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Poésies critiques
Cazier Jean-Philippe
LANSKINE ED
12,00 €
Épuisé
EAN :9782359631234
Textes de Jean-Philippe Cazier à propos de certains livres de Jean-Michel Espitallier - Liliane Giraudon - Frank Smith Ecrire des crises, mettre en crise l'écriture, ce que c'est qu'écrire. Crise de la pensée, du monde, des affects. L'écriture de chaque écrivain.e dont il est question ici est une écriture critique : par elle sont mis en crise la pensée, le monde, l'écriture, leurs rapports. Le fil rouge qui se dessine à travers l'ensemble des textes qui constituent ce volume est peut-être celui-ci : comment ces trois oeuvres mettent en crise les rapports de la pensée, du monde, de l'écriture ; comment chacune crée une écriture qui existe à la limite du langage, de la langue, de l'écriture, et par laquelle la poésie bascule, se déchire, invente d'autres combinaisons, d'autres logiques. Ecroulements de la poésie et naissances de la poésie. Il s'agirait d'essayer de suivre ces écroulements, ces naissances.
Comme pour un roman de Bradbury, Fahrenheit 451, on peut supposer que le livre de papier s'autodétruise à une certaine température. De la même manière, la déconstruction telle que Derrida pouvait la concevoir, de nombreux détracteurs souhaiteraient qu'elle se déconstruise d'elle-même, par inanité. Et il en irait ainsi de Deleuze ou Foucault. Leurs oeuvres conduiraient au pur relativisme, à l'ère de la post-vérité qui ferait de toute proposition une valeur modifiable, sans discernement ni authenticité. Mais force nous incombe de reconnaître que les brûlots ne disparaissent pas d'eux-mêmes et que rares sont ceux qui ont exercé un regard véritablement critique sur une époque dont il est difficile de concevoir qu'une relève ait eu lieu, à considérer les propositions intellectuelles d'aujourd'hui. Voici donc que les tenants de la French Theory endossent le concept de postmodernité comme chef d'accusation, un sobriquet qui les caractérise. Il nous incombe de reprendre cette charge virulente pour en signaler les malentendus à travers une conception élargie du dépassement de la modernité tout au long d'une oeuvre singulière. Jean-Philippe Cazier interroge ici le parcours de Jean-Clet Martin pour clarifier sa position de penseur "postmoderne" et suivre son parcours depuis Deleuze. Se révèle ainsi l'itinéraire d'une philosophie de la différence et d'une forme de néocriticisme à reconsidérer sous un jour plus éclairant.
Résumé : Page blanche Alger récit d'une enfance, prose qui avance, dit, efface, contredit. Comment écrire le récit d'une enfance lorsque ce récit n'a jamais été dit ? Lorsque, à sa place, n'a existé qu'un silence ? Il ne s'agit pas alors de combler le manque de mots, l'absence du récit et de la mémoire en inventant des faits. Il s'agit de déplier cette absence et de l'écrire : écrire l'absence de récit. Cette absence n'est pas synonyme de vide mais devient le point à partir duquel un imaginaire peut s'inven- ter, une fiction peut s'écrire. C'est dans cette absence que s'inscrit l'écriture de Jean-Philippe Cazier dans une langue dépouillée pour dire l'amour d'une jeune fille, la différence, le rejet, la guerre.
Le noir de l'image est plus vaste que l'image est un livre de poésie. L'écriture du livre est principalement évocatrice : au lieu de nommer, elle évoque, suggère , elle produit des images plutôt que de relater des faits ou des réalités immédiatement identifiables. Deux thèmes généraux s'entremêlentA : l'écriture et la violence politique. La violence politique n'est pas précisée : il ne s'agit pas de tel épisode de l'Histoire en particulier, de tel événement déterminé, mais de la violence comme politique qui s'exerce d'abord sur les corps. Cette violence, dans le livre, peut renvoyer à plusieurs moments de l'Histoire, parfois confondus. La violence politique est considérée à partir de ses effets les plus radicauxA : détruire et tuer. Le thème de l'écriture interroge la possibilité de dire cette violence, de la réduire à du langage. Ce thème est traité à partir de ce que nous apprend la " littérature des campsA "A : nécessité de dire et impossibilité de dire. Ces deux thèmes s'entrecroisent dans le livre à travers un vocabulaire et des images récurrentes qui se réfèrent par exemple àA : la cendre, la fragmentation, la disparition, les ruines, les flammes, le feu, l'effacement, la survivance, le fantôme, etc. Le livre se compose de quatre parties qui sont quatre moments dans l'approche de ces thèmes. Ces quatre parties se font écho entre elles. Bien qu'il s'agisse d'un livre de poésie, celui-ci évoque également, de manière allusive, très indirecte, des récits à plusieurs voix, selon des perspectives plurielles - récits fragmentaires, esquissés, qui ne sont pas linéaires. La place est laissée à l'impression ou à l'imagination. Ce traitement de ce qui s'apparenterait à du récit rejoint la façon dont l'écriture, dans ce livre, est à la fois ce qui dit, ce qui témoigne, et ce qui ne peut pas dire.
Les livres et les films de Frank Smith transforment le monde en fragments - un inachèvement essentiel. Le parcours proposé pour quadriller cette pratique artistique pluridisciplinaire repose sur une quinzaine de contributions qui traitent ou des actes poétiques ou des actes filmiques ou de l'entrelacement des deux, visant à mettre en perspective les voisinages féconds qui s'opèrent entre poésie, image et politique. L'ouvrage tente d'offrir des entrées efficaces et variées dans l'oeuvre, une progression en zigzag qui sonde les points névralgiques d'une poétique de la co-errance. Textes de Paul Ardenne, Sagia Bassaid, Véronique Bergen, Eric Blanco, Jean-Philippe Cazier, Frédérique Cosnier, Amaury da Cunha, Rodolphe Olcèse, Yann Perreau, Vanessa Place, Barbara Polla, Mark Sanders, Blandine Sorbe, Catherine Soulier, Colette Tron, Frank Smith, sous la direction de Jean-Philippe Cazier
Un endroit étrange où sont réunis deux personnages... Ils ne se connaissent pas. Lui cherche une réalité qu'il a oubliée, elle cherche le temps, celui de l'attente. Ensemble, ils trouveront le bal et ce moment suspendu où les souvenirs se créent. Chacun se reconnaîtra dans l'autre... Pour qui, pour quoi ? On ne le saura pas... Mais le bal, lui, nous fera réapprendre la nécessité du temps perdu".
Un renard, un jour, a dressé la tête vers moi. Je crois l'avoir aimé autant que toi ; je l'aime en toi, qui es fait comme lui, d'eau et d'un peu de sel. Parfois, je m'entraîne à le dire, variant les tons, faisant claquer un peu ma langue ou chuchotant à mots couverts ; je t'aime. Par miracle, il semble qu'un rien de ce qui m'appelle à toi traverse le son de mon murmure.
L'auteure découvre au détour d'une route en montagne à Taïwan, un miroir convexe qui reflète l'image d'un paysage inversé. Il montre un fragment du paysage auquel le regardeur tourne le dos. Il le cadre en éliminant tout le contexte environnant. Le miroir superpose deux paysages situés de part et d'autre de l'observateur, tout en ignorant son propre arrière-plan, dont il masque une portion. Le miroir montre et dissimule tout à la fois. . Elle va alors parcourir l'île à la recherche de ces objets et de leurs reflets paradoxaux, les photographiant. Elle va alors décrire ce qui se déploie au-delà de miroir, le hors champ.
C'est l'histoire d'un visage qui devient. Une naissance, sa traversée. Son aventure de pensée, de langage et de corps. Quatre saisons, en regardant les ciels et ce que le temps fait à nos questions. Le nid, ainsi cousu de l'air qui traverse, car tout ne sera pas dit.