Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le sceptre et la plume. Politique et littérature en France de Montaigne à François Mitterrand
Cessole Bruno de
PERRIN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782262040017
De Montaigne à François Mitterrand. L'histoire inédite d'une exception française. La France possède une singularité enviée du monde, et sans doute vouée à disparaître : la liaison étroite qu'entretiennent depuis des siècles la politique et la littérature. En quel autre pays, un homme d'Etat estimerait que la légitimité issue du suffrage est rehaussée par le prestige de l'écriture ? En quel autre pays les grands écrivains jugent que leur génie leur octroie le devoir d'éclairer les destinées de la nation et de guider le peuple ? Ce croisement n'a pas été l'exception mais la norme, comme en témoignent par exemple la publication du Mémorial de Sainte-Hélène et celle des Mémoires de Charles de Gaulle dans la bibliothèque de la Pléiade. Du XVIe au XXIe siècle, ce grand livre met en lumière, à travers une galerie de portraits d'hommes politiques qui ont écrit des chefs-d'oeuvre et d'écrivains phares qui ont exercé le pouvoir, cette endogamie paradoxale qui n'a cessé de susciter l'étonnement des étrangers, car elle donne aux mots une résonance et à la politique une élévation, presque une transcendance, qui manque tant aujourd'hui. Du côté des hommes d'Etat, voici Henri IV, Richelieu, Louis XIV, Mirabeau, Napoléon, Clemenceau, Jaurès, Blum, de Gaulle et Mitterrand, dont l'exercice du pouvoir s'est accompagné des pouvoirs de l'écrit. Parmi les écrivains dont la renommée a été le piédestal des ambitions politiques, voici Montaigne, Chateaubriand, Lamartine, Tocqueville, Hugo, Barrès, Malraux, Senghor... La littérature apparaît tantôt comme le vecteur d'une ambition, tantôt comme le deuil éclatant d'espoirs déçus, tandis que la politique cherche dans la littérature un surcroît de légitimité conjugué à un brevet pour la postérité. Un livre fort, doté d'une écriture superbe ; des portraits ciselés qui convoquent l'ironie de Saint-Simon et ont la profondeur de ceux de Sainte-Beuve.
Résumé : Un roman d'une classe folle qui aborde les pouvoirs comme les limites de la littérature. Auteur de best-sellers internationaux et fils d'immigrés portugais, Baltasar dos Santos obtient, avec le prix Nobel de littérature, la consécration qu'il a recherchée avec cynisme. Cependant, le jour de la cérémonie, il crée le scandale en révélant l'insincérité de son oeuvre tout en humiliant les jurés qui l'ont couronné. Traqué par les médias, il disparaît et se réfugie incognito à Lisbonne où il tourne le dos à l'écriture. Pourtant, quelque temps après, paraît un roman inédit signé de son nom. Qui a usurpé son identité et pourquoi ? Déterminé à percer ce mystère, Baltasar entame une enquête qui le mènera jusqu'au Brésil vers une révélation inattendue. Entre satire et émotion, ce roman explore, non sans humour, les pouvoirs et les limites de la littérature ; mais c'est à la traversée de l'existence d'un homme que nous invite vraiment Bruno de Cessole. Un homme qui, ayant épuisé ses amours comme ses forces, cherche et trouve son salut dans la " grande beauté " et l'esprit des lieux.
II a fallu du temps pour digérer les passions, les affronts, les massacres, toute cette haine déversée sur les nôtres. Il fallut du temps pour atteindre à une vue élargie et apaisée, pour passer d'un nationalisme de combat à la conscience sereine de l'identité. Oui, il a fallu du temps pour en arriver à cette idée nouvelle qu'en affirmant l'identité de "mon peuple" je défends celle de tous les peuples, qu'en assurant le droit égal de chaque culture, j'assure le même droit pour les miens." C'est Dominique Venner (1935-2013), l'historien qui revient sur les années d'action du soldat puis du militant politique qu'il fut entre 1954 et 1970. Avec le temps son regard, dénué de toute complaisance, ne cesse d'éclairer la valeur d'un engagement total, qui fut façonné dans la rigueur et l'abnégation. La guerre d'Algérie, revisitée sous tous ses aspects, fournit l'un des théâtres les plus retentissants d'une méditation élevée sur la force. Force des causes égales en dignité. Force et foi - souvent variables - des hommes confrontés à l'épreuve du choix et de la mort. Force insidieuse des évènements qu'on ne peut toujours mesurer. C'est encore la même force qui inspirera à Dominique Venner l'instinct de se retirer au coeur de l'étude, fidèle à sa quête d'authenticité.
Philippe Montclar, jeune étudiant en quête d'absolu, rencontre par hasard, dans les allées du jardin du Luxembourg, Frédéric Stauff, philosophe que l'intelligentsia parisienne a d'abord porté aux nues puis excommunié. Fasciné par le personnage dont nul ne parle plus, il enquête sur son passé et cherche à le revoir. Peu à peu se noue entre eux une relation amicale qui évolue vers des rapports de maître à disciple. Au fil de discussions dans les jardins et les cafés de Paris, Frédéric Stauff confie au jeune Montclar l'histoire de sa vie - sa conversion à un mode d'être obscur et anonyme qui prône le suicide comme seule issue philosophique à l'existence. Pour le convaincre, il lui raconte les échecs splendides de vies exemplaires: Senancour, Leopardi, Nietzsche, Bloy, Walser... Pourquoi Montclar, d'abord fasciné, commence-t-il à douter de son maître? Un voyage à Rome auprès d'un ancien camarade spécialiste du suicide dans la Rome antique l'amène à se demander s'il n'est pas manipulé par un héritier des sophistes. La maîtresse de Montclar, Ariane, sera l'instrument du destin. Biographie de l'auteur Bruno de Cessole, journaliste et critique littéraire, a collaboré à France Culture et à plusieurs journaux: Le Figaro, L'Express, Le Point, Les Nouvelles littéraires, Les Lettres françaises... Il a animé La Revue des Deux Mondes et il dirige les pages culturelles de Valeurs actuelles. Les Éditions de la Différence ont publié de lui, en 2001, un livre de chroniques, Propos intempestifs.
La guerre de sécession (1861-1865) fut la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matériellesde toute l'Histoire des Etats-Unis. Ce furent quatre années de batailles sauvages, avec 2 800 000combattants, qui firent quelque 628 000 morts et des centaines de milliers de blessés, sur une population de 35 millions d'habitants. Elle fut aussi l'une des guerres les plus intenses et les plus compliquées de tous les temps, atteignant un degré de brutalité mécanique préfigurant les horreurs de la Première guerre mondiale, cinquante ans plus tard, avec des batailles très brèves et meurtrières, les camps de prisonniers, les premières tranchées... De nouveaux moyens de combat (cuirassé, sous-marin, fusil à répétition, télégraphe, voies ferrées) furent utilisés. Pourtant, nous dit l'auteur « Si la Première guerre mondiale était inutile et cruelle, la guerre de sécession fut tout aussi meurtrière, mais elle ne fut pas inutile »: de là naquit l'Amérique moderne. Avec cette nouvelle histoire à la fois très documentée et très claire, Keegan nous livre aussi une vision passionnante de l'Amérique au milieu du XIXe siècle. Il remet à juste titre en question beaucoup d'idées reçues telles que: Etats du Sud peuplés de propriétaires d'esclaves, vision hollywoodienne de la vie des Sudistes (riches planteurs et non masse de blancs pauvres et sans esclaves), guerre longuement préparée,soldats bien entraînés... Il nous explique aussi l'impact de cette longue guerre sur la situation économique, la psychologie et l'évolution des comportements, en particulier pour les femmes dont le rôle très important modifia le statut et la perception qu'elles avaient d'elles-mêmes, dans le Sud comme dans le Nord.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.
Résumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.