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La politique étrangère de la France. De la fin de la guerre froide au printemps arabe
Charillon Frédéric
DOC FRANCAISE
14,50 €
Épuisé
EAN :3303331953319
Rarement la politique étrangère et l'action extérieure n'avaient fait une telle irruption dans le débat public français. Les événements imprévus surgis dans le Monde arabe à la fin de l'année 2010 ont, en quelques semaines, replacé la diplomatie française et ses responsables au centre de multiples enjeux nationaux et internationaux. Quelle meilleure occasion de dresser, par un survol de plus d'un demi-siècle, ce qui fait la spécificité française en matière d'action internationale telle que dessinée par le général de Gaulle et que ses successeurs, chacun à leur manière, ont préservé et rénové. Cette réinvention permanente de l'action extérieure sous le coup de bouleversements géopolitiques d'ampleur, de plusieurs phases de rupture du système de relations internationales et de l'émergence de nouveaux acteurs est au centre des analyses que livre ici Frédéric Charillon. C'est aussi l'occasion de l'esquisse d'une première réflexion sur la politique extérieure mise en oeuvre depuis 2007 par Nicolas Sarkozy. On mesure, à la lecture de ce livre, que la tâche qui incombe aux responsables publics, aux diplomates et parfois aux militaires n'est pas mince : il s'agit, afin que la France maintienne son rang, de lui donner les moyens de se préserver une marge de manoeuvre sur une scène internationale mouvante, mais aussi, dans des domaines aussi cruciaux que la sécurité et l'économie, de protéger, pour le présent et l'avenir, ses intérêts vitaux.
Résumé : En ce début de XXIe siècle, des héritages historiques importants permettent à la France de conserver un poids politique au sein du système international. Mais la nouvelle compétition internationale, avec son agenda et ses acteurs, lui impose de réinventer son rôle dans l'Europe et dans le monde. Deuxième réseau diplomatique de la planète, puissance économique, militaire et culturelle de premier plan, elle ne peut plus compter sur une seule politique de présence pour garantir son influence. Loin des thèses déclinistes ou nostalgiques, cet essai offre un regard lucide sur l'action extérieure de la France. Il pose - enfin - la question des adaptations à opérer, depuis la réforme des outils diplomatiques jusqu'au développement d'une nouvelle capacité d'interprétation et d'initiative. Si la France veut continuer d'exister comme puissance structurante du monde à venir, elle doit intégrer dans son action les nouvelles pratiques politiques internationales. Plutôt que de s'abriter derrière sa grandeur passée, elle doit penser son utilité présente et future.
Comment s'élabore aujourd'hui la politique étrangère d'une puissance moyenne au moment d'une crise internationale ? Quels acteurs entrent dans le jeu du processus décisionnel ? Loin d'une époque où elle demeurait le monopole de quelques agents de l'Etat, la diplomatie s'inscrit désormais dans le contexte d'une société mondiale, où de nombreux acteurs transnationaux troublent considérablement la simplicité des cartes politiques officielles. En opérant un retour sur le premier conflit majeur de l'après guerre froide - la guerre du Golfe -, et en analysant dans cette perspective deux grandes politiques étrangères européennes - celles de la France et de la Grande-Bretagne - cet ouvrage s'efforce de montrer la difficulté de la tâche qui est celle des diplomates. Entre l'accumulation de contraintes nouvelles et les réponses imaginées par les machines étatiques, c'est le concept même de politique étrangère qui se transforme, et qui doit être repensé.
La course à l'élection présidentielle est lancée et, comme toujours en pareille circonstance, les jeux politiques et médiatiques mobilisent beaucoup d'énergie. Les candidatures multiples, comme en 2002, illustrent ce que disait, il y quarante ans, le général de Gaulle sur l'après de Gaulle : ce ne sera pas le vide mais le trop-plein. Rivalités internes, multiplication des enquêtes d'opinion, des grands discours, des petites phrases... : l'élection phare de la vie politique française donne déjà, plusieurs mois avant l'échéance, toute la mesure de son importance. Début 2006, le discours mobilisateur et volontariste de l'exécutif, l'accent mis sur la lutte contre les discriminations et l'égalité des chances et, surtout, les résultats économiques encourageants semblent le signe d'une vitalité retrouvée. C'est sans compter avec l'angoisse d'une partie de la jeunesse qui descend dans la rue par crainte d'une précarité, déjà bien installée, et avec les attentes multiples d'une opinion lasse et en quête d'espérance. Le parcours pour arriver à l'Élysée est sinueux. Il traverse un pays inquiet, soucieux pour son avenir, dont de nombreux analystes dressent un sombre tableau, culpabilisant, un peu plus, des citoyens dont on s'étonne ensuite des choix politiques. Morosité qui, souvent, laisse sceptiques les observateurs étrangers, étonnés de la capacité des Français à s'auto-dénigrer.
16 mai 2007, Nicolas Sarkozy, sur le perron de l'Élysée, regarde s'éloigner Jacques Chirac. Dix jours plus tôt, 53,1 % des Français l'ont choisi comme sixième Président de la Ve République. Victoire totale confirmée, un mois après par la majorité absolue obtenue par I'UMP à l'Assemblée nationale. La rupture annoncée par le candidat est aussitôt mise en œuvre. Politique économique et sociale, diplomatie, méthodes de gouvernement, de communication... l'heure est aux changements. Déjà, la campagne présidentielle avait offert un ton neuf et mobilisé les citoyens. Le pays semblait redécouvrir, parfois avec une certaine ferveur, discours politiques et paroles partisanes. Douze candidats pour répondre aux attentes d'une société persuadée que les choix, sans cesse repoussés, ne pouvaient plus l'être. 2007 ou l'élection de la dernière chance ? En quelques mois, les premières lois emblématiques du nouveau pouvoir sont votées : autonomie des universités, lutte contre la récidive, service minimum dans les transports, maîtrise des flux migratoires... En matière diplomatique, relance d'une dynamique européenne, volonté d'impulser un dialogue " avec tout le monde ". Tenir les promesses en faveur du pouvoir d'achat, convaincre de la justesse des choix opérés en matière économique et budgétaire quand les économies occidentales s'éloignent de la croissance et que les marchés financiers s'affolent, vaste programme pour le nouveau Président et sa majorité. Vrai défi pour Nicolas Sarkozy : ses deux prédécesseurs n'avaient-ils pas été contraints, confrontés aux mêmes difficultés, de changer de politique quelques mois après leur élection ?
Au cours des dernières décennies, le cadre familial a été profondément bouleversé. De la famille nucléaire « classique » aux familles monoparentales et recomposées, il est de plus en plus difficile d’établir un modèle-type du foyer français. La répartition des rôles entre les membres de la famille a également changé et de nouveaux liens intergénérationnels sont apparus. Toutes les problématiques contemporaines sont discutées, analysées et expliquées dans ce numéro des Cahiers français. Un portrait détaillé de la de la famille d'aujourd'hui, entre tradition et modernité.