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Stanley Cavell. Cinéma et philosophie
Laugier Sandra ; Cerisuelo Marc
SORBONNE PSN
19,80 €
Épuisé
EAN :9782878542165
Des riches heures de la cinéphilie aux ouvrages de Gilles Deleuze, les noces du cinéma et de la philosophie semblent une spécialité française, en dépit de la forte présence du cinéma américain. Mais le spectateur éloigné n'a pas l'exclusivité du regard critique. Il appartenait à un philosophe américain de prendre la juste mesure du "seul grand art aux racines authentiquement populaire" (E. Panofsky). Les trois ouvrages que Stanley Cavell, professeur à Harvard University, a consacrés au cinéma (La Projection du Monde, A la recherche du bonheur, ContestingTears) ont puissamment renouvelé de l'intérieur le statut de cette " forme qui pense " appelée cinéma. Préférant la projection à l'enregistrement, la mémoire subjective et partagée à l'examen érudit, et plaçant la comédie hollywoodienne au centre de sa réflexion, Cavell considère les films comme un chapitre essentiel de notre éducation. Ce ne sont pas des objets offerts au regard théorique et critique ; ils proposent une expérience et une vision du monde. Ils s'intègrent par-là à l'ensemble de son œuvre philosophique. Celle-ci s'interroge sur le scepticisme et la tragédie, la signification de la vie ordinaire et des conversations quotidiennes. Elle sonde l'univers des relations à deux, la contribution de l'Amérique à la culture. Dans l'horizon d'une telle diversité, les contributions ici réunies font se côtoyer la philosophie et les études cinématographiques, la sociologie, la littérature, la psychanalyse et l'histoire de l'art. Elles tentent d'illustrer tous les aspects de la " pensée du cinéma " découverte par Stanley Cavell.
Comment et pourquoi compter sur soi-même? C'est la question du perfectionnisme moral, une tradition qui traverse la philosophie antique puis a été dominée, à l'époque moderne, par des éthiques normatives, utilitaristes, puis libérales. Ce volume met en évidence la pertinence nouvelle du perfectionnisme, comme alternative à un paradigme moral et politique qui a montré sa limite. Emerson, Dewey, Nietzsche, puis Pierre Hadot, Stanley Cavell, Michel Foucault... promeuvent le souci de soi, contre la morale des devoirs abstraits et des calculs d'utilité.Il montre l'importance du perfectionnisme dans la réflexion morale et politique, et quotidiennement, au cinéma (des comédies hollywoodiennes à Rohmer et Desplechin), dans la littérature (de J. Austen à Musil et Coetzee), le discours public d un B. Obama, ou les trajectoires ordinaires de sortie de la dépendance et de réappropriation de soi.
Résumé : Ce volume permet de faire le point sur les interprétations récentes de Wittgenstein tout en fournissant une introduction aux problématiques centrales de son ?uvre critique de la métaphysique et retour au langage ordinaire, redéfinition de la signification en termes de jeu de langage, émergence d'une anthropologie et d'une conception sociale du langage, mise en question du langage privé et déplacement de l'idée de subjectivité. Il suit un principe interprétatif commun à la plupart des nouvelles lectures de Wittgenstein, qui est d'instaurer une continuité forte entre ce qu'on appelle le premier et le second Wittgenstein. L'ensemble de ces développements permet de mettre en ?uvre une nouvelle description de Wittgenstein, à la fois innovante et accessible : elle concerne les étudiants et enseignants de philosophie qui veulent connaître et approfondir tes thèmes les plus importants de l'?uvre de Wittgenstein, et les lecteurs d'autres disciplines qui veulent découvrir son actualité.
Nos paroles agissent sur le monde : "Je promets" , "Je lègue" sont à la fois des mots et des actes. Le philosophe J. L. Austin a découvert et analysé ces actes de langage, transformant ainsi profondément la pensée contemporaine. Toute énonciation, pour Austin, à la fois décrit, agit... mais exprime aussi des affects - elle nous expose, nous inscrit dans des rencontres et des liens. Dire : "Tu me dégoûtes" , "C'est indigne" , "Je suis touchée" , c'est affecter autrui, soi-même, le monde. Austin a appelé perlocutoire cette dernière dimension du langage. Cet ouvrage réunit des contributions par des spécialistes de philosophie du langage et de philosophie morale, politique et juridique qui, par des angles variés, attirent l'attention sur la catégorie du perlocutoire - une dimension souvent négligée de la performativité du langage. Il révèle ainsi, dans la lignée de Stanley Cavell, la vitalité nouvelle de la philosophie du langage ordinaire et l'actualité de l'oeuvre d'Austin.
La notion de " formes de vie " a émergé il y a une dizaine d'années et circule dans des domaines variés, de la biologie à la philosophie en passant par la sociologie, la science politique et l'anthropologie. La notion de " formes de vie " a émergé il y a une dizaine d'années et circule dans des domaines variés, de la biologie à la philosophie en passant par la sociologie, la science politique et l'anthropologie. Mais qu'entendre par " formes de vie " ? Un ensemble de pratiques, d'usages de nature variée, qui donnent à la vie commune des caractères propres, pour ainsi dire diffus, explicitement ou implicitement présents dans les croyances, la langue, les institutions, les modes d'action, les valeurs. Une forme de vie est toujours, en ce sens, particulière, c'est pourquoi il existe des formes de vie, plus qu'une forme de vie. De l'étude de ses divers sens chez des auteurs aussi différents qu'Adorno et Wittgenstein à sa portée critique et politique et à ses incidences éthiques, cet ouvrage déploie toutes les dimensions de cette nouvelle approche. En particulier, la porosité entre les sphères privée, sociale, économique et politique, et la nouvelle articulation du social et du biologique.
Résumé : Ecrire la muséologie, c'est pouvoir la raconter, la discuter, la faire évoluer, mais surtout la penser, s'interroger sur la manière dont le champ muséal se développe et se transforme. Cet ouvrage présente, pour la première fois, les principaux acteurs et domaines de recherche liés à la muséologie, ses méthodes (constitution de corpus, enquêtes, analyses expographiques) et les modes de communication généraux (articles, mémoires, monographies) ou spécifiques (expositions) qui lui sont associés. Il constitue un outil indispensable pour réaliser un mémoire ou une thèse en muséologie. Il s'adresse donc aux étudiants comme aux professionnels désireux de mieux comprendre la manière dont la recherche structure l'activité et l'évolution des musées.
La théorisation actuelle du personnage de fiction demeure tributaire, pour l'essentiel, de présupposés structuralistes qui ont conduit à le concevoir comme un être de papier et d'action, et comme partie d'un système. Assurément opératoire sur un vaste corpus, cette manière de penser le personnage n'en est pas moins débordée par les usages fictionnels contemporains, qui ambitionnent de documenter le fait humain tous azimuts. Dès lors, un geste d'ouverture et d'ajustement théoriques s'impose pour saisir ces nouveaux usages et leurs implications. Les études réunies dans le présent ouvrage participent ainsi de trois perspectives : poétique, pragmatique et culturelle. Attentives à leurs objets propres comme aux enjeux conceptuels qui les traversent, elles donnent à voir la singularité des nouveaux possibles des oeuvres (littéraires, cinématographiques ou numériques), et contribuent à la nécessaire historicisation des théories du personnage.
Le numéro 21 de la revue des études théâtrales Registres se compose de deux dossiers. Le premier dossier est consacré à la fiction théâtrale et ses pouvoirs. Il remet en question la place de la fiction, qui revient en force dans la pratique comme dans la théorie du théâtre. Cette réflexion présente une nouvelle théorie de la fiction théâtrale, tant au plan technique que pragmatique. Le second dossier est un hommage à Yves Bonnefoy, écrivain disparu récemment. Il aborde le pan théâtral, encore méconnu, de l'oeuvre de cet immense poète.
Linguistique anglaise et oralité : vers une approche intégrée émane du travail collectif du réseau informel OSLiA (Oral spontané et linguistique anglaise). L'ouvrage fédère les approches de linguistes oralistes animés par un même questionnement : selon quelles modalités appréhender l'oral pour l'analyser ? Ce n'est pas un intérêt pour le matériau sonore analysé pour lui-même (réalisations phonétiques fines) qui rassemble les auteurs, mais plutôt une réflexion sur la composante phonique comme partie intégrante de la construction du sens et de la structuration du discours en oral spontané. L'ouvrage s'inscrit tout d'abord dans une filiation méthodologique issue de la linguistique énonciative. Dans un second temps, il rend compte de la structuration et de l'agencement discursifs à l'oral comme enjeux pour faire sens du flot continu de la langue. Enfin, l'ouvrage met en lumière l'interface entre construction du sens et prosodie.