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Epistémologie du syndicalisme. Construction disciplinaire de l'objet syndical
Chambarlhac Vincent ; Ubbiali Georges
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782747585491
Le mouvement syndical constitue un sujet de recherche qui est commun à plusieurs approches : histoire, sociologie, sciences de la gestion, psycho-sociologie, ethnologie, droit, science poli tique, économie. Comment ces disciplines construisent-elles leurs démarches afin d'analyser la réalité syndicale ? Si certaines approches se confrontent régulièrement dans les études (ainsi la science politique et la sociologie), d'autres au contraire semblent avoir plus de mal à se conjuguer (l'économie et l'histoire, par exemple). Pourquoi cette situation ? Quels dispositifs peut-on alors imaginer pour travailler de manière transversale sur ce sujet de recherches ? Les contributions rassemblées dans ce livre essaient d'offrir des réponses à ces questions. En outre, le soin apporté à la constitution des bibliographies fait de ce volume un outil très pratique pour tous ceux qui s'intéressent au syndicalisme. Fruit d'une journée d'études du laboratoire IHC-UMR 5605 tenue à l'Université de Bourgogne, l'objectif de ce volume est de permettre le croisement des points de vue disciplinaires sur l'objet syndicalisme.
Chambarlhac Vincent ; Lavin Amélie ; Tillier Bertr
Dans l'entre-deux-Mai, 68 et 81, six artistes (Henri Cueco, Lucien Fleury, Jean-Claude Latil, Michel Parré, Gérard Tisserand et Christian Zeimert -? ce dernier partira au bout d'un an) fondent une coopérative au sein de laquelle ils vont produire une peinture politique et figurative dirigée contre la "? nouvelle société? " pompidolienne où triomphe la société de consommation. Contestant la figure romantique de l'artiste solitaire, ces peintres créent un art collectif, inscrit dans le quotidien et facilement accessible, qu'ils exposent dans des lieux non dédiés à l'art et à la culture. Ainsi, ils préfèrent louer leurs oeuvres afin de les soustraire au marché et de pouvoir se tenir à distance des institutions. Tiraillés entre le Parti communiste, où on les soupçonne de gauchisme, et les mouvances gauchistes, qui les suspectent de stalinisme, les Malassis, qui doivent à un quartier de Bagnolet où ils ont un atelier le nom avec lequel ils jouent malicieusement, optent pour une peinture monumentale, sarcastique et virulente. Soucieux de se dissocier d'un art de propagande de type réaliste socialiste, ils mènent, par d'immenses cycles encombrants et perturbants, une réflexion critique sur les structures politiques, sociales, économiques et industrielles, dont les dérives sont dénoncées et le naufrage annoncé. Des peintres toxiques en quelque sorte, comme ils se sont qualifiés eux-mêmes... Entre histoire politique et culturelle et histoire de l'art contemporain, ce livre rassemble les contributions de spécialistes qui analysent, sous différents angles, la peinture monumentale et le mode de création collectif d'un groupe d'artistes des années 1970, dont les productions, d'une rare originalité, restent des plus subversives. Jusque-là rarement regroupées, la plupart des oeuvres des Malassis sont présentées dans cet ouvrage qui comble une grande lacune bibliographique et éclaire un pan méconnu de l'art et de la politique du XXe siècle.
Résumé : En France, la manifestation du 6 février 1934, a l'initiative notamment de l'extrême droite, fut ressentie par les contemporains comme une menace fasciste, prélude à un sort analogue aux situations de l'Italie fasciste et de l'Allemagne nazie. La contre-manifestation antifasciste du 12 février 1934 augure alors d'une dynamique unitaire des gauches, dont la victoire du Front populaire constitue l'aboutissement. Revenir sur ce moment antifasciste, en donnant la parole aux acteurs comme aux historiens, constitue le propos de ce court essai. Il ne s'agit pas ici de proposer une nouvelle interprétation du Front populaire, mais de s'attacher à l'antifascisme et ses virtualités en France au mitan des années Trente pour retrouver la bigarrure des engagements antifascistes, ainsi que leurs promesses démocratiques et révolutionnaires.
L'imprimé, qu'il soit journal ou brochure, affiche ou tract, construit la vie politique comme vecteur politisé depuis la fin du xviiie siècle. La IIIe République apparaît toutefois comme un moment privilégié : la culture de masse se mettant en place par l'école et les imprimés, entraine la politisation des masses. Les dessinateurs de presse auront donc été au centre d'un vaste champ d'étude que l'histoire culturelle, de l'art, politique ont entrepris d'examiner. Ce volume se veut une tentative d'approches croisées, dans un cadre chronologique allant jusqu'en 1940, au moment où surviennent Vichy et sa politique collaborationniste que les dessinateurs de presse seront appelés à promouvoir.
Chambarlhac Vincent ; Hohl Thierry ; Tillier Bertr
Cet ouvrage examine les différentes facettes d'un intellectuel, dont la personnalité, la carrière et l'oeuvre n'avaient jusque-là guère retenu l'attention : Léon Rosenthal. Son parcours de militant socialiste, brièvement adjoint au maire de Dijon et animateur de l'Université populaire, est étudié au sein de la SFIO de Jaurès et jusque dans son appartenance aux "majoritaires de guerre". Le normalien, agrégé d'histoire et professeur au lycée Louis-le-Grand, est également pris en compte. Ce sont aussi les activités multiples et complémentaires du critique et de l'historien d'art qui sont étudiées, permettant de mieux connaître l'érudit et le vulgarisateur de la peinture et de la gravure du XIXe siècle, le théoricien de la reconstruction urbaine d'après la Grande Guerre, le défenseur des arts décoratifs et de l'architecture - entre Art Nouveau et Art Déco -, le promoteur de l'art social et de l'art français, le collaborateur de nombreux journaux et revues, le titulaire de la chaire d'histoire de l'art à la Faculté de Lyon et le conservateur du Musée des Beaux-Arts de Lyon.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.