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Structures et dynamiques religieuses dans les sociétés de l'Occident latin (1179-1449)
Cevins Marie-Madeleine de ; Matz Jean-Michel
PU RENNES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782753511880
Ce livre n'est pas seulement le fruit d'un événement circonstanciel, à savoir la question d'histoire médiévale mise au programme de l'agrégation externe en 2010-2011. Il procède d'une démarche éclairant d'un jour nouveau l'histoire du fait religieux en Occident au Moyen Age et dont les travaux récents, attentifs aux apports méthodologiques de l'anthropologie et de la sociologie, montrent toute la fécondité. Il s'agit en un mot de comprendre comment s'articulent deux versants du christianisme médiéval : les éléments de stabilité (les" structures ") d'une part, les éléments mouvants (les "dynamiques ") d'autre part. Plus efficiente que l'opposition conventionnelle entre " institutions " d'un côté et " vie religieuse ", cette démarche relie les cadres hiérarchiques et normatifs aux idées qui ont présidé à leur Instauration. Elle s'efforce par ailleurs de mettre en lien données religieuses et données sociales, dans leurs concordances comme dans leurs dissonances et leurs confrontations. Si le mot " sociétés " est ici au pluriel, c'est pour appréhender la réalité sociale dans toute sa diversité - différences entre milieu urbain et monde rural, entre élites et foules anonymes, entre hommes et femmes, entre peuples, entre communautés religieuses dominantes ou en minorité, etc. Ceci dans un espace immense, celui de l'Occident latin - de la Scandinavie à la péninsule Ibérique reconquise et de l'Irlande à la Hongrie - et en couvrant une période de près de trois siècles : du Troisième concile du Latran (1179) - qui met fin au cycle de la " réforme grégorienne " tout en préparant la valorisation de la paroisse connue cadre privilégié de l'action pastorale, sur fond d'épanouissement du courant évangélique et de foisonnement hérétique - jusqu'à la clôture du concile de Hâle (1449) - qui sonne le glas du conciliarisme au profit d'un pouvoir pontifical dont le champ s'est considérablement réduit depuis la consolidation des Eglises nationales. Pour relever ce défi ambitieux, une quarantaine d'auteurs français et étrangers ont été mis à contribution. Tous spécialistes du domaine qu'ils abordent, ils en proposent une synthèse à la fois accessible et actualisée à la lumière de leurs dernières découvertes.
Vue de France, l'Europe centrale demeure à ce jour un objet historique non identifié, surtout à propos du Moyen Age. Malgré la curiosité qu'éveilla l'élargissement de l'Union Européenne en 2004 et 2007, on manque encore d'outils commodes pour appréhender son passé lointain. Combien savent que la Pologne, dont l'identité s'est forgée autour du catholicisme, a été convertie par le duc Miesco (1er) à partir de 965 ; que la Bohême, bien que slave, faisait déjà partie intégrante de l'Empire germanique au XIe siècle ; que les descendants du capétien Charles d'Anjou, frère cadet de Saint Louis, régnèrent sur la Hongrie pendant près d'un siècle ? Ce petit livre se propose de fournir aux lecteurs non spécialistes - étudiants, enseignants, chercheurs travaillant sur d'autres espaces, d'autres périodes ou en quête de nouveaux points de comparaison, mais aussi amateurs d'histoire et voyageurs curieux - les connaissances élémentaires sur l'Europe centrale au Moyen Age. Il porte sur les trois pays qui en forment le noyau : la Bohême, la Hongrie et la Pologne, dans leurs frontières médiévales englobant la Croatie, la Slovaquie et la Roumanie occidentale actuelles. L'ouvrage s'ouvre par une réflexion originale sur la notion d'"Europe centrale" appliquée au Moyen Age. Il restitue ensuite la trame des événements survenus entre les années 960 et le milieu des années 1520, en suivant une progression chronologique et en se conformant au découpage national. Mais il apporte également un éclairage transversal sur les processus de longue durée, tant économiques et sociaux que culturels ou religieux. Autant d'indices qui plaident en faveur de l'existence dès le Moyen Age d'une véritable région historique au coeur du vieux continent.
Les décennies charnières qui s'inscrivent entre le dernier tiers du XIVe siècle et le milieu du XVIe siècle virent s'opérer sur l'ensemble du continent européen de profonds bouleversements sociaux, religieux et culturels, d'où sortirent les fondements du monde actuel. Mais l'Angleterre n'est pas la Russie. Qu'en fut-il entre ces deux pôles, dans cette "Europe médiane" si originale par sa diversité ethnique, sa christianisation tardive et sa position de frontière de l'Occident face à l'Orient byzantin et musulman? Telle est l'interrogation qui se trouve à l'origine de ce volume et du colloque international qui l'a précédé. On considère souvent que l'Europe centrale, prisonnière de structures archaïques héritées de son passé magyaro-slave et entretenues par une noblesse toute-puissante, solidaire et viscéralement hostile à toute innovation, a manqué le virage de la modernité. Les quatorze contributions réunies dans ce livre démontrent chacune à leur manière l'ineptie de ce raisonnement. Elles ne se contentent pas d'identifier les ferments de renouveau qui, de Hus à Copernic, ont éclos au centre du vieux continent. Revenant sur les présupposés qui entourent les notions de "première modernité" ou de "modèle occidental", elles apportent un éclairage inédit sur les rapports centre-périphérie comme sur les liens entre idéologie, société et culture. On y apprendra ainsi que les nobles autrichiens, polonais, tchèques et hongrois formaient en réalité un groupe social très hétérogène, écartelé jusque dans ses choix vestimentaires entre références occidentales et inspiration orientale. Autre révélation: alors que les expéditions contre les Turcs avaient en Hongrie une dimension nationale et populaire depuis le XVe siècle, ce n'est pas l'idéal de croisade mais l'esprit de tolérance qui soufflait en Pologne, du fait de la présence de païens et d'orthodoxes en Lituanie. On découvrira enfui que l'élite politique et intellectuelle de la Bohême rêva longtemps de faire de Prague le coeur de l'Europe et même du monde.
Il était une fois Trois Ours, qui vivaient ensemble dans une maison tout au fond des bois. Un matin, les Trois Ours décidèrent d'aller se promener. Et pendant, ce temps-là; une petite fille, Boucles d'Or, arriva devant leur maison... Après La Petite Poule Rousse, Paul Gadone propose cette autre version truculente d'un célèbre conte traditionnel.
Il était une fois Trois Ours, qui vivaient ensemble dans une maison tout au fond des bois. Un matin, les Trois Ours décidèrent d'aller se promener. Et, pendant ce temps-là, une petite fille, Boucles d' Or, arriva devant leur maison... Après La Petite Poule Rousse, Paul Galdone propose cette autre version truculente d'un célèbre conte traditionnel.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.