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A bras-le-coeur
Charef Mehdi
MERCURE DE FRAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782715226036
Hanna, grand-mère, vient tous les jours à la maison depuis que maman lui a dit qu'on allait bientôt rejoindre mon père en France. La vie est difficile pour lui sans nous, nous lui manquons, la décision est prise. Moi, au début, j'ai rien ressenti, je connais pas l'effet que ça fait d'être là-bas... Ensuite, une inquiétude s'est mise à marcher partout avec moi... La tristesse par-dessus... Quitter Hanna, le reg, ma tribu, Abdel, tout ; j'ai averti l'école de mon départ ; ma maîtresse est ravie pour moi ; elle dit qu'en France, il y a des feux verts, rouges, qui règlent la circulation, des cabines d'ascenseur dans les maisons qui sont très hautes, des trains qui roulent dans les tunnels. - Ton père habite où ? Quand je lui ai répondu Nanterre, elle était plus ravie du tout pour moi ; elle m'a regardé comme quelqu'un qui a pas de pot." Nous sommes en Algérie, quelque temps avant l'Indépendance. Le narrateur est un petit garçon de sept ans. Il porte le nom d'une des plus anciennes tribus du pays, "Charef"... C'est l'institutrice qui le lui a dit ! Il est fier de ses origines : ça lui donne une certaine assurance face à ses camarades de classe qui le maltraitent parce qu'il vient de la campagne. En effet, la famille a récemment quitté son reg caillouteux pour s'installer en ville, et le père est parti travailler en France. Il ne sera pas là pour voir grandir ses enfants ; il ne sera pas là non plus pour assister à la fin de la guerre et voir son pays accéder à l'Indépendance. En France, il vit dans un bidonville et trime comme un forcené. Son père absent, le petit garçon se souvient des bons moments passés avec lui, des séances au hammam. Plus tard, ce sera le cinéma, la magie de l'écran et des acteurs... En France, une fois la famille rassemblée, la vie ne sera pas facile non plus. Comme si, partout, il fallait se battre pour exister, qu'on soit chez soi, sur la terre de ses ancêtres, ou immigré, sur celle des anciens colons... Avec une émotion à fleur de peau et des mots simples, Mehdi Charef dresse le portrait attachant de son pays et de sa famille. Truculents, fragiles ou violents, ses personnages s'imposent longtemps dans l'esprit du lecteur.
Du reg algérien de son enfance au bidonville de Nanterre, Mehdi Charef raconte les tribulations d'un petit garçon dont la vie n'a pas toujours été facile. Pour vivre, il a dû se battre ; chez lui, sur la terre de ses ancêtres, comme en France, son nouveau pays d'accueil, au milieu des années 1960. Humaniste et généreux, l'auteur livre un beau récit d'enfance, vibrant hommage aux siens.
Mon père va la trouver, la pépite ! C'est bien pour cela qu'il s'époumone dans l'odeur âcre du goudron brûlant, qu'il s'esquinte : a creuser au plus profond. 11 ne le dit pas, surtout à ma mère qui serait capable de se moquer de lui. Mais il y croit dur comme fer quand il enfourche son Solex, son lourd bleu sur les épaules, avec ses bottes lacées, ses gants larges sur le guidon. On leur a raconte à lui et à d'autres chercheurs d'or venus aussi de pays lointains, que la sueur des hommes qui ont travaillé là s'était polie avec le temps pour devenir pépite. Un jour, mon père fracassera d'un coup de pioche la pierre qui l'abrite. La pépite rira aux éclats, scintillera, clignotera... Sans alerter ses collègues, il n'est pas fada mon père, il lâchera sa pioche, le souffle coupé, la main tremblante. Entre ses doigts aux ongles cassés, il la saisira, si fine, une goutte d'eau, la posera délicatement dans le creux calleux de sa paume. Elle bouge, s'étire. On dirait une larme.
Drôle de thé ! Thé à la boue, thé au béton. Drôle de harem ! Boue des bidonvilles, béton des HLM. Tout ce que nous ne savons pas, et ne voulons pas savoir, sur comment ne pas vivre en lisière de Paris, Madjid et ses potes, des seize à dix-huit ans, nous le disent comme personne jamais ne l'a dit. Personne ne pouvait le dire comme Mehdi Charef : il en vient. Reste à expliquer comment sa vocation d'écrire a pu y naître, et y survivre. Mais l'écrivain est là, dont on reparlera : d'une force peu commune dès ce premier roman.
Dans le hall d?entrée, mon père s?arrête face aux boîtes aux lettres. Il y en a trente-deux. Il les fixe, cherche notre nom. Soudain ému, il avance d?un pas et tend un doigt vers l?étiquette blanche où est écrit « Charef ». Je ne dis rien.Il y a des hommes, beaucoup, qui rêvent de voir leur nom briller en rouge, en lettres larges, encadré de néons multicolores, scintillant, clignotant, en haut d?une affiche, sur un fronton. Mon père voit son nom à la hauteur de ses yeux et déjà, il n?en revient pas.L?exil qu?il nous a fait subir, les bidonvilles, la sordide cité de transit, il sait qu?on en a souffert. Mais il a réussi, mon papa. Maintenant il respire, et nous aussi.Années 1970. À l?usine où le fils travaille pour compléter la paie du père, au HLM où toute la famille est enfin installée, s?ajoutent les cheveux longs, les bottes à talons, les virées en boîte, Jimi Hendrix et Janis Joplin. Dans cette cité mille fois rêvée, enfin habitée, souffle un nouveau vent de liberté.La Cité de mon père est le septième roman de Mehdi Charef, né en 1952, qui a notamment publié Le Thé au harem d'Archi Ahmed (1983) et réalisé onze films.4e de couverture : Dans le hall d?entrée, mon père s?arrête face aux boîtes aux lettres. Il y en a trente-deux. Il les fixe, cherche notre nom. Soudain ému, il avance d?un pas et tend un doigt vers l?étiquette blanche où est écrit « Charef ». Je ne dis rien.Il y a des hommes, beaucoup, qui rêvent de voir leur nom briller en rouge, en lettres larges, encadré de néons multicolores, scintillant, clignotant, en haut d?une affiche, sur un fronton. Mon père voit son nom à la hauteur de ses yeux et déjà, il n?en revient pas.L?exil qu?il nous a fait subir, les bidonvilles, la sordide cité de transit, il sait qu?on en a souffert. Mais il a réussi, mon papa. Maintenant il respire, et nous aussi.Années 1970. À l?usine où le fils travaille pour compléter la paie du père, au HLM où toute la famille est enfin installée, s?ajoutent les cheveux longs, les bottes à talons, les virées en boîte, Jimi Hendrix et Janis Joplin. Dans cette cité mille fois rêvée, enfin habitée, souffle un nouveau vent de liberté.La Cité de mon père est le septième roman de Mehdi Charef, né en 1952, qui a notamment publié Le Thé au harem d'Archi Ahmed (1983) et réalisé onze films.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.