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SCIENCES DE L HOMME EN MANUELS
CHAMBOST
PUB SORBONNE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782859449667
Le manuel d'enseignement supérieur est un objet peu estimé, qui n'a pas suscité la même attention que ses équivalents destinés à des publics scolaires. Tenu pour une synthèse, voire une vulgarisation, de connaissances élaborées ailleurs, il n'intéresse guère les historiens des sciences ou de l'enseignement. L'ambition de ce dossier est de contribuer par une historicisation rigoureuse à indiquer toute la complexité et le caractère évolutif de ces objets de savoir et de montrer combien leur production a pu donner lieu à des investissements stratégiques, qu'ils soient le fait d'individus isolés, de collectifs dévoués à une cause ou d'un Etat. A travers un large spectre de discipline (droit, psychiatrie, langues étrangères, géographie, économie, etc.) et une diversité de situations nationales (France, Etats-Unis, ex-URSS, Allemagne), il s'agit de faire varier les contextes, les époques et les modalités, afin de dépasser une représentation figée et trop dépendante des formes actuelles de cette production. Les études réunies ici examinent la production, la diffusion, la réception et l'usage de manuels de l'enseignement supérieur, considérés comme une forme spécifique de construction et de diffusion des savoirs. Ce faisant, elles éclairent de manière différente la façon dont les sciences humaines sont codifiées, données à lire et à comprendre, à des moments souvent stratégiques de leur développement. Le dossier entend par là convaincre les historiens des savoirs et des institutions académiques de l'importance d'un genre éditorial dont l'intérêt comme archive n'est pas encore pleinement acquitté ou exploré.
Il est un contraste que le passage du temps ne suffit pas à expliquer entre le souvenir très estompé que nous conservons de Proudhon, réduit à quelques formules tapageuses, et son importance historique. La haine de Marx et du marxisme envers cet esprit assoiffé de liberté, la difficulté de situer une pensée souvent ambiguë, qui a sa part d?ombre, expliquent entre autres cet oubli immérité. Et, pourtant, Proudhon est bien au ceur de l?histoire de la France du XIXe siècle. Son euvre foisonnante qui dénonce les ravages sociaux de la révolution industrielle, annonce les désillusions prévisibles de la Révolution de 1848 et n?hésite pas, enfin, à provoquer la censure impériale pour critiquer la collusion du pouvoir et de la féodalité industrielle, offrant une grille de lecture passionnante de la période. Fondée sur une documentation inédite, cette biographie dessine ainsi le portrait tout en nuances de celui qui reste l?enfant terrible du socialisme (Pierre Leroux). Notes Biographiques : Historienne du droit, maître de conférences à l?université de Paris Descartes, est l?auteur d?une thèse et de nombreux travaux consacrés à la pensée juridique de Pierre-Joseph Proudhon.Lauréate du prix Lucien Febvre 2010 attribué par l?association du livre et des auteurs comtois pour son Proudhon
Quatre pilotes français font la guerre au Tchad. Leur mission : empêcher l'invasion libyenne. Comme la garnison décrite dans le Désert des Tartares, ils attendent un adversaire qui peut surgir à tout instant. Or, ces pilotes sont pris entre le devoir d'obéissance et des ordres - donnés par les autorités politiques - que les guerriers jugent aberrants et irresponsables. Sous cette trame militaire, Germain Chambost aborde aussi les états d'âme, les doutes, les problèmes d'ordre privé moire sentimentaux de ces pilotes. Utilisant la fiction, Germain Chambost nous conte ici un authentique combat que le pouvoir politique a préféré étouffer...
Chambost Isabelle ; Tadjeddine Yamina ; Lenglet Ma
L?étude des activités bancaires et financières est restée durant des décennies l?apanage des sciences économiques et de leurs déclinaisons gestionnaires. Ces activités ont été essentiellement analysées au prisme du paradigme dominant de la finance moderne. S?appuyant sur les recherches menées depuis plus de quinze ans par les membres de l?Association des Etudes Sociales de la Finance, La fabrique de la finance se veut un plaidoyer pour une analyse interdisciplinaire des activités financières. Mobilisant une variété de cadres théoriques issus des différentes sciences sociales (sociologie, anthropologie, économie, gestion), s?appuyant sur l?observation des différentes échelles qui structurent le système financier, cet ouvrage développe une perspective critique qui va à l?encontre des représentations usuelles de la finance contemporaine. Il s?adresse ainsi à toutes celles et tous ceux souhaitant mieux comprendre cet étrange et si puissant univers.
L'histoire des entreprises n'est pas périphérique dans l'histoire de la domination allemande sur la France de juin 1940 à août 1944. Au contraire, elle y est centrale. Les Allemands ont pu exploiter la France en y prélevant un tribut avec lequel ils payaient les entreprises qui se sont avérées de merveilleuses machines à collaborer. La Compagnie générale de télégraphie sans fil, ou CSF, est l'ancêtre du groupe Thales. Pionnière de la radio et du radar, avec sa filiale historique, la Société française de radioélectricité (SFR), elle fut une étoile dans la nuit du déclin scientifique français de la première moitié du XXe siècle. La période de l'Occupation ne freina pas son expansion. Ce livre raconte comment, sous la tutelle de la société allemande Telefunken, la CSF et la SFR traversèrent les années d'occupation en produisant massivement pour l'armement allemand. Paradoxe de cette époque complexe, la SFR, qui collabora plus que la moyenne à l'effort de guerre allemand, fit bénéficier l'ensemble de ses employés, y compris les Juifs, les réfractaires du STO et les résistants, d'une protection supérieure à la moyenne.
Dans cette étude, De l'esprit des lois est abordé sous l'angle théorique d'une science nouvelle ayant pour objet les institutions humaines, puis sous l'angle politique d'un recensement des moyens disponibles pour freiner le passage au despotisme.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Hobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.
Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.