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Mon amour
Charnet Yves
TABLE RONDE
13,80 €
Épuisé
EAN :9782710323938
Je voudrais revivre avec toi. Aujourd'hui. On va vers ces retrouvailles maintenant. Mon amour. Les mots simples ne sont pas simples à prononcer. Le présent de la présence, c'est toi. C'est rare. Difficile. Aller vers ça, malgré tout. je ne suis pas doué. Tu m'aideras. Même si personne ne mérite d'être aidé. N'est digne de foi. Moi non plus. Je t'écris parce que, après ce livre, t'appeler mon amour est redevenu possible. Par la fenêtre de la fermette les orages ont mis un mouchoir sur notre horizon corrézien. On ne voit pas venir la fin de l'été. Je n'ai pas le courage de boucler les bagages. Mon train pour Toulouse part tout à l'heure. Je ne sais pas quand tu liras ça. Je t'écris dans mon livre. En cachette. Comme toujours. En secret. Je pleure mais j'écris quand même. C'est ma prière pour te garder. L'amour seul est digne de foi. Mon amour. " Y. C.
Dès ses premiers textes, Michel Deguy prenait le risque de s'engager à la poursuite de la poésie tout entière. En vers comme en prose, en philosophie comme en critique, l'écrivain de Figurations et de Gisants s'affirmera toujours poète. Ses livres constituent autant d'actes par lesquels il cherche le lieu et la formule d'une condition poétique écartelée entre tradition (Dante, Du Bellay, Gongora) et (post) -modernité (Höderlin, Beaudelaire, Celan). Voyageur avide d'horizons, inlassable animateur de revues, penseur curieux de tous les livres, Michel Deguy a accompagné de son écriture les différentes aventures intellectuelles qui, depuis les années 60, ont marqué la France et le monde. Il en résulte une poétique exceptionnellement riche dont la complexité masque encore la cohérence. Recomposant les interventions du premier colloque international consacré à Michel Dugy les Ier, 2 et 3 Juin 1995 à l'ENS de Fontenay/Saint-Cloud, ce volume collectif permettra de prendre la mesure d'une ?uvre qui par son travail sur la langue manifeste, avec une énergie rare aujourd'hui, que la poésie n'est pas seule. Outre des textes composés pour la circonstance par des poètes de pratiques et de générations divers, ce volume contient un important inédit de Michel, Deguy, Façons et contrefaçons.
«Je ne sais rien faire, sinon répéter ce geste de Madame G. Ce geste d'inviter les enfants au restaurant.» Voilà sans doute, parmi tant d'autres, le legs le plus précieux de Madame G. au futur père maladroit qu'elle prit sous son aile quelque cinquante ans plus tôt. Tour à tour incarnation d'un désir enfantin, grand-mère élective, discrète bailleuse de fonds ou dépositaire des plus grands secrets, elle fait partie de ces gens qui traversent une existence et en deviennent à jamais les anges gardiens. Pour rendre hommage à celle dont la bibliothèque décida de son existence, Yves Charnet part à la reconquête des lieux de leur mémoire commune - La Charité-sur-Loire, Nevers - et s'embarque dans ce «pèlerinage pour rien» qu'est l'écriture. D'un coin de la mansarde qu'il habite au-dessus du monde, il distille ses pensées d'homme vainqueur et vaincu, fragile et robuste, qui se perd à mesure qu'il se trouve. Ce journal d'un deuil impossible se lit comme un poème. Sur l'origine de l'amour.
Le Cayla : une demeure perdue dans la campagne tarnaise où Maurice de Guérin (1810- 1839) et sa s?ur Eugénie (1805-1848) se consumaient. Cet étrange " couple " de poètes est resté mythique. Maurice de Guérin, auteur du fameux Cahier vert, a d'une certaine façon inventé l'intimisme, dans le sillage de Chateaubriand. Maurice et bien d'autres se sont réclamés de lui. Poète lui-même, Yves Charnet a séjourné au Cayla dans chacune des quatre saisons. Tout en évoquant la mémoire de Guérin, il a médité sur les avatars et la postérité du Romantisme. De Nerval à Leiris -et au-delà. Il en résulte ce texte bref, tendu, habité. sensible. C'est une sonatine très contemporaine, mais chacun croira y reconnaître des harmonies et des ruptures qui viennent de très loin.
Julien est musicien de toros durs. Yves, revendeur de motsvolés. Mon motif risque sa peau. Moi ma poésie. J'aime lacorrida. Ce théâtre actif. J'aime ces acteurs auxquels il arrivedes choses vraies. Ces acteurs grimés de sueur & de sang. Lespoètes ne sont que des clowns lyriques. Dans le meilleur descas. J'écris ce Iivre pour me diversifier un peu. Je voudraisfaire revenir la tauromachie dans la littérature. La littératuredans la tauromachie. Tous les écrivains sont des revenants."Matière poétique par excellence, la tauromachie a conduitYves Charnet d'arènes en arènes pendant trois saisons, dansles pas du matador landais Julien Lescarret. Dans cette"autofiction en torero modeste", l'enquête autobiographiquereste inséparable d'une quête poétique.
Lorsque le jeune Samuel Titmarsh quitte la campagne anglaise pour s'installer à Londres, où il vient d'obtenir une place de treizième clerc dans une compagnie d'assurances, sa vieille et richissime tante, Lady Hoggarty, lui offre une épingle de cravate en diamant. Ce précieux bijou le propulse très vite au sommet de sa carrière, lui apportant la considération de la haute société victorienne. Dans ce roman, Thackeray ridiculise de sa plume incisive les faiblesses et les travers des grands de ce monde, dont l'affaire Madoff de 2009 est l'un des plus récents avatars. La satire morale de Thackeray semble plus que jamais pertinente.
«C'est étrange, il me semble que les touristes qui regagnent leurs véhicules m'observent comme si, soudain, une veste recouvrait mes épaules, comme si mes galoches écrasaient encore les cailloux du chemin. Car si nous ne savons pas comment s'établit en nous le contact entre passé et présent, il n'en est pas moins vrai qu'un fluide imperceptible et puissant nous traverse parfois et que la proximité de cette atmosphère inhabituelle, insolite, fait tressaillir les autres comme une barque sur une vague soudaine. Il est peut-être resté sur moi quelque chose des jours d'autrefois.» Quarante ans après sa déportation dans le camp de concentration de Struthof, un Slovène, mêlé à la foule anonyme des touristes, revient sur les lieux de son martyre. Ce récit convoque, avec pudeur et humanité, des souvenirs douloureux. Au-delà du témoignage, ce livre est aussi un hymne à l'espérance.
Cette nuit de novembre, il fait 35 degrés à Lille ; le président du Kazakhstan, furieux de voir son pays abandonné par la communauté internationale, a fait exploser ses installations nucléaires et un nuage atomique progresse lentement vers l'Europe de l'Ouest ; Inde et Pakistan s'emploient activement à se rayer mutuellement de la carte à coups de missiles nucléaires ; des bombes sales éclatent de par le monde ; un virus nommé Marburg 2 ravage la France et, en trois semaines, a déjà tué un Parisien sur cinq ; des réfugiés venus de villes submergées par la montée des eaux, telle Copenhague, pillent, violent, tuent, et se font eux-mêmes massacrer par les Forces spéciales mises en place par l'Elysée. (...) Un quadragénaire un petit peu replet, professeur dans un lycée de Roubaix, romancier à ses heures (...). Le livre raconte, entre autres choses, ses belles amour avec... une lieutenante de gendarmerie.
Nouvelle édition en 20164e de couverture : «L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par c?ur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.» Jean Anouilh.Notes Biographiques : Grand dramaturge, Jean Anouilh est né à Bordeaux en 1910 et mort à Lausanne en 1987. Issu d'un milieu très modeste, fils d'un tailleur et d'une violoniste, il se passionne très tôt pour le théâtre. Un soir de 1928, émerveillé par la représentation de "Siegfried" de Jean Giraudoux, il décide de se consacrer à l'écriture théâtrale. Il devient le secrétaire de Louis Jouvet qui dirige la Comédie des Champs-Elysées et interrrompt ses études de droit. Son ?uvre est très abondante (quarante-cinq pièces dont une trentaine ont été montées et interprétées par les plus grands comédiens), passant du romantisme à un réalisme inquiétant ou mythique, du pessimisme à la fantaisie. Citons "Le voyageur sans bagage", "Leocadia", "L'Hermine", "Antigone", "Colombe", "L'alouette", "Ornifle", "L'invitation au château", "Le bal des voleurs".