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L'Europe centrale au seuil de la modernité. Mutations sociales, religieuses et culturelles : Autrich
Cevins Marie-Madeleine de
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753512269
Les décennies charnières qui s'inscrivent entre le dernier tiers du XIVe siècle et le milieu du XVIe siècle virent s'opérer sur l'ensemble du continent européen de profonds bouleversements sociaux, religieux et culturels, d'où sortirent les fondements du monde actuel. Mais l'Angleterre n'est pas la Russie. Qu'en fut-il entre ces deux pôles, dans cette "Europe médiane" si originale par sa diversité ethnique, sa christianisation tardive et sa position de frontière de l'Occident face à l'Orient byzantin et musulman? Telle est l'interrogation qui se trouve à l'origine de ce volume et du colloque international qui l'a précédé. On considère souvent que l'Europe centrale, prisonnière de structures archaïques héritées de son passé magyaro-slave et entretenues par une noblesse toute-puissante, solidaire et viscéralement hostile à toute innovation, a manqué le virage de la modernité. Les quatorze contributions réunies dans ce livre démontrent chacune à leur manière l'ineptie de ce raisonnement. Elles ne se contentent pas d'identifier les ferments de renouveau qui, de Hus à Copernic, ont éclos au centre du vieux continent. Revenant sur les présupposés qui entourent les notions de "première modernité" ou de "modèle occidental", elles apportent un éclairage inédit sur les rapports centre-périphérie comme sur les liens entre idéologie, société et culture. On y apprendra ainsi que les nobles autrichiens, polonais, tchèques et hongrois formaient en réalité un groupe social très hétérogène, écartelé jusque dans ses choix vestimentaires entre références occidentales et inspiration orientale. Autre révélation: alors que les expéditions contre les Turcs avaient en Hongrie une dimension nationale et populaire depuis le XVe siècle, ce n'est pas l'idéal de croisade mais l'esprit de tolérance qui soufflait en Pologne, du fait de la présence de païens et d'orthodoxes en Lituanie. On découvrira enfui que l'élite politique et intellectuelle de la Bohême rêva longtemps de faire de Prague le coeur de l'Europe et même du monde.
Résumé : Les Français ignorent superbement Eienne de Hongrie ou ne se font de lui qu'une idée caricaturale : celle d'un païen à la tête de hordes sauvages, qui ; serait soudain converti à la religion du Christ en entraînant ses guerriers avec lui. Il mérite pourtant mieux que cette image sommaire car il a l'envergure d'autres bâtisseurs d'empires du Moyen Age, tels Clovis, Charlemagne Guillaume le Conquérant, Otton Ier ou Vladimir le Grand. Mille ans avant l'entrée de la Hongrie dans l'Union européenne, c'est lui qui a amarré a monde occidental le bassin des Carpates où les Magyars avaient fini par élir domicile au tournant des IXe et Xe siècles. Déjà le prince Géza, père d'Etienne amorça vers 960/970 un revirement complet en sédentarisant son peuple, en choisissant le baptême dans le rite latin, en entamant l'évangélisation de ses compagnons et en recherchant la paix avec le puissant Saint Empire. Après avoir conquis le pouvoir par les armes en 997, son fils Etienne obtint du pape la couronne qui marquait sa reconnaissance comme roi chrétien avec l'accord de l'empereur Otton III. A l'intérieur, il s'imposa, par la force ou par la persuasion aux tenants des traditions ancestrales des Magyars : la fédération de tribus laissa place à un véritable royaume. La conversion d peuple à peine achevée, Etienne fonda une Eglise nationale autonome, dirigé par l'archevêque d'Esztergom et animée par des clercs venus de Bohême ou de Vénétie. Plus étonnant encore; il réussit à préserver l'indépendance de la Hongrie - à l'inverse de son voisin tchèque et avec des méthodes plu pacifiques que, son homologue polonais Mais la fin du règne fut assombri par la maladie et la douleur causée par la mort de son fils Emeric, sept ans avant lui (1038). Preuve de la difficulté qu'eurent ses sujets à accepter se réformes, il fallut près d'un demi-siècle pour obtenir sa canonisation (1083). C'était la première fois qu'un souverain n'étant pas mort martyr était porté sur les autels en Occident. Il se trouvait ainsi érigé en modèle pou les générations à venir, pas seulement en Hongrie, mais aussi dans l'ensemble de la chrétienté médiévale.
Cevins Marie-Madeleine de ; Csukovits Eniko ; Mari
De saint Wenceslas à la Sainte Couronne de Hongrie, du bouclier de la foi aux invasions mongoles et aux croisades de Prusse, les motifs qui ont forgé l'imaginaire collectif des habitants de l'ancien "bloc de l'Est" et leur servent aujourd'hui de références identitaires jusque dans les plus hautes sphères de l'Etat et de la diplomatie remontent pour l'essentiel au Moyen Age. Impossible de comprendre l'évolution actuelle de ces pays sans disposer de ces clés de compréhension. Confié à une centaine d'historiens, sous la direction de Marie-Madeleine de Cevins, ce livre - qui tient à la fois du dictionnaire encyclopédique et de l'essai collectif - embrasse l'ensemble géographique couvert par les duchés puis royaumes de Bohême, Moravie, Hongrie et Pologne sur plus de huit siècles.
Il était une fois Trois Ours, qui vivaient ensemble dans une maison tout au fond des bois. Un matin, les Trois Ours décidèrent d'aller se promener. Et pendant, ce temps-là; une petite fille, Boucles d'Or, arriva devant leur maison... Après La Petite Poule Rousse, Paul Gadone propose cette autre version truculente d'un célèbre conte traditionnel.
Vue de France, l'Europe centrale demeure à ce jour un objet historique non identifié, surtout à propos du Moyen Age. Malgré la curiosité qu'éveilla l'élargissement de l'Union Européenne en 2004 et 2007, on manque encore d'outils commodes pour appréhender son passé lointain. Combien savent que la Pologne, dont l'identité s'est forgée autour du catholicisme, a été convertie par le duc Miesco (1er) à partir de 965 ; que la Bohême, bien que slave, faisait déjà partie intégrante de l'Empire germanique au XIe siècle ; que les descendants du capétien Charles d'Anjou, frère cadet de Saint Louis, régnèrent sur la Hongrie pendant près d'un siècle ? Ce petit livre se propose de fournir aux lecteurs non spécialistes - étudiants, enseignants, chercheurs travaillant sur d'autres espaces, d'autres périodes ou en quête de nouveaux points de comparaison, mais aussi amateurs d'histoire et voyageurs curieux - les connaissances élémentaires sur l'Europe centrale au Moyen Age. Il porte sur les trois pays qui en forment le noyau : la Bohême, la Hongrie et la Pologne, dans leurs frontières médiévales englobant la Croatie, la Slovaquie et la Roumanie occidentale actuelles. L'ouvrage s'ouvre par une réflexion originale sur la notion d'"Europe centrale" appliquée au Moyen Age. Il restitue ensuite la trame des événements survenus entre les années 960 et le milieu des années 1520, en suivant une progression chronologique et en se conformant au découpage national. Mais il apporte également un éclairage transversal sur les processus de longue durée, tant économiques et sociaux que culturels ou religieux. Autant d'indices qui plaident en faveur de l'existence dès le Moyen Age d'une véritable région historique au coeur du vieux continent.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour