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Après le structuralisme...
CHABOT JACQUES
PU PROVENCE
21,34 €
Épuisé
EAN :9782853994149
Des années 50 aux années 80, pendant une trentaine d'années le structuralisme a régné presque sans partage dans la culture universitaire européenne et même mondiale, et tout particulièrement dans l'université française. Cet avatar " moderne " du positivisme et du scientisme du siècle dernier a pu faire figure de nouveauté, mais l'effet de mode en a fait long feu. Restait à dresser un bilan, même limité, des acquis durables de la doctrine et un constat des méthodes qui l'ont dépassée (quelquefois en l'intégrant) ou renouvelée, ou critiquée. Bref, le structuralisme ayant fait son temps, par quoi donc a-t-il été remplacé ? Les enseignants et les doctorants qui ont participé aux journées de l'Ecole doctorale " Lettres et sciences humaines " des 10 et 11 février 1995, sur le thème Après le structuralisme... ont orienté leurs recherches, à la fois historiques et critiques, dans le sens d'une rupture et d'une continuité. Ainsi, une question de type " Comment sortir des impasses de la poétique structuraliste ?", qui reprenait la critique d'un formaliste russe (Tynianov) sur le formalisme russe lui-même ; mais d'autres intervenants traitaient du dépassement du structuralisme, par Jean-Pierre Richard ou par " le roman de la grande forme " selon Salman Rushdie, ou par " la théorie du polysystème ", ou encore par l'influence de Bakhtine, de Derrida ou d'Umberto Eco. Globalement, c'est la notion de forme et d'invention qui a été repensée face à la notion de structure.
Ce livre étudie la philosophie de la technique de Gilbert Simondon (1924-1989) et sa pensée de l'individuation. A travers les grands moments de l'histoire des techniques (tradition, révolution industrielle, cybernétique), il interroge les notions de progrès, d'aliénation et de mémoire. Il analyse aussi le concept d'individuation et l'impact du devenir sur les organismes et le psychisme. Enfin, il met en lumière plusieurs aspects méconnus de la pensée de Simondon : son rapport à la psychologie des profondeurs, au sacré et à la "technoesthétique ". Les techniques ont transformé les sociétés. Elles sont le bras armé d'une imagination nouvelle qui s'est donné les moyens de concrétiser ses désirs. Les interrogations sont nombreuses : quelles individuations valoriser, quelles techniques faut-il défendre et quelles autres réprouver ? A partir de confrontations avec Diderot, Marx, Bergson, Jung, Eliade ou Jankélévitch, la philosophie de Simondon occupe une place centrale dans ce débat.