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Un étrange modernité
Charrier Jean-Paul
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782296960541
La modernité de la culture occidentale désigne une interprétation de son histoire qui situe les valeurs dont elle s'inspire dans son triple héritage: celui du " miracle grec ", c'est-à-dire de la naissance de la philosophie; celui de la spiritualité monothéiste judéo-chrétienne, expression de la transcendance religieuse, et celui d'un héroïsme de la raison scientifique, partant à la conquête du monde physique, vivant et social. Or l'analyse des rapports entre le message que ces valeurs manifestaient et l'histoire sans fard de l'occidentalisation du monde, suggère que nous n'avons pas fait preuve de rectitude envers les impératifs qu'elles impliquaient dans la conduite de notre action. Cette histoire fut souvent infidèle aux exigences rationalistes et généreuses que ces valeurs proclamaient. La première exigence concerne la recherche de la paix et la préservation de la dignité de la vie. La seconde, la répartition équitable des ressources et des richesses, la préservation de conditions de vie décentes et le développement des connaissances par un droit égal à l'éducation. La troisième, la protection juridique et politique d'une interdépendance mutuellement consentie et organisée par des instances paritaires et des procédures transparentes. Mais voulons-nous vraiment pour tous ce que nous revendiquons pour nous-mêmes ? Ou bien faut-il dire, comme Bruno Latour, que nous n'avons jamais été modernes ?
Ce deuxième tome de La philosophie captive, Du salut au savoir, retrouve la réflexion philosophique dans les débats qui naissent de la Renaissance et qui se nourrissent du développement des sciences expérimentales, après la révolution galiléenne et la synthèse newtonienne. Trois sortes de discours animent les voix de la civilisation occidentale : le discours religieux, dont l'objet est le salut spirituel de chaque individu ; le discours philosophique, dont l'objet est la quête du sens de l'existence personnelle ; le discours scientifique dont l'objet est la connaissance d'un ordre dans lequel les phénomènes physiques, vivants et sociaux se nouent dans l'espace et le temps. Or l'histoire de ces trois discours révèle que celui de la philosophie fut, par deux fois, gravement altéré, dévoyé, et contraint par des forces qui étaient étrangères à sa nature. Une première fois, lorsque la philosophie fut soumise à n'être que " la servante de la théologie ", statut que lui octroyait une communauté et une autorité extérieure à sa discipline. Une seconde fois, lorsque, après le printemps de la Renaissance, elle fut soumise au droit de regard que le pouvoir scientifique prétendit exercer sur elle dans les allées ouvertes par la révolution galiléenne et newtonienne. Ainsi, soit qu'elle serve d'appareil rhétorique à un dogme religieux, soit qu'elle subisse l'assaut du positivisme et du scientisme, qui la réduisent à n'être que le supplément d'âme d'une technocratie planétaire, la philosophie se vit refuser son statut de discipline discursive à part entière.
Trois sortes de discours animent les voix de la civilisation occidentale : le discours religieux, dont l'objet est le salut spirituel de chaque individu ; le discours philosophique, dont l'objet est la quête du sens de l'existence personnelle ; le discours scientifique dont l'objet est la connaissance d'un ordre dans lequel les phénomènes physiques, vivants et sociaux se nouent dans l'espace et le temps. Or l'histoire de ces trois discours révèle que celui de la philosophie fut, par deux fois, gravement altéré, dévoyé, et contraint par des forces qui étaient étrangères à sa nature. Une première fois, lorsque la philosophie fut soumise à n'être que " la servante de la théologie ", statut que lui octroyait une communauté et une autorité extérieure à sa discipline. Une seconde fois, lorsque, après le printemps de la Renaissance, elle fut soumise au droit de regard que le pouvoir scientifique prétendit exercer sur elle dans les allées ouvertes par la révolution galiléenne et newtonienne. Ainsi, soit qu'elle serve d'appareil rhétorique à un dogme religieux, soit qu'elle subisse l'assaut du positivisme et du scientisme, qui la réduisent à n'être que le supplément d'âme d'une technocratie planétaire, la philosophie se vit refuser son statut de discipline discursive à part entière. Ce premier tome de La philosophie captive, La construction des arrière-mondes, retrace les péripéties d'une longue confrontation au cours de laquelle les communautés religieuses et leurs hiérarchies ont tenté de mettre sous tutelle les interrogations critiques et souvent subversives de la philosophie.
A sa première sortie, en 1998, ce livre fut salué par une presse abondante. Dans Le Nouvel Observateur, Jean-Louis Ezine signait une belle page ponctuée de fortes formules : "Un auteur rare (mais drôle)", "C'est du Montaigne caustique". Les différentes faces du talent de Jean-Paul Chabrier, particulièrement cette capacité à se moquer de lui-même, à tourner en dérision les situations les plus désespérées, percent à chaque page... L'ensemble forme un florilège de la loufoquerie.
Résumé : D'être du Sud-Ouest, me direz-vous, qu'est-ce que ça change ? A vrai dire, rien ; et pourtant ça change tout. Mais ce serait trop long à expliquer. J'espère tout de même que je ne vais pas me lancer dans le récit de toutes ces salades, toutes ces années qu'on passe comme ça, à chercher. A chercher quoi, je vous le demande. On cherche les années et ce qu'elles recouvrent, ce qui n'est pas toujours très beau à voir. Ni très propre non plus. Au bout du compte, s'apercevoir qu'on est un type du Sud-Ouest, en soi, ce n'est pas le plus grave. Au contraire, ça fait rudement plaisir de comprendre qu'on est de quelque part, comme tout le monde. Bien content que j'étais quand je m'en suis aperçu. Rassuré en un mot, avec mon Sud-Ouest sur les bras.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.