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Femmes pédagogues. Des insurgées de 1848 à bell hooks
Chambat Grégory
LIBERTALIA
10,00 €
Épuisé
EAN :9782377293391
Aborder l'histoire de la pédagogie sous l'angle du genre bouscule les évidences et les certitudes. Dans le système patriarcal, l'éducation serait en effet un "privilèges féminin. C'est pourquoi la tradition occidentale a délégué aux femmes et aux mères les tâches éducatives. Et pourtant, alors que la profession enseignante est largement féminisée, en pédagogie comme en gastronomie, les "grands chefs" étoilés et médiatisés, sont avant tout des hommes. Qui se souvient que le premier traité éducatif en langue française est signé par une femme, Dhuoda ? Des insurgées de 1848 à bell hooks, en passant par Elise Freinet et Germaine Tillion, cet ouvrage considère qu'une autre histoire de la pédagogie est à écrire et relate près de deux siècles de luttes contre toutes les dominations en ravivant des pratiques pédagogiques émancipatrices d'une cruciale actualité.
Résumé : L'extrême droite nourrit une obsession souvent méconnue pour la question scolaire. C'est là, selon Eric Zemmour, que "la bataille culturelle et politique se joue avant tout" . Retour à l'ordre, roman national, élitisme, haine de l'égalité, rééducation de la jeunesse, mise au pas des personnels... au fil des polémiques sur le "grand endoctrinement" et des campagnes de délation des enseignant·es "déviant·es" , la droite de la droite impose sa rhétorique et déroule son programme pour l'école : Autorité, Inégalité, Identité. En remontant le fil de l'histoire, en allant voir du côté de l'étranger (Brésil, Etats-Unis, Hongrie, Turquie) ou en étudiant les villes laboratoires de l'extrême droite française, se lisent les dynamiques et les enjeux de cette contre-révolution scolaire conservatrice qui accompagne et inspire également l'agenda éducatif d'un néolibéralisme de plus en plus autoritaire. Au-delà de la simple posture dénonciatrice, l'ambition de cet ouvrage est de doter d'outils historiques, pédagogiques et politiques celles et ceux qui n'entendent pas abandonner la critique du système éducatif aux seuls discours réactionnaires ni surtout laisser l'extrême droite faire école.
De l'oeuvre éducative de la Commune de Paris à la dénonciation du fichage informatique des élèves, de la naissance du syndicalisme dans l'éducation aux écoles populaires kanak des années 1980 en passant par les luttes antihiérarchies ou la résistance à la "rééducation" vichyste, cet ouvrage retrace cent cinquante années de luttes et d'insoumission au sein de l'institution scolaire. Enseigner la désobéissance, c'est remettre en question toutes les dominations qui entravent. Est-ce que la liberté peut s'enseigner ? Ce livre l'affirme. Préparer des humains à l'autonomie, à l'égalité, à un monde délivré de toute oppression ne saurait se faire au moyen de l'autorité.
Résumé : Le 16 juillet 2017, Emmanuel Macron s'apprête à terminer son discours lors de la commémoration du 75e anniversaire de la rafle du Vél' d'hiv'. Et soudain, se tournant vers Benyamin Netanyahou, qu'il a appelé "cher Bibi", il lance : "Nous ne céderons rien à l'antisionisme, car il est la forme réinventée de l'antisémitisme." Jamais un chef de l'Etat n'avait commis une telle erreur historique doublée d'une telle faute politique. Voilà ce que ce livre entend démontrer, sur un mode non polémique et pédagogique en traitant successivement de l'histoire du sionisme, de la diversité de l'antisionisme, de l'antisémitisme hier et aujourd'hui, enfin de la politique proche-orientale de la France.
Partant du récit de Bernard Moitessier qui refusa de finir une course en bateau qu’il s’apprêtait à remporter, l’autrice nous parle du refus de parvenir, c’est-à-dire refuser les conditions de réussite prônées par nos sociétés pour définir les nôtres, plus en adéquation avec nos valeurs et notamment le respect de la nature. Inspirant, vivifiant, et étonnamment apaisant, ce court essai invite à repenser notre façon d’être à l’heure de l’effondrement écologique. Corinne Morel Darleux nous invite, non pas à baisser les bras, mais à agir, pour rester dignes au présent, et tout tenter même quand les indices sont au rouge et que le monde plonge dans l’absurdité. Et ce, pour réussir à être en accord avec nous-mêmes et sauver ce qui peut l’être.
David Graeber séjourna à Madagascar de 1989 à 1991 et y découvrit l'existence d'un groupe ethnique formé des descendants des pirates qui s'y étaient installées au début du XVIIIe siècle. Il a rédigé sur le sujet un essai, où il entreprend, entre autres, de faire la lumière sur l'utopie pirate connue sous le nom de "Libertalia". Décryptant les légendes pirates et analysant la documentation disponible, l'auteur explore l'impact qu'eurent les flibustiers et leurs descendants sur l'histoire malgache au siècle des Lumières ? mais aussi l'influence qu'eurent les récits de pirates et leurs pratiques proto-démocratiques sur les penseurs de l'époque. Il en résulte un récit passionnant, doublé d'une réflexion lumineuse sur la nature et les origines de l'idéologie marchande.