La course à l'élection présidentielle est lancée et, comme toujours en pareille circonstance, les jeux politiques et médiatiques mobilisent beaucoup d'énergie. Les candidatures multiples, comme en 2002, illustrent ce que disait, il y quarante ans, le général de Gaulle sur l'après de Gaulle : ce ne sera pas le vide mais le trop-plein. Rivalités internes, multiplication des enquêtes d'opinion, des grands discours, des petites phrases... : l'élection phare de la vie politique française donne déjà, plusieurs mois avant l'échéance, toute la mesure de son importance. Début 2006, le discours mobilisateur et volontariste de l'exécutif, l'accent mis sur la lutte contre les discriminations et l'égalité des chances et, surtout, les résultats économiques encourageants semblent le signe d'une vitalité retrouvée. C'est sans compter avec l'angoisse d'une partie de la jeunesse qui descend dans la rue par crainte d'une précarité, déjà bien installée, et avec les attentes multiples d'une opinion lasse et en quête d'espérance. Le parcours pour arriver à l'Élysée est sinueux. Il traverse un pays inquiet, soucieux pour son avenir, dont de nombreux analystes dressent un sombre tableau, culpabilisant, un peu plus, des citoyens dont on s'étonne ensuite des choix politiques. Morosité qui, souvent, laisse sceptiques les observateurs étrangers, étonnés de la capacité des Français à s'auto-dénigrer.
Résumé : En quelques années, les discours et actes violents ont transformé la scène internationale : invasion de l'Ukraine et menaces nucléaires par la Russie, manoeuvres militaires chinoises autour de Taiwan, attaque contre Israël le 7 octobre 2023 suivie de la destruction de Gaza par l'Etat hébreu... Les efforts de paix et de dialogue semblent impuissants face à la brutalité du monde : place aux stratégies viriles promettant ordre ou vengeance ! Cette violence est loin d'être irrationnelle : elle est la marque d'une nouvelle ère, celle d'"hommes forts" qui font le pari du fait accompli plutôt que de la concertation. Convaincus de la faiblesse des démocraties libérales, leur stratégie est celle de l'intimidation, déclinée sous plusieurs formes que l'auteur nous aide à décrypter. Du Proche-Orient à l'Asie, du retour de Donald Trump aux provocations nord-coréennes, le monde bascule. Dans ce contexte, comment les Européens vont-ils pouvoir rester dans l'Histoire ? et avec quels moyens ? Ce livre dresse avec pédagogie un panorama inquiétant mais lucide des dynamiques internationales aujourd'hui à l'oeuvre.
Résumé : En ce début de XXIe siècle, des héritages historiques importants permettent à la France de conserver un poids politique au sein du système international. Mais la nouvelle compétition internationale, avec son agenda et ses acteurs, lui impose de réinventer son rôle dans l'Europe et dans le monde. Deuxième réseau diplomatique de la planète, puissance économique, militaire et culturelle de premier plan, elle ne peut plus compter sur une seule politique de présence pour garantir son influence. Loin des thèses déclinistes ou nostalgiques, cet essai offre un regard lucide sur l'action extérieure de la France. Il pose - enfin - la question des adaptations à opérer, depuis la réforme des outils diplomatiques jusqu'au développement d'une nouvelle capacité d'interprétation et d'initiative. Si la France veut continuer d'exister comme puissance structurante du monde à venir, elle doit intégrer dans son action les nouvelles pratiques politiques internationales. Plutôt que de s'abriter derrière sa grandeur passée, elle doit penser son utilité présente et future.
Résumé : Quoi de commun entre les panda kissers (les zélateurs de la politique chinoise), la "Poutine mania" , les "réseaux" turcs ou qataris, la K-pop (musique pop coréenne), les fondations allemandes, les Instituts Confucius ou les programmes d'invitation "Young leaders" aux Etats-Unis ? Dans tous les cas, il s'agit d'afficher, de séduire, de convaincre, de trouver des relais, dans une stratégie d'Etat plus globale qui vise à conquérir les esprits. Car - c'est la thèse de ce livre - l'influence, et non plus la puissance, est la nouvelle clé pour déchiffrer le jeu des relations internationales. L'influence mobilise des ressources croissantes de la part des Etats. Elle leur permet de modifier le rapport de force mondial, de contrôler des pays tiers ou d'y prospérer sans entrave. On peut dénoncer ces stratégies d'influence comme autant de manipulations inacceptables, pointer du doigt leurs commanditaires, en particulier quand ils pratiquent la nuisance et l'intimidation. Mais elles sont devenues la norme géopolitique. La France et plus largement l'Europe sont-elles bien armées pour mener ces guerres d'un autre type ?