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Scientisme et Occident. Essais d'épistémologie critique
Charrier Jean-Paul
L'HARMATTAN
41,00 €
Épuisé
EAN :9782296566385
Issue d'une mathématisation du monde qui trouve sa source dans la révolution galiléenne, l'idéologie scientiste, bien différente du véritable esprit scientifique, a, entre autres effets, celui de masquer les dimensions historiques, sociales et culturelles des sciences qui, depuis le 17e siècle, sont les vecteurs de l'occidentalisation du monde. La critique qu'en fait l'auteur a pour objet d'en faire apparaître la dimension ethnocentrique : celle-ci prête à la culture technoscientifique les attributs de l'universalité fondée sur les normes d'une rationalité sans rivage. À cette occidentalisation du monde, dont il fait le corrélât de l'idéologie scientiste, l'auteur oppose une nouvelle approche épistémologique des sciences, tenant compte de la manière, à la fois objective et subjective, dont le sujet construit le monde des phénomènes. Il faut que l'histoire et la sociologie des sciences redonnent sa place à une philosophie de la connaissance qui en ferait essentiellement une relation, non seulement celle, toujours dite, entre le sujet et l'objet, mais encore celle, plus subtile et cachée, entre les dimensions culturelles d'un temps et d'un lieu et la volonté de savoir d'une communauté scientifique, inscrite elle-même dans une historicité ordinaire.
Amputé d'une part de lui-même, Kowalski erre dans les couloirs d'un hôpital, en proie à d'insolubles questions sur la réalité du monde et de sa vie. Sans début ni fin, le roman s'enroule sur lui-même à l'image de cette conscience désorientée.
Le troisième tome de La philosophie captive, Le temps des incertitudes, trace quelques perspectives sur les problèmes qui apparaissent au confluent des interrogations contemporaines sur le salut et sur le savoir, dans le contexte d'un " désenchantement " qui fait vaciller les vérités et proliférer les différences. Trois sortes de discours animent les voix de la civilisation occidentale : le discours religieux, dont l'objet est le salut spirituel de chaque individu ; le discours philosophique, dont l'objet est la quête du sens de l'existence personnelle ; le discours scientifique dont l'objet est la connaissance d'un ordre dans lequel les phénomènes physiques, vivants et sociaux se nouent dans l'espace et le temps. Or l'histoire de ces trois discours révèle que celui de la philosophie fut, par deux fois, gravement altéré, dévoyé, et contraint par des forces qui étaient étrangères à sa nature. Une première fois, lorsque la philosophie fut soumise à n'être que " la servante de la théologie ", statut que lui octroyait une communauté et une autorité extérieure à sa discipline. Une seconde fois, lorsque, après le printemps de la Renaissance, elle fut soumise au droit de regard que le pouvoir scientifique prétendit exercer sur elle dans les allées ouvertes par la révolution galiléenne et newtonienne. Ainsi, soit qu'elle serve d'appareil rhétorique à un dogme religieux, soit qu'elle subisse l'assaut du positivisme et du scientisme, qui la réduisent à n'être que le supplément d'âme d'une technocratie planétaire, la philosophie se vit refuser son statut de discipline discursive à part entière.
La modernité de la culture occidentale désigne une interprétation de son histoire qui situe les valeurs dont elle s'inspire dans son triple héritage: celui du " miracle grec ", c'est-à-dire de la naissance de la philosophie; celui de la spiritualité monothéiste judéo-chrétienne, expression de la transcendance religieuse, et celui d'un héroïsme de la raison scientifique, partant à la conquête du monde physique, vivant et social. Or l'analyse des rapports entre le message que ces valeurs manifestaient et l'histoire sans fard de l'occidentalisation du monde, suggère que nous n'avons pas fait preuve de rectitude envers les impératifs qu'elles impliquaient dans la conduite de notre action. Cette histoire fut souvent infidèle aux exigences rationalistes et généreuses que ces valeurs proclamaient. La première exigence concerne la recherche de la paix et la préservation de la dignité de la vie. La seconde, la répartition équitable des ressources et des richesses, la préservation de conditions de vie décentes et le développement des connaissances par un droit égal à l'éducation. La troisième, la protection juridique et politique d'une interdépendance mutuellement consentie et organisée par des instances paritaires et des procédures transparentes. Mais voulons-nous vraiment pour tous ce que nous revendiquons pour nous-mêmes ? Ou bien faut-il dire, comme Bruno Latour, que nous n'avons jamais été modernes ?
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.