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ECOUTER ISRAEL. Une théologie chrétienne en dialogue
Cerbelaud Dominique
CERF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782204050876
S'il est conduit avec rigueur et loyauté, le dialogue entre juifs et chrétiens ne peut manquer de provoquer, chez ces derniers, un sérieux examen de conscience. Au-delà de la remise en cause de l'antijudaïsme chrétien, tant " savant " que " populaire ", la tendance à l'autosuffisance du discours théologique se trouve brutalement contestée : on sait désormais à quelles abominations peut conduire l'antijudaïsme... Encore faut-il prendre la mesure de cet ébranlement, comme d'ailleurs y invitent divers textes magistériels publiés depuis la déclaration Nostra aetate du concile Vatican II. C'est cette " relecture critique " de la tradition chrétienne que Dominique Cerbelaud propose ici. S'appuyant sur une connaissance approfondie de l'Ecriture (Ancien et Nouveau Testament), il scrute notamment l'époque des Pères de l'Eglise, où s'élabore l'argumentaire antijuif devenu classique depuis lors. Mais il ouvre aussi, chemin faisant, bien des perspectives prometteuses. C'est que l'assainissement de la relation avec Israël détermine dans l'Eglise une approche plus positive de " l'autre ". Les conséquences de ce changement de regard se font dès lors immédiatement sentir, notamment dans le dialogue œcuménique et dans le dialogue interreligieux.
Résumé : L'ouvrage se propose de lire le corpus des chansons de Leonard Cohen sous l'angle des thématiques religieuses. Il se compose de huit chapitres, qui s'intéressent successivement aux religions, sagesses et initiations ; au monde des récits bibliques ; à l'influence des écrits de sagesse ; à Jésus, qui suscite comme il se doit l'ironie mais aussi la fascination du chanteur juif ; à différentes figures de la sainteté chrétienne ; aux allusions à la liturgie juive ; à la mystique juive ; enfin, on s'interroge sur l'expérience spirituelle qu'a pu vivre Leonard Cohen lui-même. Eclairé par des fragments de chansons présentés dans la traduction française de l'auteur, ce parcours laisse pressentir la cohérence et la profondeur de la dimension religieuse, qui apparaît dès lors comme une clé essentielle de l'oeuvre de l'auteur-compositeur canadien.
La figure de Marie suscite depuis toujours l'affection, voire la dévotion, des fidèles du Christ. Elle a en outre donné naissance à des affirmations d'ordre doctrinal. Dans la tradition catholique récente (XIXe-XXe siècle), les dogmes de l'Immaculée Conception (1854) et de l'Assomption (1950) balisent les dernières étapes de ce parcoursL'ouvrage s'efforce tout d'abord d'en retracer tous les moments historiques: depuis les énoncés du Nouveau Testament (d'une sobriété remarquable) jusqu'aux diverses formes de ce qu'il faut bien appeler la "mariolâtrie" moderne, en passant par les discussions de l'époque patristique et les débats, parfois très vifs, de notre Moyen Age. Ce développement dogmatique à l'oeuvre dans l'Eglise catholique romaine invite en outre à s'interroger, par comparaison en quelque sorte, sur la "mariologie" des autres confessions chrétiennes (orthodoxe et protestante), mais aussi sur le discours marial des religions monothéistes (le judaïsme et l'islam). On peut dès lors pressentir que de puissants enjeux affleurent ici: tout se passe en effet comme si la figure de Marie condensait pour une part l'image idéale de l'Eglise catholique elle-même... En outre, loin de faire l'objet d'un développement régulier et paisible, le dogme marial suit un cours terriblement accidenté, fait d'accélérations brusques et de résistances farouches, marqué par des controverses souvent violentes. Pour rendre compte de cet aspect passionnel, il convient sans doute d'aller plus loin encore dans l'exploration des soubassements "non théologiques" du discours marial. Cela conduit à se demander comment peuvent jouer les grands archétypes de la Vierge et de la Mère dans une structure ecclésiastique essentiellement masculine et célibataire. Mais quoi qu'il en soit de la prise en considération de ces "entours", l'ouvrage garde une visée résolument théologique, que l'on pourrait résumer dans une double question: comment s'est constitué le dogme marial, et pourquoi Biographie de l'auteur Dominique Cerbelaud est dominicain, professeur de théologie à l'université catholique de Lyon. Il a notamment publié, aux Editions du Cerf, Ecouter Israël, 1995
La Sagesse suscite fascination et perplexité. Proche du divin, elle garde des traits bien humains - ne serait-ce que sa féminité, qu'elle revendique haut et clair ! On a cherché à la réduire en l'identifiant à une figure plus stable : celle de la Torah dans la tradition juive ; celle du Christ chez les chrétiens - une minorité d'entre eux pense plutôt à l'Esprit saint ; celle du Coran dans l'islam. Mais du côté chrétien, l'irritante énigme de son origine (est-elle créée ou incréée ? ) n'a cessé de faire rebondir la question. Et la mariologie catholique élabore une nouvelle figure sapientielle : de " trône de la Sagesse ", Marie devient la Sagesse elle-même...
Un livre photo réalisé par deux anciennes élèves des Maisons d éducation de la Légion d honneurUne immersion dans ces établissements entre tradition et modernitéUn ouvrage loin des clichés attendus sur les internats de jeunes fillesDes filles, et seulement des filles, en uniforme et en internat... On parle d un autre temps? Non, d un établissement scolaire d aujourd hui qui a maintenant deux cents ans d existence: les Maisons d éducation de la Légion d honneur. Le collège est à Saint-Germain-en-Laye, le lycée à Saint-Denis. Au-delà de l uniforme, de la devise « Honneur et Patrie », des conditions d admission: avoir un ascendant direct décoré de la Légion d honneur, de l Ordre du Mérite ou de la Médaille Militaire, les centaines de jeunes filles qui y étudient sont semblables aux autres adolescentes de France. Heureuses de vivre, appliquées à réussir, elles viennent de tous les milieux et ont chacune un parcours bien à elles. Qui sont-elles? Grâce à qui sont-elles entrées dans l école? Comment des adolescentes vivent les contraintes d un internat de traditions? Comment s adapte-t-il lui-même à la modernité? Ce livre de photographies montre de l intérieur la vie des demoiselles de la Légion d honneur sur deux années scolaires: en cours, au réfectoire, au dortoir, à la chorale... Il présente également des portraits de jeunes filles et des personnes grâce à qui elles ont intégré l établissement. Le tout, en évitant les clichés grâce au regard des auteurs, toutes deux anciennes élèves.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.