Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La bibliothèque philosophique
Celan Paul ; Richter Alexandra ; Alac Patrik ; Bad
ULM
35,50 €
Épuisé
EAN :9782728803217
Ce répertoire recense près de 500 ouvrages, soit environ un dixième de la bibliothèque de Paul Celan aujourd'hui conservée au Deutsches Literaturarchiv à Marbach am Neckar. Il inventorie des livres, des extraits et des gloses écrits en six langues - l'allemand, le français, le russe, le grec ancien, l'anglais et le latin - et enregistre toutes les annotations de la main de Celan. Organisé en six chapitres suivant le plan classique de l'histoire de la philosophie, il retrace dans toute sa complexité le parcours intellectuel du poète, des présocratiques à Heidegger, Husserl, Bloch, Adorno et Derrida, en passant par Montaigne, Pascal, Leibniz, Hegel et Nietzsche, mais aussi Chestov et Lao-Tseu. Frappante est la cohérence de ses lectures. Les textes qu'il relève, questionne, corrige, récrit à coups de marques préférentielles constituent son anthologie de la philosophie. Celan nourrissait le projet de composer un "livre des amis" à l'instar du Buch der Freunde de Hugo von Hofmannsthal. Le présent volume réalise d'une certaine manière son voeu d'établir un recueil d'extraits ad se ipsum et peut être lu comme le premier chapitre de son journal d'écrivain. On y découvre, on y reconnaît ses préoccupations, l'objet de ses spéculations poétiques, de ses idées à la rencontre et à l'encontre de son temps: la Shoah, l'antisémitisme et les violences protéiformes de l'Histoire, le nihilisme, la résistance de l'humain, le dialogisme de la parole, la mélancolie... Mais c'est avant tout un document singulier sur les rapports entre philosophie et poésie, dont Paul Celan bouleverse les représentations habituelles et bouge les frontières.
La figure de Paul Celan (1920 - 1970) est aujourd'hui au centre des débats et des enjeux qui se développent aux carrefours de la poésie et de la philosophie. Pavot et mémoire, paru en 1952, peut être considéré comme son premier recueil. On en trouvera ici l'édition intégrale, bilingue. Outre la Todesfuge qui est sans doute l'un des plus beaux poèmes jamais écrits, ce recueil donne à entendre la langue de Paul Celan telle qu'elle fut au commencement.
Tous les combats politiques de Simone Weil (dans le syndicalisme ouvrier, aux côtés des Républicains en Espagne, à Londres auprès de la France libre) se sont accompagnés d'une intense activité d'écriture, à la fois tentative d'agir sur la conjoncture politique et travail moral d'accommodation avec le monde. Cette écriture est à l'image d'un engagement impossible et nécessaire: sans illusion mais imposé par l'expérience du déracinement, en particulier dans l'épreuve de la guerre. Les lectures présentées ici, centrées sur les années 1937-1943, suivent les différentes formes que prend une oeuvre écrite au contact du malheur, une écriture en guerre, déchirée et critique.
Si la vie sociale est orientée par une diversité de valeurs, parfois conflictuelles, celles-ci deviennent visibles dans les choses que fabriquent, échangent et collectent les individus. Comment la diversité des valeurs s'insère-t-elle dans l'hétérogénéité de la matière pour lui donner une consistance sociale ? En quoi la matérialité d'un objet donne-t-elle prise à plusieurs formes de valorisation ? Ces questions ouvrent un champ d'étude au croisement de l'anthropologie des arts et de la culture matérielle. A partir d'enquêtes de terrain menées sur tous les continents, ce livre collectif élabore une réflexion commune dans le cadre du musée du quai Branly, en l'ouvrant à d'autres espaces dans lesquels les choses sont conservées et exposées avec des valeurs différentes. Les matérialités analysées dans ces études peuvent servir à la fabrication d'objets d'apparat (maisons, parures, statues) ou résulter de dégradations organiques (restes d'humains ou d'oiseaux) ou apparaître dans des infrastructures technologiques (séance de cinéma). En les inscrivant dans des biographies culturelles au cours desquelles les valeurs se transforment, l'étude de ces matérialités permet de suivre la genèse de valeurs que leur exposition dans un musée peut faire voir comme contradictoires. En revenant sur leur provenance, elle en dessine des futurs possibles.
Les seize textes réunis dans ce volume visent à aborder l'histoire des pouvoirs dans l'espace français au cours des deux derniers siècles du Moyen Age de façon à la fois variée et précise : historiographie, iconographie, lexicographie, approche quantitative des phénomènes, étude voire édition de textes didactiques et de documents d'ordre diplomatique ou administratif... Les différentes méthodes appliquées par les historiens récents du fait politique reçoivent ici application et illustration. Les exposés synthétiques voisinent à dessein avec les enquêtes menées autour d'une controverse ou d'une péripétie particulière. Figurent aussi bien les conceptions et les représentations des pouvoirs que les mécanismes qu'ils utilisent et les pratiques auxquelles ils ont recours. Sans doute le pouvoir des rois de France, sa nature, son exercice, occupent-ils la première place mais les réactions individuelles ou collectives de leurs sujets, leurs attentes et leurs craintes ont largement retenu l'attention, tandis que se trouve souligné le rôle déterminant des princes, qu'ils appartiennent ou non à la maison de France. Indissolublement liées, quelques questions majeures se posent à propos du royaume de France à la fin du Moyen Age : quels pouvoirs ses souverains étaient-ils en mesure d'exercer ? Quel type de gouvernement s'efforçaient-ils de promouvoir ? Quels contre-pouvoirs, quel autre modèle les princes pouvaient-ils ou souhaitaient-ils leur opposer ? A ces interrogations, des éléments de réponse sont fournis, à partir d'approches originales.
Résumé : " Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.