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Fondus enchaînés. Essais de poétique du cinéma
Cerisuelo Marc
SEUIL
24,99 €
Épuisé
EAN :9782021034042
Le cinéma est à plus d'un titre un art des relations: on ne comprend pleinement un film qu'en le situant dans l'histoire des formes (genre, série, reprise), dans celui de la pensée qu'il engendre chez le spectateur-philosophe (chacun de nous dans nos bons moments), ou dans l'étude de la mise en contact d'aires culturelles distinctes (la présence des Européens à Hollywood, par exemple). Ainsi, la poétique historique des films, la "cinéphilosophie" et l'approche du cinéma en termes de transferts culturels sont autant de chemins qui aident à explorer dans le présent ouvrage ce territoire relationnel. Mais au sein même de ces approches, un film, un texte, un penseur, un cinéaste franchissent des frontières décidément poreuses, donnant extension et valeur d'égide au procédé filmique qui mêle et relie à la fois les images: le fondu-enchaîné. Ainsi font retour au long du livre les Accords Blum-Byrnes, le film noir et la comédie américaine, Stanley Cavell et Gilles Deleuze, Albert Laffay et le baudrier du roi dans La Veuve joyeuse de Lubitsch, Lettre d'une inconnue de Max Ophuls et Tout ce que le ciel permet de Douglas Sirk, la cinéphilie française et le CinemaScope, Walden de Thoreau et l'expression "ça, c'est du cinéma!" ce qui ne doit pas vraiment surprendre car avec ces Fondus enchaînés, la collection "Poétique" s'ouvre au septième art.
Des riches heures de la cinéphilie aux ouvrages de Gilles Deleuze, les noces du cinéma et de la philosophie semblent une spécialité française, en dépit de la forte présence du cinéma américain. Mais le spectateur éloigné n'a pas l'exclusivité du regard critique. Il appartenait à un philosophe américain de prendre la juste mesure du "seul grand art aux racines authentiquement populaire" (E. Panofsky). Les trois ouvrages que Stanley Cavell, professeur à Harvard University, a consacrés au cinéma (La Projection du Monde, A la recherche du bonheur, ContestingTears) ont puissamment renouvelé de l'intérieur le statut de cette " forme qui pense " appelée cinéma. Préférant la projection à l'enregistrement, la mémoire subjective et partagée à l'examen érudit, et plaçant la comédie hollywoodienne au centre de sa réflexion, Cavell considère les films comme un chapitre essentiel de notre éducation. Ce ne sont pas des objets offerts au regard théorique et critique ; ils proposent une expérience et une vision du monde. Ils s'intègrent par-là à l'ensemble de son œuvre philosophique. Celle-ci s'interroge sur le scepticisme et la tragédie, la signification de la vie ordinaire et des conversations quotidiennes. Elle sonde l'univers des relations à deux, la contribution de l'Amérique à la culture. Dans l'horizon d'une telle diversité, les contributions ici réunies font se côtoyer la philosophie et les études cinématographiques, la sociologie, la littérature, la psychanalyse et l'histoire de l'art. Elles tentent d'illustrer tous les aspects de la " pensée du cinéma " découverte par Stanley Cavell.
Vienne et Berlin à Hollywood réunit les contributions des meilleurs spécialistes sur une question centrale, celle présence des artistes d'origine germanique dans le cinéma américain, avant, pendant et après la période hitlérien (de 1920 à 1960). En ces temps-là, Los Angeles était appelée «l'autre Allemagne», et le chef-lieu de cette commune ne pouvait être que la villa de Thomas Mann sur Pacific Palisades. Mais la capitale du cinéma avait été présente longue date par des émigrés germaniques qui comptèrent parmi les fondateurs de «La Mecque du cinéma» : c> notamment le cas du producteur Carl Laemmle, fondateur des studios Universal et de cinéastes aussi célèbres F.W. Murnau ou Ernst Lubitsch. Plus tard viendront Fritz Lang, Billy Wilder, Marlene Dietrich, accompagne plusieurs milliers d'artistes travaillant dans tous les domaines de l'industrie du cinéma : acteurs, cinéastes, producteurs, agents, écrivains, techniciens, décorateurs, musiciens... Le livre insiste à la fois sur l'apport singulier de certaines personnalités (les cinéastes Erich von Stroheim, l> Lubitsch et Edgar G. Ulmer, le producteur Carl Laemmle, le musicien Max Steiner ou le scénariste Walter Rei> l'exemple d'un film-phare (Les Hommes le dimanche) et sur l'importance des relations et des transferts entre aires culturelles (Hitchcock et l'Allemagne ; le cinéma allemand et la Nouvelle Vague française via le cinéma américain). C'est la première synthèse sur ce sujet depuis 25 ans par des historiens et critiques du cinéma ainsi que des grands spécialistes étranger Thomas Elsaesser.
« Mon histoire d'amour avec le cinéma est d'abord celle d'un éblouissement. Les livres, la littérature sont mes véritables amis d'enfance, je les ai toujours connus, ils font partie de ma vie intime, ils ne m'auront pas quitté. Le théâtre, la peinture, la musique, je les ressens comme ces camarades déjà presque adultes qu'on se fait dans les dernières années d'études et qui deviendront, même éloignés par les circonstances, des amis sûrs ou disparaîtront sans laisser de trace. Le cinéma, c'est autre chose. Si vous n'avez jamais découvert à vingt ans, surgie au bout d'une plage, une jeune fille nimbée de soleil qui vous apparaît soudain telle que vous la rêviez sans la connaître, vous ne pouvez imaginer ce que fut ma rencontre avec le cinéma. Moi qui, à cet âge, éprouvais une certaine difficulté à me saisir de la réalité, à m'accoler aux choses concrètes, qui sentais le sable du monde s'écouler entre mes doigts, soudain je le vis solide, compact, roc ruisselant de lumière et d'ombre devant moi; un monde plus intelligent, plus signifiant, donc plus beau: plus vrai que le vrai. (...) Et cinquante ans plus tard, dans ses meilleurs moments, comme une femme aimée avec laquelle on vit depuis longtemps et dont, à l'improviste, avec les yeux de radium de la mémoire, on retrouve sous le fard d'aujourd hui le jeune visage d'autrefois, l'écran que je regarde redevient éblouissant, une lumière bouillonnante en déborde et mon coeur de cinéphile recommence à battre. Prélevés sur un électrocardiogramme long d'un demi-siècle, j'ai recueilli dans ce livre quelques-uns de ces battements de coeur. » (Extrait de l'Avant-propos)
Ainsi s'adresse Marc Cerisuelo à Wes Anderson, dans le premier ouvrage en français consacré au réalisateur de La Famille Tenenbaum, La Vie aquatique et The Grand Budapest Hotel. De Musil à Salinger, de Bowie à Britten, de Bill Murray à Owen Wilson, cette lettre parcourt l'univers d'un grand créateur de forme du cinéma contemporain.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".