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Anthologie bilingue de la poésie créole haïtienne de 1986 à nos jours. Edition bilingue français-cré
Chalmers Mehdi ; Kenol Chantal ; Lhérisson Jean-La
ACTES SUD
22,00 €
Épuisé
EAN :9782330053017
Depuis la chute de Jean-Claude Duvalier en 1986 et la constitution de 1987, les droits du locuteur créolophone ont enfin été reconnus en Haïti. Cette libération de la parole, en modifiant l'évolution de la littérature haïtienne, a favorisé une véritable renaissance du créole, renaissance qui répondait à un besoin viscéral aussi ancien que refoulé - tant par le mimétisme francophile que par les structures d'une société qui s'était jusqu'alors acharnée à en réprimer le développement et l'expression. C'est précisément à la célébration de cette renaissance féconde qu'a cherché à s'employer une anthologie poétique qui n'a d'autre ambition que de familiariser le lecteur français avec un vaste pan de la création littéraire particulièrement active en Haïti depuis que, grâce à la "réhabilitation" du créole, littérature et poésie ont enfin été en mesure d'accueillir sans restriction des voix nouvelles issues du peuple et s'autorisant l'usage créatif d'une langue inventive, riche d'une culture différente (paysanne, populaire) et tout aussi à même que d'autres d'exprimer les passions humaines ou des parcours intimes. C'est ainsi - un peu à la manière dont la langue italienne dite "vulgaire" se vit jadis adoubée à travers l'oeuvre d'un Dante - que, depuis 1986, le créole opère collectivement, par la poésie, une forme de "re-création" en profondeur de l'individu haïtien, dans sa parole vivante. Et c'est par là, aussi, que la poésie créole s'apparente à une authentique conquête - et reconquête -, entre tradition orale ancestrale et nécessaire invention d'une nouvelle tradition. En témoigne sans conteste la créativité des poètes créolophones d'Haïti qui écrivent leur réel / le réel, en font surgir le paysage tourmenté (par la violence sociale comme par celle des éléments) ou meurtri (par le séisme qui a frappé le pays en 2010, notamment) pour mieux le sauver de la dévastation ou l'aimer davantage. Les poèmes réunis dans cette anthologie bilingue créole/français ne constituent qu'un modeste aperçu de la vitalité de la poésie haïtienne d'expression créole. On trouvera dans ce volume soit des poèmes déjà publiés (le plus souvent en revues) soit des poèmes inédits, tous choisis dans l'espoir de rendre compte au mieux de la variété des propositions esthétiques et des univers thématiques qui s'expriment au sein de la poésie créole haïtienne. Des textes signés par des auteurs dotés d'une indiscutable notoriété (ainsi de Frankétienne, René Philoctète, George Castera, James Noël, Bonel Auguste, Lyonel Trouillot, Kettly Mars...) y côtoient des voix nouvelles, encore anonymes (du moins de ce côté-ci de l'Atlantique).
Dans sa lettre à la famille carmélitaine pour marquer l'année mariale, le pape Jean-Paul II a présenté deux aspects essentiels de la spiritualité mariale carmélitaine : Pour les membres de la famille carmélitaine, Marie, la Vierge Mère de Dieu et des hommes, n'est pas seulement un modèle à imiter, mais une douce présence de Mère et de Soeur à laquelle se confier. Si différents soient-ils de la Sainte Vierge qui est totalement préservée du péché et qui jouit d'une relation exceptionnelle avec Dieu, les Carmes, malgré tout, voient en elle l'expression la plus parfaite de ce à quoi ils aspirent pour eux-mêmes. Les Carmes actuels sont les héritiers d'une longue tradition concernant Marie. Elle est la parfaite disciple du Seigneur, et elle est notre Soeur ; c'est pourquoi elle nous accompagne dans le voyage de la foi et elle nous conduit à la rencontre avec Dieu qui nous transforme. Dans le contexte moderne qui est le nôtre, Marie nous enseigne comment écouter la Parole de Dieu dans les Écritures et dans la vie, comment être ouverts à Dieu ; nous sommes en route : Marie, notre Patronne, notre Mère et notre Soeur, nous accompagne tout au long de ce voyage qui atteindra sa destination dans l'éternité.Joseph Chalmers est prieur général de l'Ordre du Carmel.
Let it be": ce chant des Beatles avec son texte profond a été interprété dès sa parution comme écrit en l'honneur de Marie, la Mère du Seigneur. Cette interprétation faite par tant d'auditeurs contribue, encore aujourd'hui, à faire de ce chant une hymne mariale pour bien des croyants. Selon l'interprétation biblique de cette oeuvre, c'est Marie qui vient à notre rencontre en temps de troubles, c'est elle qui nous dit des paroles de sagesse, c'est elle qui nous encourage, c'est elle qui nous réconforte lorsque tout est sombre. C'est elle enfin qui nous invite à dire notre propre " oui ". "Let it be" : " ainsi soit - il ", ce livre du frère Joseph Chalmers nous invite à méditer les différents passages du Nouveau Testament qui concernent Marie selon la méthode de la lectio divin. Il nous permet d'approfondir notre vie à la lumière de la parole de Dieu et de nous préparer à la présence du Christ dans notre vie de chaque jour.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
Traducteur exemplaire, essayiste d'une grande délicatesse, particulièrement voué à l'espace de la calligraphie et de la peinture chinoises, romancier intuitif et profond, François Cheng a également développé une ?uvre de poète qui le révèle tel qu'en lui-même : discret, pudique, attentif aux mouvements des choses, des êtres et du temps. Cette anthologie poétique, la première composée par l'auteur de L'éternité n'est pas de trop, incite à un partage qui délivre, propose un parcours lucide qui se veut à la fois serein et alerté. Tous les poèmes rassemblés par François Cheng ressemblent à des instants fragiles, des envols à peine notés, des méditations légères. Avec eux, le fugace, l'impermanent peuvent devenir des alliés, des amis bénéfiques et transitoires, même si rien ne peut les empêcher de passer. Sans oublier qu'il est toujours un viatique pour les obstacles qui restent à franchir, pour la route qui reste à inventer, pour la beauté qui reste à capter en chacune de ses incarnations, en chacune de ses métamorphoses.
Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'?uvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : vie littéraire : le métier d'écrire au XIXe siècle ; l'écrivain est sa table de travail : la rencontre d'un peintre et d'un poète ; groupement de textes thématiques : un paysage est un état d'âme ; groupement de textes stylistique : de la musique avant toute chose ; chronologie : Verlaine et son temps ; fiche : des pistes pour rendre compte de sa lecture.
Résumé : Fêtes galantes, un recueil court, composé de 22 poèmes dans des formes métriques très variées, met en scène des scènes de séduction et de badinage amoureux entre des personnages issus du monde de la commedia dell'arte italienne et d'une campagne idéalisée. Quant au recueil Romances sans paroles, il se divise en 4 parties : les Ariettes oubliées, Paysages belges, Birds in the Night et Aquarelles. Le recueil porte l'empreinte de l'intérêt du poète pour la musicalité des chansons et pour la peinture en général. Paul Verlaine, poète français (1844-1896). Fêtes galantes est un recueil de poèmes publié en 1869. C'est le deuxième recueil signé par le poète après les Poèmes saturniens de 1866. Il publie quelques années après le recueil de poésie Romances sans paroles (1874).
La seconde édition des Fleurs du mal, privée des six "pièces condamnées" en correctionnelle pour immoralité, paraît en 1861. Romantiques par la mélancolie à l'ombre de laquelle ils s'épanouissent, parnassiens par leur culte du Beau et la rigueur de leur composition (ils sont dédiés à Théophile Gautier), ces poèmes illustrent la théorie des correspondances horizontales entre les éléments visibles et invisibles, qui sont comme de "longs échos qui de loin en loin se confondent" pour s'élever en correspondances verticales "ayant l'expansion des choses infinies". Exploration du matériau grouillant qu'est la vie, cette quête spirituelle conduit le poète, tiraillé entre Spleen et Idéal, à travers diverses expériences pour échapper à la dualité déchirante. L'amour, un temps envisagé, est bien vite écarté au profit de l'activité qui caractérise les Tableaux parisiens. Mais la contemplation urbaine s'achève sur la vision presque hallucinatoire des brouillards matinaux. Viennent alors Le Vin et autres plaisirs artificiels, puis le vice, fleurs du mal qui n'offrent que mirage et dégoût. Dans une ultime tentative pour échapper au spleen, le poète pousse un cri de Révolte blasphématoire dont les répétitions ne sont plus des échos incantatoires, mais des piétinements stériles. Reste La Mort. --Sana Tang-Léopold Wauters