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Propos intempestifs
Cessole Bruno de
DIFFERENCE
15,15 €
Épuisé
EAN :9782729113285
Chaque jour, la presse livre en pâture au public une moisson d'événements. Malheureux ou heureux, dramatiques ou cocasses, importants ou dérisoires, ils tissent la trame de l'" actualité ", sous le terrorisme de laquelle, bon gré, mal gré, nous vivons. Ces Propos intempestifs sont le reflet de trois ans d'" actualités " passées au crible d'un regard qui se veut sans ?illères, à défaut d'être neutre. Parmi ces considérations inactuelles ou intempestives, la politique se taille une part moins belle que la culture et les événements y sont moins bien traités que les hommes. Comme l'a écrit Jean Dutourd, il faut savoir gré à Bruno de Cessole " d'être insolent, d'être irrespectueux, de penser librement, comme un loup au milieu des moutons du XXIème siècle, de ne pas remettre les pendules à l'heure et de dédaigner de calmer le jeu ". Ces défauts, l'auteur ne s'en excuse pas, ayant moins cherché à satisfaire les hypothétiques désirs d'improbables lecteurs, qu'à relever le défi, plus ardu, de se plaire.
Quelle famille n'a pas élevé son cygne noir? Pas nécessairement brimé, mais juste négligé, dédaigné, voire ignoré. Charles de Sévigné, sur le berceau de qui toutes les fées s'étaient généreusement penchées - il était beau, spirituel, charmant, désintéressé - fut pourtant le "moins aimé" de sa célèbre mère, Mme de Sévigné, qui voua à sa fille, Mme de Grignan, un amour idolâtre et exclusif. Dans une longue et dernière lettre à la fameuse épistolière, le "petit (rater" s'efforce de comprendre pourquoi et en quoi il démérita aux yeux de sa mère, et fut privé d'une affection qui, plus entière, lui aurait permis de s'épanouir dans sa vie publique et privée. À travers la destinée de ce Don Juan malgré lui, guerrier malchanceux, courtisan désinvolte, lettré et provincial contrarié, petit-neveu du cardinal de Retz, familier de Mme de La Fayette et de La Rochefoucauld, compagnon de Boileau, Racine et La Fontaine, amant de Ninon de Lenclos, c'est tout le Grand Siècle qui revit: des ruelles et des alcôves aux cabarets, des champs de bataille et des antichambres de Versailles aux retraites campagnardes, sous une plume vive, ironique et enjouée, qui réinvente la langue du classicisme.
La version des Echecs moralisés de Jean Ferron (1347) est la meilleure traduction française du Liber super ludum scacchorum de Jacques de Cessoles. Ce recueil d'exempla moralisés destiné à l'origine aux prédicateurs doit son immense succès à l'expression de l'utopie médiévale efficace et influente où les parallèles établis entre figures du jeu et états du monde, mouvements des pièces et rapports sociaux se confortent mutuellement. Symbole du fonctionnement idéalisé du pouvoir royal, le jeu de réflexion à l'image de la guerre détourné par la parole de l'Eglise offre à ses lecteurs pieux et passionnés une représentation du monde rigoureuse et encore optimiste au début de la guerre de Cent Ans, juste avant la peste de 1348. Florilège d'historiettes ciselées et de vraies nouvelles au sens littéraire du terme précédant de peu le Décaméron de Boccace (entre 1349 et 1353), la traduction-création de Jean Ferron est un chef-d'oeuvre de la littérature didactique et morale du Moyen Age.
Résumé : De Montaigne à François Mitterrand. L'histoire inédite d'une exception française. La France possède une singularité enviée du monde, et sans doute vouée à disparaître : la liaison étroite qu'entretiennent depuis des siècles la politique et la littérature. En quel autre pays, un homme d'Etat estimerait que la légitimité issue du suffrage est rehaussée par le prestige de l'écriture ? En quel autre pays les grands écrivains jugent que leur génie leur octroie le devoir d'éclairer les destinées de la nation et de guider le peuple ? Ce croisement n'a pas été l'exception mais la norme, comme en témoignent par exemple la publication du Mémorial de Sainte-Hélène et celle des Mémoires de Charles de Gaulle dans la bibliothèque de la Pléiade. Du XVIe au XXIe siècle, ce grand livre met en lumière, à travers une galerie de portraits d'hommes politiques qui ont écrit des chefs-d'oeuvre et d'écrivains phares qui ont exercé le pouvoir, cette endogamie paradoxale qui n'a cessé de susciter l'étonnement des étrangers, car elle donne aux mots une résonance et à la politique une élévation, presque une transcendance, qui manque tant aujourd'hui. Du côté des hommes d'Etat, voici Henri IV, Richelieu, Louis XIV, Mirabeau, Napoléon, Clemenceau, Jaurès, Blum, de Gaulle et Mitterrand, dont l'exercice du pouvoir s'est accompagné des pouvoirs de l'écrit. Parmi les écrivains dont la renommée a été le piédestal des ambitions politiques, voici Montaigne, Chateaubriand, Lamartine, Tocqueville, Hugo, Barrès, Malraux, Senghor... La littérature apparaît tantôt comme le vecteur d'une ambition, tantôt comme le deuil éclatant d'espoirs déçus, tandis que la politique cherche dans la littérature un surcroît de légitimité conjugué à un brevet pour la postérité. Un livre fort, doté d'une écriture superbe ; des portraits ciselés qui convoquent l'ironie de Saint-Simon et ont la profondeur de ceux de Sainte-Beuve.
Résumé : Un roman d'une classe folle qui aborde les pouvoirs comme les limites de la littérature. Auteur de best-sellers internationaux et fils d'immigrés portugais, Baltasar dos Santos obtient, avec le prix Nobel de littérature, la consécration qu'il a recherchée avec cynisme. Cependant, le jour de la cérémonie, il crée le scandale en révélant l'insincérité de son oeuvre tout en humiliant les jurés qui l'ont couronné. Traqué par les médias, il disparaît et se réfugie incognito à Lisbonne où il tourne le dos à l'écriture. Pourtant, quelque temps après, paraît un roman inédit signé de son nom. Qui a usurpé son identité et pourquoi ? Déterminé à percer ce mystère, Baltasar entame une enquête qui le mènera jusqu'au Brésil vers une révélation inattendue. Entre satire et émotion, ce roman explore, non sans humour, les pouvoirs et les limites de la littérature ; mais c'est à la traversée de l'existence d'un homme que nous invite vraiment Bruno de Cessole. Un homme qui, ayant épuisé ses amours comme ses forces, cherche et trouve son salut dans la " grande beauté " et l'esprit des lieux.
Un jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n'avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l'adolescence. Qu'a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s'est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n'était pas pire qu'un autre. Elle était une mère aimante. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L'attentat monstrueux qu'il a commis rend même sa douleur irrecevable. Écrivain engagé, Tom Lanoye prend la plume dans les journaux de son pays, milite pour les droits des homosexuels, s'insurge contre les Flamands qui veulent diviser la Belgique et reste abasourdi devant le fait que plus de 3.000 jeunes gens de nationalité belge aient basculé dans l'intégrisme militant et soient partis en Syrie. (Le pourcentage le plus élevé en Europe) Commandée pour commémorer la toute première attaque au gaz de combat menée par les Allemands en 1915 à Tielt, ville de Flandre occidentale, cette pièce a été jouée au Théâtre Malpertuis de Tielt en avril 2015, un siècle plus tard.
Entre 2000 et 2020, entre l'Amérique du Sud et l'Europe, chaque personnage, Lunus, Juan Serafini, Henk, Sofia, Angel, Hernàn et Lucas, en proie à ses démons, emprunte sa voie personnelle. Les uns disparaissent, les autres les recherchent, la crise argentine de 2001 éclate... Chaque protagoniste interagit, de près ou de loin, avec les autres. Au lecteur de rassembler les pièces manquantes de ce puzzle, agencées comme des fractales, ces objets mathématiques qui illustrent si bien "l'effet papillon" ou comment l'inattendu peut se glisser au milieu des phénomènes les mieux ordonnés.