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La fabrication de la science
Chalmers Alan
LA DECOUVERTE
13,57 €
Épuisé
EAN :9782707120847
La connaissance scientifique est-elle vraiment différente de (et supérieure à) la sorcellerie et du vaudou ? Les réponses à cette question des principaux épistémologues et philosophes des sciences anglo-saxons avaient été présentées par Alan Chalmers dans Qu'est-ce que la science ? (La Découverte 1987), livre qui a rencontré un succès considérable, et a fait l'objet de traductions en dix langues. Cet ouvrage ayant parfois été perçu comme une critique radicale de la raison scientifique, Alan Chalmers s'efforce dans La fabrication de la science de répondre à ces attaques, en approfondissant sa réflexion. A l'aide d'exemples historiques bien choisis et accessibles au non-spécialiste (Galilée, Newton, ...), l'auteur construit une défense de la science fort convaincante, intermédiaire entre la glorification idéologique et le rejet radical. Il ouvre ainsi la voie à une meilleure compréhension de la dimension sociale et politique de la science et de ses limites.
Un poète sans poésie se réveille et part à la rencontre de figures humaines qui habitent son île ou sa tête, ou un autre monde qui traverse celui-ci, celui d'élusifs et rapides cafards qui l'accueillent dans leur troupe. Commentant la route il revient sur son poème qui est ce voyage, et qui le mène. C'est dans ce cadre d'une réalité qui nous fuit dans les éléments et les mots, et dans un lieu concret que nous touchons qu'apparaissent Pays et Ville, et en leur sein quelque chose d'encore plus impalpable et nécessaire ; une identité, d'un poète qui porte une parole qui voudrait/ pourrait dire comme Whitman "J'ai contenance des foules en moi"." Mehdi Etienne Chalmers Ce long poème, est à la fois une rêverie surréaliste et une déambulation crue, cruelle et réaliste, qui du rêve passe à la folie et au délire. Poème traversé des multiples voix d'un peuple et d'un pays, Haïti. Il s'inscrit dans la longue tradition lyrique qui hante la poésie haïtienne. Mehdi Etienne Chalmers est né à Port-au-Prince, en 1988. Pendant ses études en France, il travaille comme libraire. Il exerce toujours ce métier à Port-au-Prince et enseigne également la philosophie. Il est co-fondateur de la revue Trois/Cent/Soixante et participe à la revue Demanbre. Il est membre de l'Atelier Jeudi Soir, groupe littéraire et atelier d'écriture créé et animé par Lyonel Trouillot. Il a publié deux recueils de poèmes en Haïti, Jaillir est la solution (2014) et A partir du mensonge (2016).
Chalmers Mehdi ; Kenol Chantal ; Lhérisson Jean-La
Résumé : Depuis la chute de Jean-Claude Duvalier en 1986 et la constitution de 1987, les droits du locuteur créolophone ont enfin été reconnus en Haïti. Cette libération de la parole, en modifiant l'évolution de la littérature haïtienne, a favorisé une véritable renaissance du créole, renaissance qui répondait à un besoin viscéral aussi ancien que refoulé - tant par le mimétisme francophile que par les structures d'une société qui s'était jusqu'alors acharnée à en réprimer le développement et l'expression. C'est précisément à la célébration de cette renaissance féconde qu'a cherché à s'employer une anthologie poétique qui n'a d'autre ambition que de familiariser le lecteur français avec un vaste pan de la création littéraire particulièrement active en Haïti depuis que, grâce à la "réhabilitation" du créole, littérature et poésie ont enfin été en mesure d'accueillir sans restriction des voix nouvelles issues du peuple et s'autorisant l'usage créatif d'une langue inventive, riche d'une culture différente (paysanne, populaire) et tout aussi à même que d'autres d'exprimer les passions humaines ou des parcours intimes. C'est ainsi - un peu à la manière dont la langue italienne dite "vulgaire" se vit jadis adoubée à travers l'oeuvre d'un Dante - que, depuis 1986, le créole opère collectivement, par la poésie, une forme de "re-création" en profondeur de l'individu haïtien, dans sa parole vivante. Et c'est par là, aussi, que la poésie créole s'apparente à une authentique conquête - et reconquête -, entre tradition orale ancestrale et nécessaire invention d'une nouvelle tradition. En témoigne sans conteste la créativité des poètes créolophones d'Haïti qui écrivent leur réel / le réel, en font surgir le paysage tourmenté (par la violence sociale comme par celle des éléments) ou meurtri (par le séisme qui a frappé le pays en 2010, notamment) pour mieux le sauver de la dévastation ou l'aimer davantage. Les poèmes réunis dans cette anthologie bilingue créole/français ne constituent qu'un modeste aperçu de la vitalité de la poésie haïtienne d'expression créole. On trouvera dans ce volume soit des poèmes déjà publiés (le plus souvent en revues) soit des poèmes inédits, tous choisis dans l'espoir de rendre compte au mieux de la variété des propositions esthétiques et des univers thématiques qui s'expriment au sein de la poésie créole haïtienne. Des textes signés par des auteurs dotés d'une indiscutable notoriété (ainsi de Frankétienne, René Philoctète, George Castera, James Noël, Bonel Auguste, Lyonel Trouillot, Kettly Mars...) y côtoient des voix nouvelles, encore anonymes (du moins de ce côté-ci de l'Atlantique).
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.