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Phénoménologie(s) et imaginaire
Célis Raphaël ; Madou Jean-Pol ; Van Eynde Laurent
KIME
27,40 €
Épuisé
EAN :9782841743377
Le présent ouvrage réunit une dizaine de contributions à une phénoménologie de l'imagination. La phénoménologie dont il s'agit ici est polymorphe. Elle se concentre sur une analyse de l'?uvre littéraire avec le souci d'introduire à une anthropologie philosophique libre de tout dogmatisme et cherchant dans la dimension épistémique irréductible de l'imagination littéraire l'écho déformé d'une interrogation de l'homme qui sous-tend toute la tradition philosophique. La contribution de la phénoménologie de l'imagination à l'anthropologie philosophique consiste alors en ceci qu'elle favorise une recherche radicalement transcendantale sans se détourner des histoires singulières. Oscillant d'un pôle à l'autre, la phénoménologie de la littérature décentre sa conceptualité à l'épreuve du phénomène irréductiblement singulier d'une imagination créatrice dans le langage événementiel de l'?uvrer.
Pourquoi l'enseignement en Afrique noire est-il gravement en crise ? Pourquoi les étudiants, les élèves et les enseignants y sont-ils en révolte un peu partout, que ce soit au Bénin, au Niger, au Zaïre, ou dans des pays réputés stables, tels que la Côte d'Ivoire ou le Rwanda ? Pourquoi sont-ils aussi peu motivés ? Pourquoi les résultats aux examens sont-ils aussi catastrophiques ? Pourquoi des enseignements aussi différents que ceux du Zaïre, du Kenya ou de la Côte d'Ivoire connaissent-ils des problèmes semblables ? Pourquoi y a-t-il du chômage parmi les intellectuels de pays où le taux de scolarisation ne dépasse pas 20 % ? Pourquoi est-il impensable et surréaliste d'espérer un instant vaincre l'analphabétisme dans ce continent, sous les structures actuelles des systèmes éducatifs en place ? Après une description des problèmes brûlants que connaissent les enseignements africains, ce livre essaie de déterminer, au-delà des poncifs habituellement formulés, les causes profondes — tant sociales qu'économiques — de cette situation. Il examine quelques tentatives de réforme, recherche les explications à leur échec, et propose une alternative aux structures actuelles de l'enseignement. Par cet essai, l'auteur espère susciter une réflexion sur la nature et les objectifs des systèmes éducatifs africains.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.