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La Philosophie captive. Tome 3, Le temps des incertitudes
Charrier Jean-Paul
L'HARMATTAN
28,50 €
Épuisé
EAN :9782296543881
Le troisième tome de La philosophie captive, Le temps des incertitudes, trace quelques perspectives sur les problèmes qui apparaissent au confluent des interrogations contemporaines sur le salut et sur le savoir, dans le contexte d'un " désenchantement " qui fait vaciller les vérités et proliférer les différences. Trois sortes de discours animent les voix de la civilisation occidentale : le discours religieux, dont l'objet est le salut spirituel de chaque individu ; le discours philosophique, dont l'objet est la quête du sens de l'existence personnelle ; le discours scientifique dont l'objet est la connaissance d'un ordre dans lequel les phénomènes physiques, vivants et sociaux se nouent dans l'espace et le temps. Or l'histoire de ces trois discours révèle que celui de la philosophie fut, par deux fois, gravement altéré, dévoyé, et contraint par des forces qui étaient étrangères à sa nature. Une première fois, lorsque la philosophie fut soumise à n'être que " la servante de la théologie ", statut que lui octroyait une communauté et une autorité extérieure à sa discipline. Une seconde fois, lorsque, après le printemps de la Renaissance, elle fut soumise au droit de regard que le pouvoir scientifique prétendit exercer sur elle dans les allées ouvertes par la révolution galiléenne et newtonienne. Ainsi, soit qu'elle serve d'appareil rhétorique à un dogme religieux, soit qu'elle subisse l'assaut du positivisme et du scientisme, qui la réduisent à n'être que le supplément d'âme d'une technocratie planétaire, la philosophie se vit refuser son statut de discipline discursive à part entière.
Trois sortes de discours animent les voix de la civilisation occidentale : le discours religieux, dont l'objet est le salut spirituel de chaque individu ; le discours philosophique, dont l'objet est la quête du sens de l'existence personnelle ; le discours scientifique dont l'objet est la connaissance d'un ordre dans lequel les phénomènes physiques, vivants et sociaux se nouent dans l'espace et le temps. Or l'histoire de ces trois discours révèle que celui de la philosophie fut, par deux fois, gravement altéré, dévoyé, et contraint par des forces qui étaient étrangères à sa nature. Une première fois, lorsque la philosophie fut soumise à n'être que " la servante de la théologie ", statut que lui octroyait une communauté et une autorité extérieure à sa discipline. Une seconde fois, lorsque, après le printemps de la Renaissance, elle fut soumise au droit de regard que le pouvoir scientifique prétendit exercer sur elle dans les allées ouvertes par la révolution galiléenne et newtonienne. Ainsi, soit qu'elle serve d'appareil rhétorique à un dogme religieux, soit qu'elle subisse l'assaut du positivisme et du scientisme, qui la réduisent à n'être que le supplément d'âme d'une technocratie planétaire, la philosophie se vit refuser son statut de discipline discursive à part entière. Ce premier tome de La philosophie captive, La construction des arrière-mondes, retrace les péripéties d'une longue confrontation au cours de laquelle les communautés religieuses et leurs hiérarchies ont tenté de mettre sous tutelle les interrogations critiques et souvent subversives de la philosophie.
A sa première sortie, en 1998, ce livre fut salué par une presse abondante. Dans Le Nouvel Observateur, Jean-Louis Ezine signait une belle page ponctuée de fortes formules : "Un auteur rare (mais drôle)", "C'est du Montaigne caustique". Les différentes faces du talent de Jean-Paul Chabrier, particulièrement cette capacité à se moquer de lui-même, à tourner en dérision les situations les plus désespérées, percent à chaque page... L'ensemble forme un florilège de la loufoquerie.
La modernité de la culture occidentale désigne une interprétation de son histoire qui situe les valeurs dont elle s'inspire dans son triple héritage: celui du " miracle grec ", c'est-à-dire de la naissance de la philosophie; celui de la spiritualité monothéiste judéo-chrétienne, expression de la transcendance religieuse, et celui d'un héroïsme de la raison scientifique, partant à la conquête du monde physique, vivant et social. Or l'analyse des rapports entre le message que ces valeurs manifestaient et l'histoire sans fard de l'occidentalisation du monde, suggère que nous n'avons pas fait preuve de rectitude envers les impératifs qu'elles impliquaient dans la conduite de notre action. Cette histoire fut souvent infidèle aux exigences rationalistes et généreuses que ces valeurs proclamaient. La première exigence concerne la recherche de la paix et la préservation de la dignité de la vie. La seconde, la répartition équitable des ressources et des richesses, la préservation de conditions de vie décentes et le développement des connaissances par un droit égal à l'éducation. La troisième, la protection juridique et politique d'une interdépendance mutuellement consentie et organisée par des instances paritaires et des procédures transparentes. Mais voulons-nous vraiment pour tous ce que nous revendiquons pour nous-mêmes ? Ou bien faut-il dire, comme Bruno Latour, que nous n'avons jamais été modernes ?
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.