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Mathias Corvin. Un roi pour l'Europe centrale (1458-1490)
Cevins Marie-Madeleine de
INDES SAVANTES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782846544368
De Christophe Colomb à Nicolas Machiavel, le milieu du XVe siècle a vu naître des personnalités qui ont hâté l'avènement de la modernité par leurs idées, leurs projets ou leurs actes. Mathias (Ier) Corvin, né en 1443, roi de Hongrie (1458-1490) et de Bohême (à partir de 1469), est de ceux-là. Il a marqué l'Europe centrale de son sceau, quelques décennies seulement avant la reconfiguration générale qui suivit l'expansion maximale des Turcs sur le vieux continent et permit la domination des Habsbourg. Il échafauda un ensemble territorial débordant largement du bassin carpatique. Grâce à ses talents diplomatiques, à la redoutable " Armée noire " (où s'illustrèrent les premiers hussards), il dompta " Dracula " (Vlad l'Empaleur) et refoula l'agresseur ottoman dans les Balkans, pendant qu'à l'ouest et au nord, il s'emparait de la Moravie (tchèque), de la Silésie (polonaise), de la Lusace (allemande) et enfin de la Basse-Autriche. Porté sur le trône de saint Etienne par la gloire qui auréolait Jean de Hunyad - champion de la Chrétienté vainqueur des Turcs à Belgrade (1456) -, Mathias aurait pu servir de modèle à l'auteur du Prince par ses méthodes de gouvernement. Il se rapproche aussi de Laurent le Magnifique par son engagement en faveur des arts, passeur de la Renaissance italienne au nord des Alpes. Si la renommée de Mathias Corvin n'est pas usurpée, elle ne saurait masquer ses erreurs. Grevés d'impôts, ses sujets lui reprochaient de sacrifier leur bien-être sur l'autel de ses ambitions extérieures. Toujours est-il qu'après sa mort, l'édifice s'effondra tel un château de cartes en moins d'une génération.
Vue de France, l'Europe centrale demeure à ce jour un objet historique non identifié, surtout à propos du Moyen Age. Malgré la curiosité qu'éveilla l'élargissement de l'Union Européenne en 2004 et 2007, on manque encore d'outils commodes pour appréhender son passé lointain. Combien savent que la Pologne, dont l'identité s'est forgée autour du catholicisme, a été convertie par le duc Miesco (1er) à partir de 965 ; que la Bohême, bien que slave, faisait déjà partie intégrante de l'Empire germanique au XIe siècle ; que les descendants du capétien Charles d'Anjou, frère cadet de Saint Louis, régnèrent sur la Hongrie pendant près d'un siècle ? Ce petit livre se propose de fournir aux lecteurs non spécialistes - étudiants, enseignants, chercheurs travaillant sur d'autres espaces, d'autres périodes ou en quête de nouveaux points de comparaison, mais aussi amateurs d'histoire et voyageurs curieux - les connaissances élémentaires sur l'Europe centrale au Moyen Age. Il porte sur les trois pays qui en forment le noyau : la Bohême, la Hongrie et la Pologne, dans leurs frontières médiévales englobant la Croatie, la Slovaquie et la Roumanie occidentale actuelles. L'ouvrage s'ouvre par une réflexion originale sur la notion d'"Europe centrale" appliquée au Moyen Age. Il restitue ensuite la trame des événements survenus entre les années 960 et le milieu des années 1520, en suivant une progression chronologique et en se conformant au découpage national. Mais il apporte également un éclairage transversal sur les processus de longue durée, tant économiques et sociaux que culturels ou religieux. Autant d'indices qui plaident en faveur de l'existence dès le Moyen Age d'une véritable région historique au coeur du vieux continent.
Sujet: Trois ours vivent dans une maison au fond des bois. Un matin, ils préparent leur petit déjeuner et décident d'aller se promener en attendant qu'il refroidisse. Une petite fille entre alors dans la maison déserte et se met à goûter au porridge, essayer les sièges et même les lits. Elle finit par s'assoupir dans l'un d'eux. A leur retour, les habitants découvrent que leur maison a été visitée et trouvent l'enfant dans un des lits. Elle sursaute et, prise de panique s'enfuit en courant sans excuse d'aucune sorte. Commentaire: Ce conte destiné à enseigner le respect du bien d'autrui est bien l'histoire de «Boucle d'or» que nous connaissons tous. Edité à la façon des livres d'autrefois: dessins et texte sur papier mat, belle couverture avec reliure en toile. La typographie utilisée aide le narrateur à donner du relief à l'histoire. C'est l'illustration qui donne un aspect nouveau à ce conte. Boucle d'or y est édentée et enlaidie. Les enfants s'indigneront à coup sûr de la conduite de la fillette hideuse! Mais elle est un peu troublante par rapport à l'image qu'on garde de la Boucle d'Or de notre propre enfance.
Explorer un terrain de recherche quasiment vierge en faisant sortir de l'ombre un objet religieux mal identifié car souvent confondu avec les confréries, les messes pour les défunts, ou encore les indulgences, tel est ici le projet. Il s'agit plus précisément d'examiner les confraternités ou les affiliations spirituelles nées autour des monastères, couvents, chapitres canoniaux et commanderies hospitalières, de leur apparition en Occident au haut Moyen Age jusqu'à leurs avatars actuels. A la lumière d'une documentation disséminée, inégalement conservée et rendue invisible par des classements archivistiques aléatoires, l'ouvrage s'attache à caractériser les sources, le vocabulaire et le contenu pastoral de cette formule consistant à partager les bienfaits salvifiques d'une communauté ecclésiastique avec des individus (ou groupes d'individus) extérieurs à celle-ci. Au prix d'un patient travail de contextualisation, les auteurs apportent des éléments nouveaux sur ses usages par les réguliers comme par leurs bienfaiteurs. Ils posent ainsi de précieux jalons pour que s'écrive un jour l'histoire longue de cette pratique religieuse combinant marché du salut et solidarité chrétienne face à l'inéluctable défi de l'au-delà. Avec le soutien de l'unité de recherche Tempora de l'Université Rennes 2 et de l'Institut universitaire de France.
Il était une fois Trois Ours, qui vivaient ensemble dans une maison tout au fond des bois. Un matin, les Trois Ours décidèrent d'aller se promener. Et pendant, ce temps-là; une petite fille, Boucles d'Or, arriva devant leur maison... Après La Petite Poule Rousse, Paul Gadone propose cette autre version truculente d'un célèbre conte traditionnel.
Jean Geoffroy est né à Marennes en 1853. Très tôt, avec ses parents, il part pour Paris où il reçoit une solide éducation artistique. A partir de 1875, il travaille pour l'éditeur Jules Hetzel, participe à l'illustration de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse et réalise plusieurs affiches publicitaires. Sous le nom de Géo, il participe régulièrement aux Salons qui accueillent avec succès ses peintures et ses aquarelles. Représentant du courant naturaliste, il met ses sujets principaux, l'enfance et la famille, au service de la jeune troisième République et de ses idéaux, se faisant un héraut des réformes scolaires lancées par Jules Ferry ou Ferdinand Buisson. Dès lors, son art se met dans les pas de l'Histoire, celle qui prônait les vertus nationales à travers l'exaltation de l'école républicaine et la mise en place d'un système de santé pour tous. En peignant, sans pathos, le quotidien, voire l'intimité, des humbles, Geoffroy devient un passeur d'idées sociales aussi important pour les historiens que pour les historiens d'art. En son temps, la réception de son oeuvre fut enthousiaste et il bénéficia de nombreux achats et commandes de l'Etat et de collectionneurs. La ville de Saintes reconnut très tôt cet enfant du pays, puisque dès 1893, elle lui acheta son Compliment, un des chefs-d'oeuvre du musée de l'Echevinage.
Plus de deux siècles après, l'idée folle de reconstruire à l'identique l'illustre frégate l'Hermione se réalise. L'Angoumois et le Périgord renouent ainsi avec l'époque glorieuse où les canons de la Marine, faits du fer, du bois et des eaux du haut bassin versant de la Charente, rejoignaient au fil du fleuve l'arsenal de Rochefort. Histoire passionnante que celle-ci, elle fait renaître des pans entiers d'une tradition locale trop oubliée qui a pourtant marqué ces provinces de son empreinte et structure aujourd'hui encore nombre de leurs paysages. C'est aussi l'histoire de ces canons qui, des côtes américaines à celles des Indes, vont faire trembler la flotte anglaise. Une véritable épopée où se croisent les destins du marquis de La Fayette, de George Washington et de ces glorieux marins que sont Latouche-Tréville à Rochefort ou Suffren à Toulon. Ce livre, parfaitement documenté et illustré, est le résultat de plusieurs années de recherches et de reconstitutions historiques menées par un groupe issu de la " Route des tonneaux et des canons ", en liaison avec l'association " Hermione-La Fayette ". C'est avec fougue qu'il raconte une prodigieuse aventure humaine où son lecteur devient le compagnon de ces hommes de haute race ou d'humble condition qui tous participent à une vaste entreprise : redonner son rang à la marine française et par là-même, grâce à ses " canons de la Liberté ", participer à la première victoire des Droits de l'Homme.
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.
Elles ont régné, elles ont écrit, elles ont inventé, elles ont résisté, elles ont sauvé des vies... En France et dans les Charentes et le Poitou, les femmes ont toujours joué un rôle important dans la société. Actrices de l'histoire, active dans tous les domaines de la vie publique, au fil des siècles et notamment ces deux derniers, elles se sont affirmées. Si l'ouvrage dessine une "condition féminine" en évolution, il montre aussi l'hétérogénéité, la diversité des statuts, des appartenances sociales, culturelles... Par leur personnalité extraordinaire, les deux cents femmes réunies dans cet ouvrage ont eu un destin déterminant pour l'histoire régionale. Femmes d'art, de lettres, de pouvoir, de savoir, d'action ou de foi, elles font chacune l'objet d'une biographie qui illustre leur singularité et un index favorise leur consultation rapide. Dans la Résistance, elles se sont révélées très active et efficaces, payant comme les hommes un lourd tribut. De nombreuses figures féminines émergent, d'Aliénor d'Aquitaine à Isabelle Autissier, en passant par Madeleine Chapsal et Colette Besson. Véritable panorama des grandes femmes, ce livre propose une histoire de la région au féminin.