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Perlocutoire. Normativités et performativités du langage ordinaire
Laugier Sandra ; Lorenzini Danielle
MARE MARTIN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782849345894
Nos paroles agissent sur le monde : "Je promets" , "Je lègue" sont à la fois des mots et des actes. Le philosophe J. L. Austin a découvert et analysé ces actes de langage, transformant ainsi profondément la pensée contemporaine. Toute énonciation, pour Austin, à la fois décrit, agit... mais exprime aussi des affects - elle nous expose, nous inscrit dans des rencontres et des liens. Dire : "Tu me dégoûtes" , "C'est indigne" , "Je suis touchée" , c'est affecter autrui, soi-même, le monde. Austin a appelé perlocutoire cette dernière dimension du langage. Cet ouvrage réunit des contributions par des spécialistes de philosophie du langage et de philosophie morale, politique et juridique qui, par des angles variés, attirent l'attention sur la catégorie du perlocutoire - une dimension souvent négligée de la performativité du langage. Il révèle ainsi, dans la lignée de Stanley Cavell, la vitalité nouvelle de la philosophie du langage ordinaire et l'actualité de l'oeuvre d'Austin.
La notion de " formes de vie " a émergé il y a une dizaine d'années et circule dans des domaines variés, de la biologie à la philosophie en passant par la sociologie, la science politique et l'anthropologie. La notion de " formes de vie " a émergé il y a une dizaine d'années et circule dans des domaines variés, de la biologie à la philosophie en passant par la sociologie, la science politique et l'anthropologie. Mais qu'entendre par " formes de vie " ? Un ensemble de pratiques, d'usages de nature variée, qui donnent à la vie commune des caractères propres, pour ainsi dire diffus, explicitement ou implicitement présents dans les croyances, la langue, les institutions, les modes d'action, les valeurs. Une forme de vie est toujours, en ce sens, particulière, c'est pourquoi il existe des formes de vie, plus qu'une forme de vie. De l'étude de ses divers sens chez des auteurs aussi différents qu'Adorno et Wittgenstein à sa portée critique et politique et à ses incidences éthiques, cet ouvrage déploie toutes les dimensions de cette nouvelle approche. En particulier, la porosité entre les sphères privée, sociale, économique et politique, et la nouvelle articulation du social et du biologique.
Qu'est-ce que la littérature a à apporter à la philosophie morale ? La philosophie morale peut-elle nous donner accès aux contenus moraux des oeuvres littéraires, dégager les connaissances morales ou des jugements moraux qui en seraient partie intégrante ? Une approche littéraire de la morale permet de faire exploser les définitions classiques de la réflexion morale, de montrer les limites de la conception "orthodoxe" selon laquelle le contenu cognitif de la littérature pourrait être séparé de son contenu émotif et la portée éthique de la littérature analysable dans ces termes. La littérature est donc bien autre chose qu'un recueil d'exemples, elle montre la difficulté d'accès au monde, au réel, elle aide à comprendre ce qui est "signifiant" dans une vie humaine ordinaire, à percevoir "l'importance de l'importance".
Après une première vague de séries télé qui a donné davantage de visibilité aux femmes, nous voici au coeur d'une deuxième vague, avec des productions - Unbelievable, Mrs America... - qui offrent au public des outils d'analyse en vue d'un changement culturel et politique. Des séries qui ont notamment été vues et partagées lors des confinements, période durant laquelle cette forme culturelle semble avoir pris le contrôle de nos vies en s'occupant de nous et pas seulement en nous occupant, à l'instar d'En thérapie, qui illustre à merveille cette nouvelle esthétique du care. Ce sont ces deux textes qu'AOC a voulu réunir (en un volume tête- bêche) pour en faire l'un de ses "Imprimés" .
Les séries ont tout changé : nos loisirs, nos vies, notre rapport à la culture. La "sériephilie" que ces grands récits du XXIe siècle suscitent le prouve : elles sont le coeur de la culture populaire aujourd'hui. Pour Sandra Laugier, fan parmi les fans, elles produisent également une philosophie nouvelle – non pas une philosophie des séries, mais de véritables oeuvres de pensée. Aux ressorts traditionnels de la fiction (romans, films) – identification à des personnages, représentations du monde –, la série oppose l'attachement, le care qu'elle suscite chez le spectateur. Aux stéréotypes de genre, elle substitue nombre d'individus singuliers, souvent des héroïnes, aux prises avec les épreuves de la vie ordinaire. En lieu et place de morale traditionnelle, elle bâtit un répertoire de situations, d'expériences et de formes de vie ; elle élabore une compétence du spectateur. Les séries sont le lieu d'une nouvelle conversation démocratique, telle est la thèse radicale de ce livre-somme de Sandra Laugier, pionnière en philosophie de l'étude des séries et du care en France.
La fin du règne de Louis XIV est marquée par la création, dans le vallon ombreux de Marly, d'une résidence de plaisir exceptionnelle. Autour des pavillons de retraite pour le roi et ses intimes, un grand parc en perpétuel remaniement offre ses bosquets et ses fontaines. Le roi se plaît y remodeler la nature et y placer une statuaire de marbre, de bronze et de plomb qui anime les bassins, souligne les perspectives et évoque l'histoire antique. Le choix de ces sculptures, effectué par le roi en personne, a suivi deux directions. Une sorte de " musée des chefs-d'oeuvre " a d'abord été aménagé - originaux antiques, copies d'antiques et sculptures Renaissance ou modernes -, qui sera sans cesse complété. Ainsi est née une villa l'antique, comme celle qu'Auguste avait c.ee. Ensuite, quand la paix fut revenue, le roi commanda aux meilleurs sculpteurs du temps, Coysevox et les frères Coustou en tête, des créations cohérentes. Ainsi furent entrepris le grand groupe de la Renommée du Roi, mais aussi le décor de la grande Rivière, ou celui de la Cascade rustique et de nombreuses fontaines. Tantôt léger et épris de grâce, tantôt puissant et dynamique, l'art de Marly sous Louis XIV marque une transition entre la grandeur du début du règne et l'annonce de la subtilité du XVIIIe siècle. Abandonné en 1715 et privé sous la Régence de certains de ses grands marbres, transférés au jardin des Tuileries, le jardin de Marly muait sous Louis XV avec la commande Guillaume Coustou des célèbres Chevaux de Marly, manifeste d'un art épris de naturalisme autant que de fougue. Mais la Révolution et l'Empire signeront la fin de cette belle époque. Les pavillons sont démolis, le parc vendu puis racheté par l'Etat, mais démeublé. Les sculptures sont saisies par la Nation, mais dispersées. Beaucoup rejoignent le jardin des Tuileries, mais aussi l'Assemblée nationale ou le parc de Versailles. Depuis 1993, la cour Marly au Louvre abrite les oeuvres les plus célèbres, provenant pour une large part du jardin des Tuileries. Ce catalogue retrace l'histoire des sculptures conservées dans les collections publiques françaises, depuis leur création jusqu'à nos jours, en suivant toutes les étapes de leur conservation. On trouvera pour chacune de ces oeuvres l'intégralité des sources la concernant, une bibliographie exhaustive, l'historique de son état et de ses restaurations, la liste de ses répliques.
Mickeler Eric ; Geneste Eric ; Michaelson Jonathan
Les birdstones, petites sculptures préhistoriques en pierre façonnées par les Amérindiens, sont connues pour leur simplicité et leur beauté. Objets mythiques des collections d'art premier, ces artefacts zoomorphes entretiennent des similitudes avec l'art préhistorique européen, mais aussi avec la genèse de la sculpture du XXe siècle. Au travers de ce livre inédit, écrit en français et en anglais, Eric Geneste et Eric Mickeler, spécialistes de l'art amérindien, vousferont découvrir l'origine, les fonctions et les techniques lapidaires de cet art ancien des Indiens d'Amérique du Nord.
De nombreux couples ont participé aux mouvements artistiques de la première moitié du XXe siècle. Paris en a accueilli, inspiré et lancé certains qui ont marqué l'entre-deux-guerres. A Montmartre, Montparnasse, Saint-Germain-des-Prés, ils ont fréquenté les mêmes ateliers, cabarets, cafés, bals, théâtres et cinémas. Emportés par leurs attirances et leur passion, ces hommes et ces femmes ont vécu leur liaison en toute liberté. La plupart venaient de pays étrangers : tous se sont rencontrés dans la Ville Lumière. Muses ou modèles, peintres, auteurs et photographes... tous participent au fabuleux brassage intellectuel de l'époque.