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CINEMA MENTAL
CELATI GIANNI
SERPENT A PLUME
20,09 €
Épuisé
EAN :9782268060033
Neuf nouvelles écrites et réécrites en vingt ans, " pour me tenir occupé et voir ce qui pouvait en sortir. Parce qu'en écrivant ou en lisant des histoires, on voit des paysages, on voit des figures, on entend des voix : on se fait tout un cinéma dans sa tête, et après on n'a plus besoin d'aller voir les films made in Hollywood. " Un homme veut devenir saint dans le désert, un autre se perd en poursuivant des voix, un garçon courtise sa mère, un mendiant prétend avoir parlé à Dieu, une femme parvient à mêler ses pensées à celles de son interlocuteur au téléphone. Et puis il y a l'histoire de la première fois où l'auteur a débarqué en Amérique, celle d'un célèbre mannequin et enfin le récit de Cevenini et Ridolfi qui se perdent en Afrique... Autant d'histoires qui frôlent l'absurde, le dérisoire, le comique ; le ton inimitable de Gianni Celati.
Fruit d'une pérégrination à travers les plaines du Pô, ce recueil renferme des fragments de mémoire personnelle et collective. Celati nous entraîne à la re-découverte de la tradition orale. La rencontre est quelquefois déroutante : personnages singuliers et descriptions insolites donnent une vision nouvelle et surprenante d'une région qui pourtant, de par sa platitude et son passé sans mystère, semblait ne plus avoir grand-chose à nous révéler. Mais, nous enseignent les narrateurs anonymes, il faut se défier des apparences et c'est dans un monde à part - bien qu'étrangement familier - que Celati nous convie. Trente récits d'atmosphère, presque intemporels, comiques ou fantastiques, tristes ou même terribles, contés dans une langue dépouillée, extrêmement travaillée et personnelle. Comme dans un vieil album de photographies, chacune des pages ouvre sur un coin de réel transfiguré.
L'ouvrage permet de comprendre comment l'objectif de sauvegarde l'emploi est mis en oeuvre concrètement par le droit social dans le contexte des entreprises en difficulté. Il développe l'idée que les outils du droit social au sens large (droit du travail, droit de la sécurité sociale, droit de la protection sociale, dispositions du livre VI du Code de commerce relatives aux salariés, ...) permettent de soutenir les salariés de l'entreprise en difficulté mais également l'entreprise pour permettre de maintenir l'activité et l'emploi.
Résumé : "A vingt ans j'étais parti émigrer avec mon sac à dos et presque sans une tune, en m'arrêtant assez longtemps en Allemagne. Plusieurs années plus tard, certaines figures et images de ce voyage me sont revenues à l'esprit, comme un songe en plusieurs épisodes, pendant un mois. C'était le mois d'août d'une année pleine de chamboulements. Le matin je faisais le tour des collines à pied, je rentrais chez moi vers cinq heures et je me mettais à taper à la machine épuisé. Je voulais écrire tous les soirs avec la fatigue, en laissant aller la machine à écrire pour que les aventures surgissent toutes seules, improvisées comme en jazz. Le héros de ces aventures parle comme on parlait sous les drapeaux, c'est-à-dire de la façon la plus ordinaire possible. L'ordinaire fait partie de ce songe venu de loin, comme le rythme syncopé que j'avais toujours en tête quand j'étais jeune, parce que j'étais fana de jazz. Au cours des années, je me suis aperçu que ce livre perdait de l'effet, qu'il était vaniteux et plein de simagrées, je devais absolument le réécrire. Il ne faut pas jeter les rêves juste parce qu'on n'a pas su les raconter, sinon on devient des frustrés qui crachent sur tout. Il faut les façonner jusqu'à ce qu'ils trouvent les mots et l'auréole qui leur conviennent." Gianni Celati.
Dans la vie d'un touriste qui pousse les choses un peu loin, je crois qu'il y a un moment où surgit forcément la question "Mais qu'est-ce que je suis venu faire ici?" C'est à partir de cette question, essentielle et amusée, que Gianni Celati quitte Bamako pour s'enfoncer en pays Dogon. Débarrassé des alibis futiles, il peut alors goûter la pure joie de découvrir l'Afrique, le regard allant du monde alentour au pas hypnotique de son guide. A Ségou, à Sévaré, à Mopti, puis à Dakar et jusqu'en Mauritanie, Gianni Celati se laisse imprégner par la nouveauté de ces gens et de ces paysages. Et le soir venu, il annote ses carnets, libérant sa mémoire des émotions du jour pour à nouveau s'en emplir le lendemain.
Il y a quelques années, je tombai sur un recueil hilarant : Politiquement correct, de l'Américain James Finn Garner. Dans cette série de contes folkloriques revus et corrigés selon la morale d'Outre-Atlantique, les nains étaient devenus des " verticalement contrariés ", Blanche-Neige avait une âme d'écologiste, la puanteur des trolls était considérée comme un trésor culturel et Boucles d'Or avait pris une saignante revanche sur le pouvoir des mâles. Plein d'admiration, je pensai aussitôt : " Génial ! " L'objet eut un succès planétaire. Quelque temps plus tard, je découvris les joyeux récits de Jean-Pierre Enard à faire rougir les petits chaperons. Fondés, eux aussi, sur un détournement de la tradition, mais sous l'angle exclusivement libertin. Que faire, après ces deux magnifiques inventions ? En forger une troisième, peoplisée et up-to-date : sous forme d'un bref roman, des histoires politiquement correctes (à faire rougir les trois petits cochons), dans la bouche d'un moderne marquis de Sade progressivement contaminé par le style cheum et dégueu de nos écrivains à la mode. Le génie est comme l'ail : plus vous vous y frottez, plus vous embaumez. Ainsi naquirent les Histoires chuchotées à Justine, ravissante Lolita posée sur les genoux du Divin marquis. Yann Rebell.
Ce livre est un document unique sur un fait méconnu de la seconde guerre mondiale : le sort des déportés noirs, africains, antillais et américains, dans les camps de concentration de l'Allemagne hitlérienne. Ravalés au rang de bête, ils étaient sujets à toutes les humiliations, comme ce ressortissant équato-guinéen Carlos Greykey que l'on affubla à Mauthausen d'un costume de la garde royale yougoslave pour servir de boy. Des témoignages hallucinants collectés en Allemagne, en Norvège, en France, en Espagne, en Belgique, en Hollande, aux Etats-Unis et au Sénégal, rappellent avec sobriété de manière accablante, l'horreur sans nom vécue par ces hommes et ces femmes, dont on a tû souvent l'archipel des douleurs.
Editeur de Jules verne, mais aussi de Balzac, de George Sand, de Victor Hugo, Hetzel est au cœur de la littérature de son époque. Découvreur de talents, il n'hésite pas à "rewriter" les œuvres de ses auteurs. Il accueille des dessinateurs prestigieux tels Grandville, Gavarni et Gustave Doré, et fait travailler ses "reporters d'images" à l'illustration des Voyages extraordinaires de Jules Verne. Ignorant les frontières, il adapte des auteurs anglais et russes, invente le marketing éditorial, lutte contre la contrefaçon, lance les cartonnages de luxe. C'est le créateur de la littérature de jeunesse avec des ouvrages du Magasin des enfants, sa revue le Magasin d'Education et de Récréation et les Albums Stahl de Mademoiselle Lili. C'est aussi un auteur qui signe Stahl ou "un papa". Autodidacte, idéaliste, loyal et fidèle, résolument moderne, il contribue à l'instauration de la IIe République. Exilé après le coup d`Etat de 1851, il milite pour une éducation républicaine et laïque dont les lois de Jules Ferry assureront la consécration. Cette vie passionnée d'un homme aussi célèbre par ses colères que par son humour est racontée ici, illustrée par des cahiers hors texte et complétée par des annexes documentaires.
Un proverbe algérien dit : " Accompagne le menteur jusqu'à la porte de sa demeure. " Latifa Ben Mansour nous offre dans ce livre " les clés des citadelles enfouies sous les monceaux de mensonges ". Elle entrouvre pour nous des portes secrètes et nous promène à travers les méandres de la langue arabe et les venelles d'une mémoire engloutie. A l'heure du " choc des civilisations ", elle s'emploie à venir à bout des remparts de la haine en ressuscitant des textes majeurs occultés. Qui a entendu parler du pacte de Médine, dicté et signé par le Prophète Muhammad en l'an 1 de l'hégire (623) - dans lequel il fixait les droits et les devoirs des tribus juives en terre musulmane - ou du pacte de Najran, scellé en l'an 10 (632) entre le Prophète Muhammad et les chrétiens du Yémen ? Qui sait que le Hidjaz, La Mekke et Médine furent dès l'aube de l'islam, le berceau de la poésie érotique, du chant et de la musique ? Qui connaît les " Perles du Hidjaz et des Quraych " : Sukaïna Bint Al Hussaïn et Aiche Bint Talha ? Elles furent les mécènes des poètes, des musiciens, des chanteurs et refusèrent de porter le voile. Sait-on encore que les femmes musulmanes peuvent exiger " Al'Usma : 1'impeccabilité " et la monogamie de leurs époux à la signature de leur contrat de mariage ? N'a-t-on pas oublié que l'émir Abd El Kader déclara le jihad aux musulmans de Syrie et du Liban pour sauver 12 000 chrétiens du massacre ? L'auteur nous replonge aux sources de la culture arabe et de la civilisation musulmane occultées par les mensonges qui génèrent l'ignorance et la violence. Elle convoque Kafka, Hannah Arendt, Saussure, Freud, Lacan, ainsi que les grands textes arabes profanes écrits par Abou Al Faradj Al Isfahani et les textes sacrés : le Coran et la Tradition du Prophète.