
Dissidences N° 12, Novembre 2012 : Les syndicalismes dans l'horizon révolutionnaire
L?historiographie consacrée au syndicalisme, dans son rapport au phénomène révolutionnaire, s?érode. Pourtant, des différentes structures produites par le mouvement ouvrier depuis le XIXe siècle, le syndicalisme est certainement celui qui a le plus entretenu de liens avec la thématique révolutionnaire. Mais l?articulation entre syndicalisme et révolution nécessite à nos yeux de déconstruire l?amalgame qui identifie toute prise de position révolutionnaire dans le mouvement syndical à l?expression de la tradition syndicaliste révolutionnaire. Interroger les syndicats dans l?horizon révolutionnaire ouvre doublement l?espace de l?enquête. La révolution se donne soit comme but ou comme possible avec lequel doit composer l?action syndicale ; l?horizon révolutionnaire implique l?ensemble de la société, et non la seule sphère syndicale réduite à la classe ouvrière. L?approche choisie entend donc embrasser le syndicalisme dans sa diversité et ne pas se limiter à la seule perspective nationale, privilégiant le comparatisme et la dimension internationale.
| SKU: | 9782356872074 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782356872074 |
|---|---|
| Titre | Dissidences N° 12, Novembre 2012 : Les syndicalismes dans l'horizon révolutionnaire |
| Auteur | Chambarlhac Vincent ; Hamelin David ; Poggioli Mor |
| Editeur | BORD DE L EAU |
| Largeur | 140 |
| Poids | 210 |
| Date de parution | 20121113 |
| Nombre de pages | 210,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Histoire documentaire du Parti Socialiste. Tome 4, La France socialiste 1969-2005
Chambarlhac Vincent ; Dury Maxime ; Hohl Thierry ;Voici - à nouveau ! - venu 1e temps de la reconstruction socialiste. Comme toute reconstruction, elle suscite, au sein du parti lui-même, quelque mythologie ; celle notamment qui veut faire croire que le parti renaît en 1971 au Congrès d'Épinay, où François Mitterrand prend le pouvoir. Il nous fallait donc encore ne pas céder à la mythologie, rappeler que la vieille S.F.I.O, disparaît en 1969 pour céder la place au nouveau Parti socialiste, et n'accorder trop d'importance ni à l'époque mitterrandienne ni au " mitterrandisme ", qui prétend fonder le parti, et le réduire à une figure. La France socialiste, vieille expression centenaire de la S.F.I.O, remise à l'honneur dans les années 70, veut ainsi rendre au parti toute son épaisseur historique, sociologique et idéologique, et pose une nouvelle fois l'inusable problème du socialisme français : comment expliquer que tant de différences puissent s'assembler en un parti unique ?ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 € -

Histoire documentaire du Parti Socialiste. Tome 1, L'entreprise socialiste (1905-1920)
Chambarlhac Vincent ; Dury Maxime ; Hohl Thierry ;Résumé : " Les élus du parti au parlement forment un groupe unique, et en face de toutes les fractions politiques bourgeoises. Le groupe socialiste au parlement doit refuser au gouvernement tous les moyens qui assurent la domination de la bourgeoisie et son maintien au pouvoir : refuser en conséquence les crédits militaires, les crédits de conquête coloniale, les fonds secrets et l'ensemble du budget. " Tel est le point numéro 3 de la déclaration de principes adoptée en 1905 lors du congrès d'unification du socialisme français, par laquelle s'ouvrait l'histoire complexe du Parti Socialiste, Section Française de l'Internationale Ouvrière. Histoire complexe et, aujourd'hui encore, quelque peu mystérieuse : qui donc peut dire ce que veulent les socialistes ? Bien des interprétations déjà ont été données du socialisme ; ce travail n'en retient, n'en rejette ni n'en rajoute aucune, car là n'est pas son souci : il veut seulement mettre à disposition de tous les pièces d'une instruction sans fin. Mais si cette histoire documentaire ne juge pas, elle évalue quand même, parce qu'elle fait des rencontres. La première de ces rencontres, c'est la plus évidente mais aussi la moins visible pour qui veut en rester aux principes : c'est la triste banalité du quotidien, c'est-à-dire le fait partisan lui-même, son organisation, ses rouages, ses hiérarchies et ses exigences, auxquelles s'ordonne désormais ce que l'on appelle le socialisme. Le premier rêve des socialistes est d'abord le rêve du parti unifié, et pour ce rêve-là ils ne reculeront pas. Ce travail collectif associant historiens et politistes veut donc faire descendre le socialisme de son ciel des principes et lui rendre un peu de sa chair, de sa complexité et de ses incohérences.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 € -

Veilles de guerre. Précurseurs politiques et culturels de la Grande guerre
Chambarlhac Vincent ; Liard Véronique ; Taubert FrLa Première Guerre mondiale éclate en 1914 après plusieurs décennies de tensions. L'ouvrage traite de la préparation à la guerre par le dessin (caricatures, livres d'enfants, etc.), des "guerres culturelles franco-allemandes" au niveau des artistes, des tentatives pour éviter le "grand Kladderadatsch" (August Bebel) voire en ignorer le danger, et ce à tous les niveaux de la politique internationale et nationale (socialistes, féministes, pacifistes). Un panorama riche en phénomènes peu connus attirera l'attention du lecteur : Alsace, Autriche, Espagne, publications pacifistes et peintures militaires en France et en Allemagne, oeuvres "apocalyptiques" de peintres" expressionnistes", caricatures du futur ennemi et machines de guerre d'un Robida, manuels scolaires et livres d'enfants, publications nationalistes d'artistes et de musiciens jusqu'à l'Exposition universelle à Lyon.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 € -

Le trait 68. Insubordination graphique et contestations politiques 1966-1977
Chambarlhac Vincent ; Hage Julien ; Tillier BertraEn s'attachant à l'étude des slogans, des images et des graphies, ce livre propose d'interroger l'insubordination graphique des années 68. Dans une perspective de mobilisations collectives et de circulations internationales des idées, un véritable régime visuel s'est constitué durant cette période. Influencés par le tiers-mondisme, le pacifisme, le guevarisme et le maoïsme, de nouveaux codes d'expression se définissent, dans de nouveaux lieux (rues, palissades, usines, universités, barricades), par des motifs récurrents (le poing dressé, l'usine, les chaînes brisées, les moutons, De Gaulle), mais aussi à travers une terminologie ciblée (la chienlit, la lutte, les pavés, la beauté). Des affiches des ateliers populaires des Beaux-arts aux photographies de Gilles Caron, Henri Cartier-Bresson, Bruno Barbey en passant par les dessins de Siné, Willem, Topor, Crumb... sans oublier les collectifs d'artistes français et internationaux, cette étude passionnante permet de mieux comprendre les images de cet incontournable "moment 68".ÉPUISÉVOIR PRODUIT66,20 €
Du même éditeur
-
Eloge des jardins. Ethique de la nature et intervention de l'homme
Salmon AnneLe jardin occidental prolonge l'imaginaire de la maison et de l'intimité mais ne s'y limite pas. Il entoure. Ce faisant, il est un trait d'union entre soi-même et les autres, le lieu d'expérimentations de relations au vivant et d'ordonnancement d'un bout d'univers. Cultiver son jardin. Au coeur de cette activité ordinaire s'entremêlent des problèmes techniques, esthétiques, cosmologiques, économiques, politiques. Ici, rien n'est pur. De l'antiquité grecque à nos jours, l'histoire retracée dans cet ouvrage nous l'enseigne : derrière les haies, se déploient une fantaisie active et une variété de façons d'apréhender "l'usage de la nature". Aujourd'hui, plus que jamais, bousculant l'ordre institué, s'inventent d'autres modes d'intervention humaine. Une métaphysique par les mains pour une éthique renouvelée ?ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 € -
L'actualité de la religion. Introduction critique aux sciences sociales des religions
Tarot Camille ; Hervieu-Léger DanièleL'actualité offre le spectacle apparemment paradoxal d'un monde des religions pris en tenaille entre deux familles de formes extrêmes : les unes, si idéologiques donc exclusives qu'elles justifient la violence, même terroriste, pour imposer leurs frontières ; les autres, si utopiques, donc iréniques ou angéliques, qu'elles recherchent une spiritualité dépassant toute espèce de frontière, religieuse ou autre. L'islam contemporain pris entre djihadisme, wahhabisme et soufisme, n'est pas le seul particulièrement affecté par cette contradiction. Elle met aussi es sciences sociales au défi d'en rendre compte. Pour y parvenir, il faut repasser par les grands conflits qui ont structuré les théories du social et de la religion, comme celui de René Girard, avec le structuralisme de Lévi-Strauss. Il faut ensuite reprendre de manière méthodique et critique les concepts de base qui servent à ces sciences, comme le dit Danièle Hervieu-Léger, "à penser la religion", comme "symbolique", "sacré", "violence", "idéologie", "utopie", "sécularisation", "laïcité", "radicalisation", "sacrifice", "autosacrifice", "ascèse", "spiritualité", etc. Aussi le présent ouvrage conjoint-il, à la démarche pédagogique d'un cours d'introduction aux sciences sociales des religions, un questionnement critique de leur opérationnalité. Au final, l'analyse des phénomènes de radicalisation confirme la victoire de la sociologie wébérienne des valeurs sur leur réduction marxiste au matérialisme économique de l'intérêt. Les valeurs et leurs conflits appartiennent à l'infrastructure des sociétés humaines parce que c'est sur leur base que se construisent les identités, les mémoires collectives et leurs frontières, légitimées par les polarisations entre valeurs et antivaleurs. Pour tenter d'expliquer le fonctionnement de cette dialectique, on avance, sous deux néologismes, l'idéal-type de l'"archéoreligion" et de la "pharmac/kologie", deux notions neuves pour deux très vieilles choses, qui concernent la sociologie et la physiologie des émotions collectives. Deux notions qui permettent aussi, par comparaison, de comprendre différentiellement où travaillent les religions historiques d'Orient et d'Occident, comme les grandes idéologies séculières, dans k diversité presque infinie des courants qui les traversent et les opposent non seulement mut autres mais parfois à elles-mêmes.ÉPUISÉVOIR PRODUIT36,00 € -
L'invention du revenu de base. La fabrique d'une utopie démocratique
Duverger TimothéeTantôt décrié, tantôt encensé, le revenu de base apparaît comme l'une des principales utopies d'un XXIe siècle où la fin de la croissance économique, les mutations du travail et les transformations de la société nous obligent à réviser nos logiciels de pensée. Loin de n'être qu'un phénomène de mode, le revenu de base s'inscrit dans une tradition historique ancienne qui prend sa source dans la Révolution française. Une ligne de force est ainsi repérable sur deux siècles, qui alterne lueurs et éclipses, pour proposer des solutions aux défis de nos sociétés, successivement : la question agraire, la révolution industrielle et la société postindustrielle. Timothée Duverger suit ainsi la piste du droit au revenu et se concentre en particulier sur les trois grandes démocraties libérales, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Il croise tour à tour le radicalisme britannique, le socialisme utopique au XIXe siècle, les propositions de crédit social puis de dividende social dans l'entre-deux-guerres en Grande-Bretagne, le débat sur l'impôt négatif dans les Etats-Unis des années 1970, l'essor d'un mouvement européen autour de l'allocation universelle dans les années 1980, l'émergence contemporaine du débat en France, avant de terminer ce voyage par un tour du monde des expérimentations. A l'issue de cette exploration, une conclusion s'impose : le revenu de base, quels que soient sa forme, le moment ou le lieu où il est conçu, interroge toujours nos sociétés démocratiques et l'autonomie de l'individu dans une reconfiguration permanente des rapports entre l'économie et la société. Le revenu de base se présente bien comme l'une des utopies à expérimenter pour ouvrir une brèche vers le nouveau monde qui tarde à naître.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,00 € -
Qu'est-ce que le réel ?
Ferry Jean-MarcOvnis, enfants indigo, agroglyphes (Crop Circles), Petits-Gris, Géants du passé, artefacts antédiluviens, Mu, Reptiliens, pyramides en Antarctique, anges, Hyperboréens, Terre creuse, Pléiadiens, abductions, yéti (almasty, bigfoot), Shambhalla, channelling, Vénusiens, Atlantide, Mantes (Mantis), bases US secrètes à technologie Alien, Illuminati, planète X, êtres de la nature (élémentaux), Ummites, mégastructures lunaires, sirènes, énergie libre, Agartha, réincarnation, Hubrides, orbes... Le réseau planétaire Internet met en contact des témoignages ou expériences insolites, que l'on dit "extraordinaires ". Montent en puissance des nouvelles croyances qui heurtent nos préjugés les plus fondamentaux, touchant à ce qui est réel ou irréel, possible ou impossible. Cette déstabilisation est un défi pour la philosophie d'aujourd'hui, non pour pointer la "démocratie des crédules", travail déjà fait et bien fait, ni, à l'inverse, pour accréditer des récits extravagants, mais pour redéployer par degrés et sur nouveaux frais une confiance dans le réel telle que l'esprit puisse s'ouvrir à l'"impossible".ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,00 €
De la même catégorie
-
Le reniement démocratique. Néolibéralisme et injustice sociale
Dorronsoro GillesRésumé : Durant des décennies, il a été d'usage d'associer libéralisme économique et libéralisme politique, économie de marché et démocratie. Mais l'évolution du capitalisme, entre accroissement vertigineux des inégalités et emballement des politiques identitaires, contredit chaque jour un peu plus cette vision optimiste. Contrairement à une idée reçue, l'Etat apparaît comme un enjeu central pour les néolibéraux, en ce qu'il permet une réorientation des politiques publiques en faveur des plus riches et que, naguère régulateur, il est désormais devenu l'instrument même de la dérégulation économique. Servira-t-il aussi d'ultime rempart répressif à l'oligarchie face aux troubles que sa politique aura causés ? Retour inquiet d'un quinquagénaire sur l'échec de sa génération, élevée dans l'idée du progrès à venir et aujourd'hui confrontée à une crise protéiforme, cet essai montre comment la généralisation à tous les champs de l'activité humaine de ce qui est présenté comme la "rationalité économique" est à l'origine de l'instabilité actuelle. Mais aussi qu'à rebours de ce que les tenants du néolibéralisme aimeraient faire croire, le coeur du problème demeure politique plus qu'économique. Ce qui ouvre un espace à l'action.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,55 € -
La démocratie aux marges
Graeber David ; Chanial Philippe ; Caillé AlainRésumé : Résumons en quelques mots la vulgate, hyperdominante, à laquelle David Graeber s'en prend dans ce livre avec allégresse : la démocratie est une invention occidentale, due aux Grecs de l'Antiquité, puis ravivée aux XVIIE et XVIIIe siècles en Europe et aux Etats-Unis, qui en sont à la fois le berceau et la terre d'accueil par excellence. Non, ce n'est pas la "culture occidentale" qui a fait apparaître et prospérer la démocratie. Bien plus : si l'on entend le mot "culture" au sens anthropologique, il apparaît que la culture occidentale est introuvable. Et si l'on entend par ce mot la culture des lettrés, alors il n'est pas difficile de vérifier que ces derniers, en Occident comme en Orient, se sont constamment opposés à la démocratie. Celle-ci, défend Graeber, ne naît et ne vit en réalité que dans les marges des systèmes de pouvoir : elle est indissociable de l'anarchie. Une réflexion puissante, qui invite à mettre en question de façon radicale nos systèmes politiques contemporains et leur histoire.ÉPUISÉVOIR PRODUIT7,00 € -
Le mythe de l'Etat
Cassirer Ernst ; Hendel Charles W ; Vergely BertraRésumé : Avril 1945. Ernst Cassirer achève peu avant de mourir Le mythe de l'Etat : un ouvrage réalisé à la demande de ses amis afin de tenter de comprendre les origines et les causes du nazisme. Sans jamais prétendre réduire le tragique de l'Histoire, mais sans renoncer non plus à toute explication, il invite la modernité à repenser son rapport au mythe. Les déformations qu'il fait subir à la pensée ne sont-elles pas la préfiguration, voire la caution, des violences politiques qui viennent ensanglanter les sociétés ? L'obscur besoin d'ordre qu'il véhicule et qui hante les fondements de la culture n'est-il pas responsable de la transformation de celle-ci en cauchemar, lorsqu'elle s'avise de ne plus lui résister mais de se confondre avec lui ? Le XXe siècle n'a-t-il pas basculé dans le tragique parce que subitement la culture s'est mise à célébrer le culte du héros, de la race et de l'Etat tout en versant dans un pessimisme dénigrant la Raison ? Ce livre peut être considéré, à bien des égards, comme le testament philosophique de l'un des plus grands penseurs de ce siècle, et en tout cas du plus digne héritier des Lumières. Livre savant attaché à reconstituer la mémoire de la Raison en refaisant l'histoire de toute la pensée politique, c'est aussi un livre de philosophe plaidant, à travers une critique du mythe, pour que la raison politique ne déroge pas à la plus haute de ses fonctions : réaffirmer la culture contre les tentations d'ériger l'idéologie, et donc la violence, en raison. Pour Cassirer, trois cultes particuliers ont propagé la déraison en politique : 1/ le culte du héros qui défend la nécessité de dirigeants politiques forts, voire d'hommes providentiels ; 2/ le culte de la race, véhiculé par Gobineau ; 3/ la conception hégélienne de l'Etat, dans laquelle l'institution étatique n'a pas à être limitée par les droits individuels, car elle est une réalité suprême, transcendante, divine, qui n'a sa finalité qu'en elle-même. Cassirer reproche à cette théorie de fournir une justification à la toute-puissance de l'Etat totalitaire.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,00 € -
Récidive. 1938, Edition revue et augmentée
Foessel MichaëlRésumé : " Populisme ", " néolibéralisme ", " nationalisme " : les mots se bousculent et pourtant l'insatisfaction demeure. Pour décrire ce qui nous arrive, nous ne manquons pas de savoirs. La crise de la démocratie fait l'objet de diagnostics récurrents. Mais c'est la stupeur qui domine, comme si la nouveauté du présent contribuait encore à accroître l'inquiétude. Et si cette nouveauté tant de fois mise en avant était un obstacle à la compréhension ? Ce livre décrit la rencontre entre un philosophe inquiet du présent politique et l'année 1938. Tombé presque par hasard sur la presse française de 1938, l'auteur est allé de surprise en surprise. Au-delà de ce qui est bien connu (les accords de Munich et la supposée " faiblesse des démocraties "), il a découvert des faits, mais aussi une langue, une logique et des obsessions étrangement parallèles à ce que nous vivons. L'abandon de la politique de Front populaire, une demande insatiable d'autorité, les appels de plus en plus incantatoires à la démocratie contre la montée des nationalismes, une immense fatigue à l'égard du droit et de la justice : l'auteur a vu dans ce passé une image de notre présent. Ce livre ne raconte pas l'histoire de l'avant-guerre, il n'entonne pas non plus le couplet attendu du " retour des années 30 ". Il fait le récit d'un trouble : pourquoi 1938 nous éclaire-t-il tant sur 2018 ? Non sur les événements, bien sûr, mais sur une manière de les interpréter systématiquement dans le sens du pire. " Récidive ", c'est le nom d'une errance dans un passé que l'auteur croyait clôt. C'est aussi le risque d'une nouvelle défaite.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,00 €








