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Spirale N° 61, mars 2012 : Les réseaux de périnatalité
Cesbron Paul ; Dugnat Michel
ERES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782749216621
Réseau, vous avez dit réseau?Michel DugnatMichel Dugnat, pédopsychiatre, praticien hospitalier, service de pédopsychiatrie du professeur F. Poinso, hôpital Sainte-Marguerite (AP-HM), Marseille(13)Cinq ans - et donc vingt numéros de la revue Spirale -, après le «Livre blanc de la périnatalité: quelques propositions à l'usage de Monsieur le président de la République» (Spirale 41), ce numéro de Spirale entreprend avec courage de se promener à travers la forêt des significations d'un signifiant d'un très poly-sémique: celui de «réseau». En ne prétendant aucunement la transformer en jardin, même à l'anglaise et même en se limitant aux seules utilisations du terme dans notre petit monde (small world...) de la périnatalité, il propose un parcours avec quelques bosquets.Paul Cesbron, d'entrée, met la barre haut: un obstétricien, fin lecteur de l'anthropologue Maurice Godelier, sait que dans aucune société une femme et un homme ne suffisent pour faire un enfant, et il convoque immédiatement le groupe indispensable à la naissance du sujet humain (comme l'écrit le psychanalyste René Kaës sciemment provocateur, pour qui ce n'est pas la femme qui accouche mais le groupe). Et ce groupe, cette communauté d'humains, Paul Cesbron va choisir de l'appeler «réseau», pour penser la façon dont de celui-ci naît une personne unique.Joëlle Rochette-Guglielmi nous propose alors son hypothèse - à partir d une situation de travail en réseau personnalisé: dans nos cités modernes, le rite se cache dans les techniques et les réseaux.En ce point, nous sommes donc bien loin du sens étroit que prend le terme réseau quand il désigne, dans «réseaux de santé», un dispositif sanitaire défini par une loi et des décrets - au moins en France, pays jacobin ayant l'habitude d'être gouverné d'en haut: il fallait donc bien toute la ductilité de la pensée d'un Belge pour relier le réseau cesbronnien, berceau psychique groupai de l'accueil d'un de ces humains qui nous succéderont, au réseau comme structure, et il nous conte le développement d'un réseau à partir d'une «petite maternité» à D., qui interroge bien sûr l'avenir de l'organisation de la naissance en France. Luc Roegiers nous propose d'un beau geste non seulement sa définition du travail en réseau périnatal mais surtout un écho de sa pratique pluri-professionnelle et pluri-institutionelle, toujours éclairée par une vigilance éthique soutenue. Non content d'avoir récemment aidé à une fort utile synthèse interdisciplinaire sur les effets du stress pendant la grossesse, il suggère ici, bien au-delà de Wikipedia, une définition officielle du terme, une réponse au risque de dérive «bureaucratique», par une expérience de formation en réseau qui rend possible l'émergence d'un travail de cette nature. En outre, il nous montre comment la clinique du réseau peut devenir une langue commune de réunions restreintes à des colloques fonctionnant comme des ateliers, rendant possible l'inscription du temps de la réflexion à l'heure des congrès fabriqués de diaporamas et de devis minute. Des formations au travail en réseau personnalisé qu'il anime à Bruxelles devraient séduire de nombreux professionnels français, dont ceux qui n'auraient pas eu la chance de se former à Montpellier auprès de Françoise Molénat - ou même parmi ceux-ci, s'ils ont envie de découvrir le charme du waterzoï, les spéculos de chez Dandoy de la Grand-Place, et le courage des professionnels belges...Nous entrons dans la découverte des acteurs du travail en réseau: fort de cet exemple outre-quiévrain et d'un exemple clinique, nous pourrons suivre Danielle Capgras, sage-femme humaniste engagée de longue date dans le travail en réseau à Clamecy, dans la Nièvre, en Bourgogne, qui fut une des premières à pratiquer, à l'instar de Monsieur Jourdain faisant de la prose, l'entretien prénatal précoce (EPP), qui n'était pas encore défini et que l'on n'appelait pas encore ainsi.(...)
Résumé : Quand l'auteur de Chiens perdus sans collier, aux 4 000 000 d'exemplaires vendus, prend le chemin de Lourdes, il se veut un pèlerin comme un autre. Enfin, presque. Bernadette réveille en lui l'écrivain et lui inspire une célébration fulgurante des humbles. Cet album accompagné de photos des années 1970 ressuscite un certain parfum vintage de la France. " Là-bas, j'ai découvert cette alliance unique de douleur, de courage, de foi et d'espérance : on vient reprendre des forces et non pas guérir. J'ai vu, j'ai entendu des malades désirer que ce soit tel autre qui guérisse, et non pas eux-mêmes, parce que l'autre était plus malade. " G. C.
L'un des plus grands romans de Gilbert Cesbron. Avoir été met face à face Kléber Demartin - soixante-cinq ans, veuf, retraité des chemins de fer, ancien combattant de Verdun - et Patrick, un petit garçon que Kléber a sauvé des mains des Allemands en 1944. " Le Temps, dit Gilbert Cesbron, est le principal personnage de ce roman. Rien ne réjouit plus ce chasseur cruel que de réussir un coup double : par exemple, de faire pénétrer, la même année, un petit garçon dans l'âge ingrat et un vieil homme dans son âge sans défense, et de rompre ainsi, sans retour, la merveilleuse alliance qui faisait leur joie. "
Le titre de cet ouvrage pourrait laisser penser qu'il s'agit d'un credo, d'une profession de foi religieuse. Il n'en est rien : sur les treize chapitres qui le composent, onze ne font aucune référence à Dieu, au Christ, à l'au-delà. L'auteur essaie seulement d'y dégager les grandes tendances communes aux hommes de tous les pays et de tous les temps, les vérités qui sont " écrites en eux " et que ce siècle oblitère. Son ambition serait que, croyant ou incroyant, chacun de ses lecteurs puisse contresigner ces pages qui constituent - il l'en prévient dès le début - " tout, sauf un catéchisme ". A la fin de l'ouvrage, cependant, l'auteur (qui se défend de l'étiquette romancier catholique et n'entend être " qu'un chrétien qui écrit des livres "), l'auteur explique pourquoi le christianisme, qu'il n'a pas toujours connu, lui semble correspondre à ces vérités immémoriales et universelles, comment il les révèle et les réalise. En même temps que l'inventaire d'une vie, ce livre apporte un autoportrait de son auteur, une plaidoirie en faveur de l'homme, un réquisitoire contre un siècle qui l'avilit et le cri d'une irrépressible espérance. C'est un ouvrage que son auteur a mis bien des années à concevoir et bien des mois à écrire, et auquel il ne voudrait pas avoir à changer une virgule jusqu'à son dernier souffle.
Résumé : Derrière l'uniforme bleu et le képi des gendarmes, se cachent des hommes et des femmes entièrement dévoués à leur mission. Pour la première fois, un ouvrage porte un regard tendre et factuel sur cette profession aux multiples facettes, propose une immersion dans le quotidien de ces militaires qui n'ont de cesse de protéger et de secourir leurs concitoyens. À travers son objectif, le photographe David Cesbron se fait, au jour le jour, le témoin de leurs aventures, les suit dans les situations les plus diverses, que ce soit sur le front attendu des infractions et des accidents, dans le cadre plus feutré des conflits de famille et de voisinage ou dans leurs actions auprès de personnes en détresse. Moments difficiles ou gratifiants durant les interventions, instants d'attente ou de décompression à la caserne, scènes familiales intimistes? Autant de clichés pris sur le vif qui viennent accompagner et soutenir le témoignage poignant du capitaine Didier Guériaud qui, depuis trente-cinq ans, mène une " vie en bleu ".
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.