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Chère George Sand
Chalon Jean
FLAMMARION
18,30 €
Épuisé
EAN :9782080684745
George Sand n'est que passions multiples et contradictoires: passion du travail et passion du plaisir qu'elle nomme pudiquement,"« un embrasement céleste ». Passion pour son fils, Maurice, et passion pour ses amants qu'elle considère comme autant d'enfants. Passion pour la liberté et passion pour l'esclavage. Passion des voyages qui l'entraînent en Italie ou en Espagne, et passion pour son refuge de Nohant. Passion pour les idées et pour les hommes, et, parfois, pour les femmes, quand cette femme, comme une Marie Dorval, incarne en sa personne le théâtre romantique. Séduisante comme Natalie Barney, intrépide comme Alexandra David-Néel, cousine par alliance de ma chère Marie-Antoinette, George Sand avait tout pour me devenir également chère, et elle l'est devenue depuis que j'ai lu, en 1964, le premier volume de sa Correspondance éditée par Georges Lubin. Vingt-quatre ont suivi, et, de ces lettres, naissent des évidences qui détruisent bien des légendes! "
Qu'est-ce qu'on apprend à cette Ecole des arbres ? Une écologie sensuelle et mystique dont l'un des maîtres serait saint Bernard qui disait : "Vous trouverez plus de choses dans les forêts que dans les livres ; les arbres vous apprendront ce que les maîtres ne sauraient enseigner". A l'école des arbres, on apprend aussi à aimer les arbres pour ce qu'ils sont vraiment : des personnes à part entière à qui il ne manque même pas la parole. Car les arbres parlent. C'est vrai. Parole d'arbre : un arbre ne ment jamais. C'est ce qui le distingue des hommes, uniquement. Pour le reste, il est aussi fragile et son écorce porte autant de cicatrices que le coeur des humains. L'arbre, c'est la vie, c'est le sang. Dans les veines de certaines gens, coule un sang vert qui ressemble à de la sève. Avoir du sang vert, c'est d'avoir du sang bleu.
Résumé : Eternelle apprentie, Colette essaie, sa vie durant, de transformer ses prisons éphémères en paradis provisoires. L'art qui consiste à changer une prison en paradis, c'est celui qu'elle enseigne à travers son ?uvre où se reflète son existence. De sa naissance à Saint-Sauveur-en-Puisaye en 1873, à sa mort à Paris en 1954, Colette n'a pas cessé d'apprendre. A regarder le monde sous la direction de Sido, sa mère. A écrire sous la férule, moins dure qu'on ne l'a prétendu, de son premier mari, Willy . A éviter les pièges de la politique et de la mondanité en compagnie de son deuxième époux, Henry de Jouvenel. A partager " ces plaisirs que l'on nomme, à la légère, physiques " avec son troisième compagnon, Maurice Goudeket. Avec ce dernier, elle connaît une intense passion, comme j'ai pu le découvrir en ayant eu accès aux lettres qu'ils échangeaient alors. Car l'auteur de Chéri et de Gigi qui passe pour une femme libre et asservie, et contente de l'être, à l'amour et à la beauté qui peut prendre des formes humaines, animales ou végétales. Cette parfaite épicurienne sait en jouir comme personne et, quand vient le temps de souffrir, elle se change en une stoïcienne exemplaire, apprenant à supporter l'insupportable souffrance. Et c'est ainsi que l'éternelle apprentie devient un maître !
Lola Flores chantant et dansant Los tientos del sombrero, Colette dans son appartement du Palais-Royal, Lawrence d'Arabie reposant aux pieds de Brigitte Bardot, Federico Garcia Lorca émergeant des ailes d'un lutin, Alida Valli dans Senso face à Tony Perkins qui téléphone, le village de Navajas, la plage de Carboneras, l'aqueduc de Carpentras et, arraché au dos d'une lettre envoyée par Natalie Barney, les lignes suivantes : " Je vous attends mercredi, sans fleurs ni couronnes, à la rencontre de nos mains ", voilà les personnages et les paysages qui figurent sur le premier collage que j'avais composé dès mon arrivée à Paris, au village des Batignolles, au commencement des années soixante. Personnages et paysages de cet album reflètent fidèlement ceux qui figuraient sur mon premier collage. Armé d'une paire de ciseaux et d'un pot de colle, je combats l'insomnie, et l'ennui, poursuivant les images des songes que je viens d'apercevoir et dont je veux garder le souvenir. " Jean Chalon
Un brocanteur de trente ans, Ourson, s'éprend d'une jeune femme de soixante ans, Nora Delmin. Nora et Ourson s'aiment assez pour vaincre le racisme de l'âge qui sépare inexorablement les générations. Nora Delmin, séductrice légendaire, ne tarde pas à transformer ses amours avec Ourson en un duo-duel qui commence à Paris, se poursuit au Sahara, en Tunisie, en Suède, jusqu'à l'imprévisible dénouement final.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)