Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le salut par procuration. Jalons pour une histoire des confraternités ou affiliations régulières
Cevins Marie-Madeleine de
PU RENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782753593619
Explorer un terrain de recherche quasiment vierge en faisant sortir de l'ombre un objet religieux mal identifié car souvent confondu avec les confréries, les messes pour les défunts, ou encore les indulgences, tel est ici le projet. Il s'agit plus précisément d'examiner les confraternités ou les affiliations spirituelles nées autour des monastères, couvents, chapitres canoniaux et commanderies hospitalières, de leur apparition en Occident au haut Moyen Age jusqu'à leurs avatars actuels. A la lumière d'une documentation disséminée, inégalement conservée et rendue invisible par des classements archivistiques aléatoires, l'ouvrage s'attache à caractériser les sources, le vocabulaire et le contenu pastoral de cette formule consistant à partager les bienfaits salvifiques d'une communauté ecclésiastique avec des individus (ou groupes d'individus) extérieurs à celle-ci. Au prix d'un patient travail de contextualisation, les auteurs apportent des éléments nouveaux sur ses usages par les réguliers comme par leurs bienfaiteurs. Ils posent ainsi de précieux jalons pour que s'écrive un jour l'histoire longue de cette pratique religieuse combinant marché du salut et solidarité chrétienne face à l'inéluctable défi de l'au-delà. Avec le soutien de l'unité de recherche Tempora de l'Université Rennes 2 et de l'Institut universitaire de France.
Cevins Marie-Madeleine de ; Csukovits Eniko ; Mari
De saint Wenceslas à la Sainte Couronne de Hongrie, du bouclier de la foi aux invasions mongoles et aux croisades de Prusse, les motifs qui ont forgé l'imaginaire collectif des habitants de l'ancien "bloc de l'Est" et leur servent aujourd'hui de références identitaires jusque dans les plus hautes sphères de l'Etat et de la diplomatie remontent pour l'essentiel au Moyen Age. Impossible de comprendre l'évolution actuelle de ces pays sans disposer de ces clés de compréhension. Confié à une centaine d'historiens, sous la direction de Marie-Madeleine de Cevins, ce livre - qui tient à la fois du dictionnaire encyclopédique et de l'essai collectif - embrasse l'ensemble géographique couvert par les duchés puis royaumes de Bohême, Moravie, Hongrie et Pologne sur plus de huit siècles.
Sujet: Trois ours vivent dans une maison au fond des bois. Un matin, ils préparent leur petit déjeuner et décident d'aller se promener en attendant qu'il refroidisse. Une petite fille entre alors dans la maison déserte et se met à goûter au porridge, essayer les sièges et même les lits. Elle finit par s'assoupir dans l'un d'eux. A leur retour, les habitants découvrent que leur maison a été visitée et trouvent l'enfant dans un des lits. Elle sursaute et, prise de panique s'enfuit en courant sans excuse d'aucune sorte. Commentaire: Ce conte destiné à enseigner le respect du bien d'autrui est bien l'histoire de «Boucle d'or» que nous connaissons tous. Edité à la façon des livres d'autrefois: dessins et texte sur papier mat, belle couverture avec reliure en toile. La typographie utilisée aide le narrateur à donner du relief à l'histoire. C'est l'illustration qui donne un aspect nouveau à ce conte. Boucle d'or y est édentée et enlaidie. Les enfants s'indigneront à coup sûr de la conduite de la fillette hideuse! Mais elle est un peu troublante par rapport à l'image qu'on garde de la Boucle d'Or de notre propre enfance.
De Christophe Colomb à Nicolas Machiavel, le milieu du XVe siècle a vu naître des personnalités qui ont hâté l'avènement de la modernité par leurs idées, leurs projets ou leurs actes. Mathias (Ier) Corvin, né en 1443, roi de Hongrie (1458-1490) et de Bohême (à partir de 1469), est de ceux-là. Il a marqué l'Europe centrale de son sceau, quelques décennies seulement avant la reconfiguration générale qui suivit l'expansion maximale des Turcs sur le vieux continent et permit la domination des Habsbourg. Il échafauda un ensemble territorial débordant largement du bassin carpatique. Grâce à ses talents diplomatiques, à la redoutable " Armée noire " (où s'illustrèrent les premiers hussards), il dompta " Dracula " (Vlad l'Empaleur) et refoula l'agresseur ottoman dans les Balkans, pendant qu'à l'ouest et au nord, il s'emparait de la Moravie (tchèque), de la Silésie (polonaise), de la Lusace (allemande) et enfin de la Basse-Autriche. Porté sur le trône de saint Etienne par la gloire qui auréolait Jean de Hunyad - champion de la Chrétienté vainqueur des Turcs à Belgrade (1456) -, Mathias aurait pu servir de modèle à l'auteur du Prince par ses méthodes de gouvernement. Il se rapproche aussi de Laurent le Magnifique par son engagement en faveur des arts, passeur de la Renaissance italienne au nord des Alpes. Si la renommée de Mathias Corvin n'est pas usurpée, elle ne saurait masquer ses erreurs. Grevés d'impôts, ses sujets lui reprochaient de sacrifier leur bien-être sur l'autel de ses ambitions extérieures. Toujours est-il qu'après sa mort, l'édifice s'effondra tel un château de cartes en moins d'une génération.
Ce livre n'est pas seulement le fruit d'un événement circonstanciel, à savoir la question d'histoire médiévale mise au programme de l'agrégation externe en 2010-2011. Il procède d'une démarche éclairant d'un jour nouveau l'histoire du fait religieux en Occident au Moyen Age et dont les travaux récents, attentifs aux apports méthodologiques de l'anthropologie et de la sociologie, montrent toute la fécondité. Il s'agit en un mot de comprendre comment s'articulent deux versants du christianisme médiéval : les éléments de stabilité (les" structures ") d'une part, les éléments mouvants (les "dynamiques ") d'autre part. Plus efficiente que l'opposition conventionnelle entre " institutions " d'un côté et " vie religieuse ", cette démarche relie les cadres hiérarchiques et normatifs aux idées qui ont présidé à leur Instauration. Elle s'efforce par ailleurs de mettre en lien données religieuses et données sociales, dans leurs concordances comme dans leurs dissonances et leurs confrontations. Si le mot " sociétés " est ici au pluriel, c'est pour appréhender la réalité sociale dans toute sa diversité - différences entre milieu urbain et monde rural, entre élites et foules anonymes, entre hommes et femmes, entre peuples, entre communautés religieuses dominantes ou en minorité, etc. Ceci dans un espace immense, celui de l'Occident latin - de la Scandinavie à la péninsule Ibérique reconquise et de l'Irlande à la Hongrie - et en couvrant une période de près de trois siècles : du Troisième concile du Latran (1179) - qui met fin au cycle de la " réforme grégorienne " tout en préparant la valorisation de la paroisse connue cadre privilégié de l'action pastorale, sur fond d'épanouissement du courant évangélique et de foisonnement hérétique - jusqu'à la clôture du concile de Hâle (1449) - qui sonne le glas du conciliarisme au profit d'un pouvoir pontifical dont le champ s'est considérablement réduit depuis la consolidation des Eglises nationales. Pour relever ce défi ambitieux, une quarantaine d'auteurs français et étrangers ont été mis à contribution. Tous spécialistes du domaine qu'ils abordent, ils en proposent une synthèse à la fois accessible et actualisée à la lumière de leurs dernières découvertes.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?