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Prisonniers des ombres
Charrier-Bretagne Gaëlle
ELLA EDITIONS
20,90 €
Épuisé
EAN :9782368034521
Hélène regarde le marronnier au centre de la cour. Le vent agite ses feuilles qui bruissent en cadence. Elle se laisse bercer par cette musique que les autres ne semblent pas entendre. A ses pieds, une pierre abritant une fourmilière. Les petits êtres s'activent avec frénésie, dans quel but ? Hélène ne sait pas, elle se doute bien qu'il y a une raison à cela même si elle ne la comprend pas. Elle devine qu'ils doivent faire vite et bien, leur survie en dépend". "Samedi matin, pas un bruit dans la maison. C'est d'un pas feutré qu'Hélène avance et emprunte l'escalier. Le jour vient à peine de se lever, une lumière diffuse se fraie un chemin à travers les volets roulants mal jointés du salon. Bientôt, les effluves de la brioche grillée et du chocolat chaud envahissent le rez-de-chaussée. La nuit n'a pas été bonne, comme beaucoup l'ayant précédée. Des images se sont immiscées dans ses rêves d'enfant, mais Hélène ne peut pas en parler. Ce phénomène lui fait peur, alors elle a choisi de se taire".
Les "états limites" ou "borderline" se révèlent dans l'association de traits de personnalité (dépendance, perturbation de la représentation de soi, tendance au passage à l'acte) et de symptômes (dépression, angoisses d'abandon, auto-agression, conduites addictives, impulsivité). Leur définition prête à controverse: s'agit-il d'un trouble de la personnalité (DSM-IV), d'un type d'organisation psychopathologique, voire d'une "structure" à l'instar des névroses et des psychoses? Ou de rien de tout cela? Le présent ouvrage offre la description clinique ainsi que les perspectives historique, épistémologique et technique nécessaires à l'appréhension de ce qui apparaît relever en fait d'une véritable "pathologie du narcissisme". Tel quel, ce livre sera d'un apport inédit et précieux aux étudiants de psychologie et de psychiatrie, comme aux professionnels de la santé, de l'éducation et du judiciaire. Biographie de l'auteur Patrick Charrier est attaché d'enseignement et de recherche à l'université de Rennes 2. Astrid Hirschelmann-Ambrosi est maître de conférences en psychopathologie et criminologie à l'université de Rennes 2.
Issue d'une mathématisation du monde qui trouve sa source dans la révolution galiléenne, l'idéologie scientiste, bien différente du véritable esprit scientifique, a, entre autres effets, celui de masquer les dimensions historiques, sociales et culturelles des sciences qui, depuis le 17e siècle, sont les vecteurs de l'occidentalisation du monde. La critique qu'en fait l'auteur a pour objet d'en faire apparaître la dimension ethnocentrique : celle-ci prête à la culture technoscientifique les attributs de l'universalité fondée sur les normes d'une rationalité sans rivage. À cette occidentalisation du monde, dont il fait le corrélât de l'idéologie scientiste, l'auteur oppose une nouvelle approche épistémologique des sciences, tenant compte de la manière, à la fois objective et subjective, dont le sujet construit le monde des phénomènes. Il faut que l'histoire et la sociologie des sciences redonnent sa place à une philosophie de la connaissance qui en ferait essentiellement une relation, non seulement celle, toujours dite, entre le sujet et l'objet, mais encore celle, plus subtile et cachée, entre les dimensions culturelles d'un temps et d'un lieu et la volonté de savoir d'une communauté scientifique, inscrite elle-même dans une historicité ordinaire.
Le troisième tome de La philosophie captive, Le temps des incertitudes, trace quelques perspectives sur les problèmes qui apparaissent au confluent des interrogations contemporaines sur le salut et sur le savoir, dans le contexte d'un " désenchantement " qui fait vaciller les vérités et proliférer les différences. Trois sortes de discours animent les voix de la civilisation occidentale : le discours religieux, dont l'objet est le salut spirituel de chaque individu ; le discours philosophique, dont l'objet est la quête du sens de l'existence personnelle ; le discours scientifique dont l'objet est la connaissance d'un ordre dans lequel les phénomènes physiques, vivants et sociaux se nouent dans l'espace et le temps. Or l'histoire de ces trois discours révèle que celui de la philosophie fut, par deux fois, gravement altéré, dévoyé, et contraint par des forces qui étaient étrangères à sa nature. Une première fois, lorsque la philosophie fut soumise à n'être que " la servante de la théologie ", statut que lui octroyait une communauté et une autorité extérieure à sa discipline. Une seconde fois, lorsque, après le printemps de la Renaissance, elle fut soumise au droit de regard que le pouvoir scientifique prétendit exercer sur elle dans les allées ouvertes par la révolution galiléenne et newtonienne. Ainsi, soit qu'elle serve d'appareil rhétorique à un dogme religieux, soit qu'elle subisse l'assaut du positivisme et du scientisme, qui la réduisent à n'être que le supplément d'âme d'une technocratie planétaire, la philosophie se vit refuser son statut de discipline discursive à part entière.
Résumé : Dans nos sociétés contemporaines, la naissance n'est plus une fatalité. Elle est vécue, dans la grande majorité des cas, comme un événement heureux et porteur d'avenir. Le projet de donner naissance prend forme à l'échelle du couple et l'accueil du nouveau-né s'y accomplit. Le désir de maternité s'affiche, favorisant l'essor d'un marché florissant. La société consacre l'enfant et la famille. Si la naissance relève de la sphère privée, l'intervention des pouvoirs publics reste présente, par l'intermédiaire de la politique périnatale. La naissance prend place dans une organisation centrée sur une gestion des risques : diversification et professionnalisation des intervenants, technicisation de la prise en charge... En France notamment, il est quasiment impossible de naître en dehors d'une structure médicale. Grille de lecture des transformations contemporaines, cette sociologie de la naissance s'intéresse précisément à deux questions : la médicalisation (est-il possible de mettre en place des dispositifs alternatifs donnant plus de place à la physiologie, notamment au travers des Maisons de naissance ?), la filiation et la parentalité (n'assiste-t-on pas à un glissement progressif du "désir d'enfant", à un "droit à l'enfant" ?). Face aux vifs débats actuels, il revient au sociologue de repérer l'évolution des normes relatives à l'engendrement, à la maternité, au "faire famille".
Margaret lui a balbutié qu'il devait quitter la chambre maintenant, et lui pressant l'avant-bras, elle l'a reconduit jusque dans le couloir. (...) Des femmes sont entrées. Longtemps, il a attendu debout devant une fenêtre, les mains derrière le dos, la cervelle tantôt désertée, tantôt fracassée de pensées aléatoires. La porte grince, il se retourne. Les femmes ressortent tête basse. Certaines lui adressent de navrants sourires avant de détourner leurs yeux rougis. (...) Le soir voile, dans des nuances de gris, les tentures et les meubles. Le feu s'est éteint dans la grande cheminée où gît encore un tronc d'arbre à demi calciné. On a emporté le faucon et fait sortir le lévrier. Les flammes des cierges vacillent autour du lit où elle repose. Lorsqu'il relève la tête, les flammes des bougies dans la nuit noire font des éclats devant ses yeux brouillés. Elles tremblent dans les ténèbres comme les mille facettes du diamant qu'il lui avait offert le premier soir. Il pose une main sur les deux mains de Marie jointes en prière. Il sent que le temps vient de s'emballer, et que sa course lui échappe. (...) Lui revient alors la dernière phrase qu'elle a murmurée " La cavalière viendra avec le soir. "
Fabienne aimait Arthur. Fabienne a aimé Arthur. Fabienne avait aimé Arthur ? Fabienne aime-t-elle encore Arthur ? C'est lors d'un week-end loin d'Arthur que cette femme s'interroge. Et dans le même temps, Arthur se demande aussi...
Depuis leur terre d'exil au Canada, Anne, Philippe, Angélique et Jacques -les enfants du baron de Moustier - nous livrent les récits croisés de l'année 1793, "l'année terrible". Issue de la petite noblesse poitevine, leur famille vivait paisiblement dans le Bocage, proche de ses paysans et proche de ses voisins - D'Elbée, Bonchamps, La Rochejacquelein. Dès 1792, les Moustier s'engagent pour le Roy et la famille royale. Ils rejoindront l'insurrection de 1793.
Dans la nuit du 21 avril 1901, cinq enfants sont assassinés à Corancez, un petit village près de Chartres ; c'est le père qui est accusé. L'Affaire Brierre est un livre d'histoire. Rien n'est romancé. L'ensemble des faits proviennent du volumineux dossier d'assises et des milliers d'articles de la presse française et de la presse étrangère. Pendant près de dix ans - d'avril 1901 à juillet 1910 - l'affaire Brierre passionne. Histoire exceptionnelle par ses multiples entrées, elle n'avait jamais fait l'objet d'un livre. Elle est pourtant l'affaire criminelle la plus médiatisée en France avant que ne surviennent les affaires Landru et Seznec.