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La cité de mon père
Charef Mehdi
HORS D ATTEINTE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782490579938
Dans le hall d?entrée, mon père s?arrête face aux boîtes aux lettres. Il y en a trente-deux. Il les fixe, cherche notre nom. Soudain ému, il avance d?un pas et tend un doigt vers l?étiquette blanche où est écrit « Charef ». Je ne dis rien.Il y a des hommes, beaucoup, qui rêvent de voir leur nom briller en rouge, en lettres larges, encadré de néons multicolores, scintillant, clignotant, en haut d?une affiche, sur un fronton. Mon père voit son nom à la hauteur de ses yeux et déjà, il n?en revient pas.L?exil qu?il nous a fait subir, les bidonvilles, la sordide cité de transit, il sait qu?on en a souffert. Mais il a réussi, mon papa. Maintenant il respire, et nous aussi.Années 1970. À l?usine où le fils travaille pour compléter la paie du père, au HLM où toute la famille est enfin installée, s?ajoutent les cheveux longs, les bottes à talons, les virées en boîte, Jimi Hendrix et Janis Joplin. Dans cette cité mille fois rêvée, enfin habitée, souffle un nouveau vent de liberté.La Cité de mon père est le septième roman de Mehdi Charef, né en 1952, qui a notamment publié Le Thé au harem d'Archi Ahmed (1983) et réalisé onze films.4e de couverture : Dans le hall d?entrée, mon père s?arrête face aux boîtes aux lettres. Il y en a trente-deux. Il les fixe, cherche notre nom. Soudain ému, il avance d?un pas et tend un doigt vers l?étiquette blanche où est écrit « Charef ». Je ne dis rien.Il y a des hommes, beaucoup, qui rêvent de voir leur nom briller en rouge, en lettres larges, encadré de néons multicolores, scintillant, clignotant, en haut d?une affiche, sur un fronton. Mon père voit son nom à la hauteur de ses yeux et déjà, il n?en revient pas.L?exil qu?il nous a fait subir, les bidonvilles, la sordide cité de transit, il sait qu?on en a souffert. Mais il a réussi, mon papa. Maintenant il respire, et nous aussi.Années 1970. À l?usine où le fils travaille pour compléter la paie du père, au HLM où toute la famille est enfin installée, s?ajoutent les cheveux longs, les bottes à talons, les virées en boîte, Jimi Hendrix et Janis Joplin. Dans cette cité mille fois rêvée, enfin habitée, souffle un nouveau vent de liberté.La Cité de mon père est le septième roman de Mehdi Charef, né en 1952, qui a notamment publié Le Thé au harem d'Archi Ahmed (1983) et réalisé onze films.
Résumé : " J'apprends à mon père à écrire son nom. Il tient bien le stylo entre ses trois doigts, il ne tremble pas. Est-il épaté ou troublé d'écrire pour la première fois de sa vie, à trente-six ans ? Mon père est de cette génération qu'on a fait venir en France après la Seconde Guerre mondiale, pour reconstruire ce que les Américains et les Allemands avaient bombardé. Que de temps perdu, depuis les années qu'il est là. On aurait pu proposer aux ouvriers algériens des cours du soir, leur montrer ainsi un peu d'estime. Ils devraient tous savoir lire et écrire. Mon père sourit, ses yeux brillent. Il est là, surpris, ému, parce qu'il voit bien que ce n'est pas si difficile que ça de se servir d'un stylo. A côté de lui, j'entends sa respiration, son souffle. A quoi pense-t-il ce soir dans notre baraque ? Se dit-il qu'analphabète, il est une proie facile pour ses employeurs, un animal en captivité ? La colère monte en moi. "
Dans les années 60, cinq jeunes adolescents se retrouvent en marge du système scolaire. Ils sont mis en classe de rattrapage chez M. Raffin, instituteur lui-même déchu de la hiérarchie de l'Education nationale, malade et plus ou moins alcoolique, qui tente en vain de les faire parler. A la mort de M. Raffin, les enfants sont envoyés en province chez une institutrice psychothérapeute, Alexina. Grâce à l'écoute et à la patience d'Alexina, leur situation va petit à petit s'améliorer. Non sans difficultés, avec des larmes et des cris de révolte, chacun va pouvoir dire son histoire personnelle ; Abou, par exemple, fils d'ouvrier immigré récemment arrivé en France qui, pour traverser le bidonville de Nanterre, met des sacs en plastique sur ses souliers pour ne pas les abîmer. Abou qui se réveille chaque matin le ventre noué, hanté par les souvenirs des horreurs de la guerre d'Algérie dont il fut le témoin quand il avait quatre ans. Sans mélodrame ni misérabilisme, Mehdi Charef, grâce à un langage simple et direct - celui des enfants -, réussit à nous émouvoir et à nous faire comprendre ce monde du silence. Il nous fait ainsi partager la formidable vitalité de ces enfants et leur message d'amour.
Résumé : 1962. Un hiver terrible enserre les bidonvilles de Nanterre. La Seine est gelée. C'est donc cela la France, cette terre d'accueil dont son père lui a tant parlé ? Le froid partout, les regards en biais, les chantiers pour horizon - l'usine, au mieux ? A l'école des Pâquerettes, on doute qu'un petit Algérien de 10 ans, tout juste déraciné, puisse rattraper son retard et rêver mieux. C'est compter sans les livres, le cinéma du quartier et le pouvoir des mots...
Les moyens de communication les plus puissants et les plus modernes offrent au mensonge, désormais s mécanisé ', des possibilités susceptibles de le rendre à peu près irrésistible. Les mots sont plus que jamais capables de se transformer en armes meurtrières, au pouvoir de destruction quasiment illimité. Pendant les années de la guerre, les plumes ont été trempées dans le sang, et les épées dans l'encre. Des Derniers Jours de l'humanité (1922) à Troisième nuit de Walpurgis (1933), l'écrivain et satiriste autrichien Karl Kraus n'a cessé de démonter les techniques visant à s'emparer des esprits pour écraser et détruire l'humanité. Le philosophe Jacques Bouveresse revient ici à ses analyses pour les confronter au monde actuel. Une propagande fondée sur l'émotion et la destruction de l'intellect, par laquelle on augmente la tolérance des peuples au mensonge et à la brutalité, accuse ses adversaires des atrocités qu'on commet, et fait croire ses électeurs à une revanche sociale qui n'est en réalité rien d'autre qu'une destruction de la démocratie : voilà qui n'est pas sans résonances avec le comportement de certains dirigeants contemporains.
Pour conserver son pouvoir face à la majorité noire qui augmentait et se révoltait, le gouvernement a chargé une commission d'aller enquêter sur le racisme institutionnel dans le monde entier. En Australie, aux Pays-Bas, aux Etats-Unis, ses membres ont observé ce qui était efficace et ce qui ne l'était pas. De retour en Afrique du Sud, ils ont élaboré le système d'oppression raciste le plus extrême que l'humanité ait jamais connu. Trevor Noah naît en 1984 à Johannesbourg d'une mère noire et d'un père blanc. Sous l'apartheid, qui interdit les relations interraciales, son existence même est déjà un crime. Malgré le racisme et la violence qui l'entourent, il multipliera les subterfuges afin de mener une vie libre... et drôle.
Les significations attribuées au mot "communiste" sont plus diverses que jamais. Il renvoie à une histoire tragique pour les peuples et les communistes eux-mêmes, et est même associé, dans le cas de la Chine, à un acteur central de la mondialisation capitaliste. Mais il reste aussi, pour beaucoup de celles et ceux qui le revendiquent, associé à l'idée d'une alternative au capitalisme, visant à l'égalité sociale et à l'instauration d'un pouvoir politique effectivement exercé par le plus grand nombre, non monopolisé par les élites sociales. Au-delà de ceux qui l'ont pensé ou dirigé et dont on a retenu les noms, le Parti communiste français est aussi le fruit de l'engagement de nombreux anonymes, adhérents, sympathisants ou militants, femmes se revendiquant ou non du féminisme ou encore travailleurs immigrés engagés dans les luttes anticoloniales. Cette histoire, qui commence au congrès de Tours en 1920 et traverse un siècle en France, est aussi la leur. Entre immenses espoirs et profonds découragements, Julian Mischi, sociologue et politiste, notamment auteur de Servir la classe ouvrière. Sociabilités militantes au PCF (PUR, 2010) et de Le Communisme désarmé. Le PCF et les classes populaires depuis les années 1970 (Editions Agone, 2014), relate ici une tentative unique de promouvoir les classes populaires.
Quelque part en banlieue parisienne, une jeune fille grandit entre disputes et manque d'intimité, complicités inattendues et rares fêtes, discipline stricte et incompréhensions à l'école. Redoutant la violence qu'elle voit monter en elle, elle décide d'apprivoiser les mots. Ce sont eux qui lui permettront de tracer sa route, mais aussi de construire un lien enfin solide avec les siens.