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LA VIE REVEE DE JEAN GIONO
Chabot Jacques
L'HARMATTAN
11,00 €
Épuisé
EAN :9782747523691
La vie rêvée de Jean Giono, ou comment l'auteur, Jean Giono, dans le cours de son existence présumée réelle, a inventé le mythe de l'écrivain Giono. Cet opuscule est l'esquisse d'une biographie imaginaire de l'artiste dans ses oeuvres. C'est en effet, en devenant Ulysse ou Noé qu'il est enfin le plus authentiquement lui-même, puisque désormais sa vie est un songe. Comment ? Il raconte ainsi, dans Naissance de l'Odyssée, l'avènement d'Ulysse qui Le dépasse en vérité, dans la fiction : "Certes il n'était pas un trop mauvais garçon, mais il avait menti, menti d'affilée, comme on respire, comme on boit quand on a soif, tant et tant qu'il ne connaissait plus le vrai du faux, qu'il n'y avait plus de vrai dans sa vie, son imagination cristallisant sur chaque brin de vérité une carapace scintillante de mensonges. "
Des années 50 aux années 80, pendant une trentaine d'années le structuralisme a régné presque sans partage dans la culture universitaire européenne et même mondiale, et tout particulièrement dans l'université française. Cet avatar " moderne " du positivisme et du scientisme du siècle dernier a pu faire figure de nouveauté, mais l'effet de mode en a fait long feu. Restait à dresser un bilan, même limité, des acquis durables de la doctrine et un constat des méthodes qui l'ont dépassée (quelquefois en l'intégrant) ou renouvelée, ou critiquée. Bref, le structuralisme ayant fait son temps, par quoi donc a-t-il été remplacé ? Les enseignants et les doctorants qui ont participé aux journées de l'Ecole doctorale " Lettres et sciences humaines " des 10 et 11 février 1995, sur le thème Après le structuralisme... ont orienté leurs recherches, à la fois historiques et critiques, dans le sens d'une rupture et d'une continuité. Ainsi, une question de type " Comment sortir des impasses de la poétique structuraliste ?", qui reprenait la critique d'un formaliste russe (Tynianov) sur le formalisme russe lui-même ; mais d'autres intervenants traitaient du dépassement du structuralisme, par Jean-Pierre Richard ou par " le roman de la grande forme " selon Salman Rushdie, ou par " la théorie du polysystème ", ou encore par l'influence de Bakhtine, de Derrida ou d'Umberto Eco. Globalement, c'est la notion de forme et d'invention qui a été repensée face à la notion de structure.
Ce livre étudie la philosophie de la technique de Gilbert Simondon (1924-1989) et sa pensée de l'individuation. A travers les grands moments de l'histoire des techniques (tradition, révolution industrielle, cybernétique), il interroge les notions de progrès, d'aliénation et de mémoire. Il analyse aussi le concept d'individuation et l'impact du devenir sur les organismes et le psychisme. Enfin, il met en lumière plusieurs aspects méconnus de la pensée de Simondon : son rapport à la psychologie des profondeurs, au sacré et à la "technoesthétique ". Les techniques ont transformé les sociétés. Elles sont le bras armé d'une imagination nouvelle qui s'est donné les moyens de concrétiser ses désirs. Les interrogations sont nombreuses : quelles individuations valoriser, quelles techniques faut-il défendre et quelles autres réprouver ? A partir de confrontations avec Diderot, Marx, Bergson, Jung, Eliade ou Jankélévitch, la philosophie de Simondon occupe une place centrale dans ce débat.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.