éditeur
-
La psychologie de la divination
Franz Marie-Louise vonRésumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,85 € -
Zen et arts martiaux
Deshimaru TaisenL'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,85 € -
Traité des cinq roues
Miyamoto MusashiAu XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.EN STOCKCOMMANDER8,85 € -
Tao Te King. Le livre de la voie et de la vertu
TSEU LAOLe Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,85 €
De la même catégorie
-
La fin de l'histoire et le dernier homme
Fukuyama Francis ; Védrine Hubert ; Canal Denis-ArRésumé : Depuis sa première parution en 1992, ce livre a suscité de nombreuses polémiques. On a cru le réfuter, avec facilité. N'annonçait-il pas la "fin de l'Histoire" et le triomphe mondial de la démocratie libérale ? Or, si l'on a vu s'effondrer les derniers totalitarismes, la victoire idéologique, géopolitique et historique de l'Occident que semblait prophétiser Fukuyama n'a pas eu lieu. Sans doute, et le philosophe le sait bien. Son propos est autre : sa perspective est mondialiste ; l'idéal de la démocratie libérale, affirme-t-il, ne peut être amélioré sur le plan des principes. Au coeur de sa réflexion, la conviction qu'il faut continuer de penser l'histoire de l'humanité comme cohérente et orientée. Le devenir de la démocratie mérite qu'on médite les réflexions de Fukuyama : plus subtiles que l'image schématique qui s'est imposée d'elles, elles aident à penser un monde chaotique.ÉPUISÉVOIR PRODUIT13,90 € -
L'Histoire, la Guerre, la Résistance
Bloch Marc ; Becker Annette ; Bloch EtienneJ'avais lu bien des fois, j'avais souvent raconté des récits de guerres et de batailles. Connaissais-je vraiment, au sens plein du verbe connaître, connaissais-je par le dedans, avant d'en avoir éprouvé moi-même l'atroce nausée, ce que sont pour une armée l'encerclement, pour un peuple la défaite ? " Apologie pour l'histoire ou Métier d'historien, 1942.ÉPUISÉVOIR PRODUIT33,00 € -
Crépuscule de l'histoire
Sand Shlomo ; Bilis MichelRésumé : Tandis que l'on débat du contenu des programmes d'histoire à l'école et que la loi fixe ce qui doit être commémoré, Shlomo Sand s'interroge : tout récit historique n'est-il pas idéologiquement marqué ? Peut-il exister une vérité historique moralement neutre et "scientifique"? En brossant le tableau d'une vaste histoire de l'Histoire, de la Mésopotamie à nos jours, il dénonce les méthodes qui ont construit les mythologies nationales modernes, autant que la tendance à faire de l'historien le prêtre de la mémoire collective et le forgeron des identités nationales. L'auteur livre aussi un ouvrage personnel, où la polémique se mêle à la confession et au bilan désillusionné d'une longue carrière d'historien, pour aboutir à cette question provocante : "Pourquoi encore étudier l'histoire aujourd'hui ?" Certainement pas par pure dévotion pour la mémoire collective, suggère-t-il, mais pour mieux se libérer d'un passé fabriqué et se tourner résolument vers l'avenir.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 € -
Ernst Kantorowicz, une vie d’historien
Lerner Robert ; Dalarun JacquesErnst Kantorowicz (1895-1963) est considéré à la fois comme un spécialiste d'histoire de l'art, de théologie médiévale et de droit canonique, de philologie et de droit patristique, de littérature et de philosophie médiévales. Peut-être le doit-il d'abord à sa nature artiste. Sa biographie de Frédéric II de Prusse parue en 1927 est devenue un best-seller et Les Deux Corps du roi (publié en 1957), une expression de la science politique et du langage courant. Sa vie elle-même traverse les tragédies du siècle. Né dans une famille juive industrielle de Poznán, il débute en ardent nationaliste, engagé volontaire au service du Kaiser, blessé à Verdun, volontaire encore pour la lutte contre les spartakistes. C'est à ce titre qu'après la Première Guerre il est étroitement lié au Cercle de Stefan George — considéré alors comme le plus grand poète vivant — qui avait constitué autour de lui une sorte de secte fanatique d'antimodernisme et d'antirationalisme dévouée au culte du héros et à la recherche d'une Allemagne secrète et souterraine. Nationaliste conservateur, Kantorowicz s'engage pourtant dans la lutte antihitlérienne dès 1933, ce qui le conduit à refuser de prêter serment au régime nazi et donc à devoir démissionner de son poste universitaire en 1934. Il échappe de peu à la Nuit de cristal en 1938 et réussit à fuir, par l'Angleterre, aux Etats-Unis où il trouve un poste à Berkeley. Il s'y attache, fait école jusqu'à ce que le maccarthysme fasse de lui un des défenseurs de l'indépendance universitaire (à l'allemande), un des premiers intellectuels à refuser le serment de loyauté. Déchu de nouveau de son poste universitaire, il est accueilli à Princeton au sein de l'Institute for Advanced Study. Mais c'est sa personnalité qui rend Kantorowicz fascinant : cet érudit avait l'élégance d'un dandy, un charme personnel qui lui valait toutes les conquêtes, féminines et masculines. Il s'est lancé dans des liaisons brillantes avec l'aristocratie allemande et fut tout proche, sa vie durant, du grand historien d'art d'Oxford Maurice Bowra, autour de qui se pressait une cour d'esprits brillants.ÉPUISÉVOIR PRODUIT36,00 €








