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Poignard. L'absolu sensible
Chareyre-Méjan Alain
ROUGE PROFOND
19,00 €
Épuisé
EAN :9791097309725
La sensation est un événement qui arrive à l'existence du monde. Elle affirme le caractère absolu du fait que ce qui est soit, et le laisse à son mystère. Ce livre est un manuel pratique. Il propose de voir dans l'attention sensible un remède à la volonté humaine de mettre le monde à sa merci. Le sens sensible suffit à fonder la confiance que nous pouvons avoir de "tenir", mais à rien : le monde n'a jamais que son existence pour essence, sans autre monde, miraculeusement. La langue grecque exprimait du même mot le manuel de savoir-vivre et le poignard. La philosophie coupe court et ne garde que le minimum : être est. Dans ses convictions les plus utiles et les plus profondes elle s'incarne ainsi dans une attitude, un "port", plutôt que dans la représentation d'une vérité. Elle témoigne de l'émotion attachée à l'énoncé du "petit mot est", et de son pouvoir d'orienter nos vies.
L'objet du sentiment moderne du fantastique n'est pas le surnaturel mais le caractère irreprésentable de la simple position d'une chose dans l'être. Le principe du fantastique est philosophiquement un réalisme de l'existence dans lequel le monde est, à l'instant, toujours seulement identique à son exister. La chose fantastique y signale l'indépendance à priori du réel à l'égard de la pensée. Dans cette perspective, la tradition rationaliste-idéaliste en philosophie n'a peut-être jamais été que l'expression du rejet de l'étonnement fantastique devant le fait inhumain que les choses soient avant d'avoir un sens.
Alain Chareyre-Méjan: philosophe, professeur des Universités, directeur de recherches à l'université de Provence, a publié des essais sur le fantastique, la littérature libertine, l'expérience esthétique.
Juin 2013, une vague de contestations déferle dans les rues du Brésil, à la grande surprise du monde occidental. Le Brésil n'est-il pas l'un des meilleurs élèves de la globalisation capitaliste ? Initiées par le Mouvement pour le Transport Gratuit, suite à une hausse de prix dans les transports publics, les protestations s'étendent et se poursuivent même après le recul du pouvoir politique. Qui sont les manifestants ? Que réclament-ils ? Comment sont-ils organisés ? Quels sont les liens entre le mouvement au Brésil et d'autres dans le monde, comme le Printemps arabe, Occupy Wall Street, les Indignados d'Espagne, ou encore les manifestants de la place Taksim en Turquie ? Publié dans le feu de l'action cet ouvrage confronte les points de vue d'une vingtaine d'auteurs brésiliens (sociologues, urbanistes, journalistes,...) et anglophones (S. Ziiek, D. Harvey, M. Davis) en une approche plurielle de la Ville qui ouvre des perspectives concrètes aux citoyens des sociétés démocratiques contemporaines.
Parce que l'oeuvre est - dans une certaine mesure - inaccessible, et parce que l'expérience est un processus complexe, la production artistique nous donne la possibilité de créer de l'expérience à notre tour. Elle a ce pouvoir de nous introduire à l'expérience et de percevoir l'expérience à l'oeuvre. C'est pourquoi aussi l'oeuvre a besoin du spectateur pour une re-connaissance du monde sensible. Avec l'expérience, il y a une performance de la perception et de la compréhension qui transforme le rapport à l'objet de l'expérience. Ce qui aura été objet de l'expérience va se transformer en objet de connaissance. Le propre de l'expérience est-il de nous mettre devant un point de non-sens qu'il faudrait s'approprier ? Faire expérience pourrait s'entendre comme faire expérience d'un réel, un réel qui nous déborde. Seule l'expérience est en mesure de différencier les hommes entre eux ; elle serait la source et l'origine de toute connaissance. L'expérience nous place et nous tend vers une recherche de vérité à soi-même inconnue.
The Walking Dead. Un succès planétaire avec des records d'audience aux Etats-Unis. Cette série nous fascine et nous tient en haleine parce qu'elle traite notre plus grande hantise. Toute son histoire s'inscrit au point précis où commence et finit le temps des hommes : le moment post-apocalyptique. Tout a disparu de nos manières incorporées de dire le bien et le mal, de distinguer l'humain et l'inhumain. Nos institutions et nos conventions se sont désintégrées. Il ne s'agit plus de chercher comment nous pourrions nous sauver mais de considérer lucidement la possibilité d'un nouveau départ. Avons-nous besoin d'un chef ? Chacun a-t-il le droit de punir et de tuer ? Peut-on être père dans un univers sans mère, sans école et sans travail ? Devons-nous fuir ou nous enraciner ? Qu'est-ce au fond qu'une vie d'homme ? Cette série est âpre et souvent douloureuse. Elle ne pose pas d'autres problèmes que les nôtres mais les pose autrement en cassant le monde qui nous offrait ses solutions de fortune. Elle établit ainsi une nouvelle distance focale avec tout ce que nous avons bâti. C'est l'intégralité des rapports humains qu'elle intime de réinventer. A la façon propre d'une série, à coup de flashes philosophiques, elle nous contraint à penser. Aucun dogmatisme, nulle volonté de fonder ou légitimer. Cet essai sera votre guide de survie conceptuel dans un monde catastrophé.
Quelle peut être la part du cinéma, en tant qu'il est une puis- sance agissante et non pas seulement un observateur du présent, concerné, souvent consterné, plus rarement enthousiaste, pas seulement un témoin, donc, et moins encore un miroir ou un reflet du moment (ou de l'époque), quelle part le cinéma peut-il prendre à la reconfiguration d'un peuple et à sa relance ? " Jean-Gabriel Périot le souligne dans la préface de cet ouvrage : Alain Brossat répond aux questions qu'il pose en proposant une traversée inédite de l'histoire du cinéma. Pour lui, il n'y a politique dans un film qu'à la condition que ce film soit lieu de l'inscription d'un peuple. Il ne s'agit pas tant de discerner ce qu'est le peuple, voire un peuple, que de dessiner les nom- breuses figures au fil desquelles se produisent le surgissement ou le délitement, la composition ou l'émiettement, l'apparition ou la disparition d'un peuple. Le cinéma doit tenir une position, ce qui est bien plus qu'adopter un point de vue et, davantage encore, que défendre une opinion. Tenir une position, c'est ce qui permet à un film de réintensifier un événement en associant cette capacité à la présence d'un peuple. Par contraste avec le cinéma du roman national destiné à relancer le peuple de l'Etat, le cinéma du peuple n'enseigne rien, n'exalte ni n'exhorte. Il transmet de l'expérience collective et il le fait à hauteur de l'homme ordinaire ; une expérience qui a certes l'histoire et la vie politique comme milieux, mais aussi les relations sociales, le travail, les épreuves subies en commun, les routines et l'inattendu... L'histoire de ce cinéma du peuple que raconte Alain Brossat n'est pas une histoire achevée. Rejetant la litanie du "c'était mieux avant", il ne voit aucun motif à désespérer du cinéma et de ses capacités agissantes. Comme les peuples se rappelleront toujours au bon souvenir de leurs gouvernants, le cinéma ne sera jamais totalement soumis.
Sorcellerie, horreur, thriller. J'ai passé ma vie à raconter des histoires nourries de ces trois thèmes. Mais toujours parle cinéma, par les images. Plus tard m'est venue l'idée de coucher sur le papier des histoires d'horreur, de thriller, de sorcellerie, et de faire en sorte que les lecteurs puissent créer leurs propres visions en conjuguant lecture et imaginaire. Voici donc ce livre que je dédie à tous ceux qui ont suivi et apprécié mes films, ainsi qu'à un nouveau public, celui des lecteurs de romans et de récits. Bon voyage au plus profond de moi-même". Dans ces six nouvelles, Dario Argento arpente les territoires du thriller, du gothique, de l'ésotérisme, du monstrueux et de l'onirique. Son style est vif, précis et rend les ambiances perturbantes. La plongée dans les noirceurs de l'âme humaine y est vertigineuse ; le macabre règne, l'inattendu surgit, l'au-delà soupire, le mystère insiste, entre visions chocs, violences sourdes ou soudaines et suggestions terrifiantes. Sensations fortes garanties : les mots images du maestro de l'épouvante et du giallo frappent fort, résonnent avec persistance. C'est le Colisée des histoires d'horreur, un monument, un jalon. Dario Argento est un dieu, le mien... (Guillermo del Toro à propos de Horror).
22 novembre 1963: John F. Kennedy est assassiné à Dallas. À l'aide d'une caméra Super 8, Abraham Zapruder filme l'événement et l'explosion du crâne du président.Vingt-six secondes au cours desquelles l'Amérique bascule. Ce film spectaculaire, censé détenir la vérité d'un événement dont les exégèses s'avéreront inefficaces, porte alors un coup fatal au principe de transparence sur lequel est fondé le cinéma hollywoodien classique. C'est toute l'idéologie du visible, supposant l'adéquation parfaite entre la visibilité et la compréhension, qui se trouve remise en question. Rapidement, le film de Zapruder devient l'emblème d'une innocence perdue et l'un des foyers majeurs de l'histoire des images au XXe siècle. Il contraint ainsi le cinéma américain à nventer de nouvelles formes, repérables aussi bien dans les films d'Arthur Penn, de Brian De Palma et de Clint Eastwood que dans le film d'horreur réaliste, dont il fut l'incontestable source. Quel rôle le cinéma a-t-il joué depuis, dans la fabrication de l'histoire américaine et de sa mythologie? 11 septembre 2001: les deux tours du World Trade Center s'effondrent, sous les mille yeux des caméras de télévision. Un cycle s'achève. En quoi ces deux événements sont-ils jumeaux? De quelle singularité américaine sont-ils dépositaires? Biographie de l'auteur Auteur de Dario Argento, magicien de la peur (Cahiers du cinéma, 2002), Une expérience américaine du chaos: Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper (Dreamland, 2000), Mythes et Masques: les fantômes de John Carpenter (avec Luc Lagier, Dreamland, 1998), Jean-Baptiste Thoret a réalisé un documentaire, Les Songes de Dario Argento: soupirs dans un corridor lointain (2001). Il codirige la revue Simulacres et participe à l'émission Mauvais Genres (France Culture)