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Gide lecteur. La littérature au miroir de la lecture
Cazentre Thomas
KIME
30,50 €
Épuisé
EAN :9782841743179
Qu'est-ce que la littérature ? Cette question à laquelle se trouve confronté tout écrivain, André Gide se l'est évidemment posée, plus que quiconque peut-être. Mais il l'a moins fait dans son oeuvre que dans sa vie de lecteur, au cours de laquelle il a accumulé une masse impressionnante de traces écrites, sous les formes les plus diverses, de la simple note journalière à l'essai critique ; témoignage immense, incomparable dans sa richesse et sa variété, d'une vie dans et avec les livres. Des textes antiques aux manifestations les plus radicales de la modernité, ce qui unifie cet ensemble, c'est bien la question de la littérature, dans ce qu'elle signifie intimement pour l'écrivain lecteur. Cet essai s'emploie à retracer, par l'exploration et la confrontation des textes gidiens les plus divers (journal, correspondance, essais critiques, autobiographie, fiction...), l'originalité, la richesse et la cohérence d'une pensée de la littérature qui, si elle entre en . résonance avec des problématiques historiques et théoriques, se fonde d'abord sur la singularité d'une expérience. Partant d'une description des diverses formes de la lecture gidienne, réelle ou fictive, et des rapports au livre qu'elles traduisent, la recherche se porte ensuite sur l'idée de littérature manifestée par ces pratiques et ces représentations : une idée complexe, plurielle, faite de tensions entre des exigences distinctes et parfois contradictoires - l'art, la vérité, l'originalité... -, et toujours guettée par le risque de la perversion ou de la vanité. Dans ce parcours qui va de Virgile à Conrad, de Montaigne à Simenon, c'est un rapport avec la littérature à la fois passionné et inquiet, idéaliste et précaire, qui se dessine ; un rapport avec la littérature qui, au-delà des spéculations théoriques et des déterminations historiques, renvoie chacun de nous à sa propre expérience de lecteur.
Résumé : Cet opus de "L'Oeil curieux" propose 40 images de cycles et de cyclistes de la fin du XIXe prises par un fou du vélo, premier reporter sportif et photographe étonnant. Deux roues couleur sépia. Des véhicules propulsés par les pieds, au vélo sans guidon, en passant par les fantasques vélocipèdes et jusqu'aux premiers vélos de course... L'ancêtre de votre vélo était plus acrobatique ! La sélection de 40 images de vélos en tout genre et couleur sépia nous plonge dans la plus délicieuse nostalgie et de rêve... Une machine à rêver A travers ces images, le vélo demeure en effet ce qu'il a toujours été. "Bicloune" de nos enfances, "Petite reine" pour "Grande boucle", tandem amoureux ou bicyclette des congés payés, le vélo n'est-il pas avant tout un prodigieux engin de rêve ? Un pionnier du reportage sportif Toutes les images de cet opus sont de Jules Beau, actuellement considéré comme le premier reporter sportif de l'histoire. Il a laissé une oeuvre photographique aussi importante qu'étendue : photographies de sportifs, solitaires ou en groupes, en pleine action ou en pleine pause dans son atelier. Un régal drôle et nostalgique.
Résumé : Cet opus de "L'Oeil curieux" propose une trentaine de photographies de l'Exposition universelle de 1900, issues d'un des plus grands ateliers de l'époque, celui des frères Neurdein. Gigantisme et exubérance Visitée par cinquante millions de visiteurs venus du monde entier, l'Exposition de 1900 a éclipsé toutes les autres en raison de son gigantisme et de son exubérance. Déployée sur trois arrondissements, elle prétend contenir tous les accomplissements du génie humain et satisfaire jusqu'à l'ivresse toutes ses aspirations ! Plus d'un siècle après, son immense aura qui a ébloui en son temps la Belle Epoque, semble encore flotter sur la ville. Délire architectural De la place de la Concorde au Champ-de-Mars en passant par le Grand et le Petit Palais, le palais de Chaillot et l'Ecole militaire, ce ne sont que fastes gothiques reconstitués, emphase de palais et de manufactures, salles de spectacle, fééries lumineuses, cités exotiques et manèges? Découvertes Entre rétrospective du siècle passé et célébration enthousiaste de la modernité technique, l'Exposition de 1900 est à la fois scientifique et artistique, artisanale et industrielle, didactique et ludique, nationaliste et universaliste. Mais, plus que tout cela, elle est pour beaucoup de visiteurs le lieu des premières rencontres avec le cinématographe, les ascenseurs, le téléphone, l'automobile, les trottoirs roulants, le métropolitain et les bateaux-mouches? Grâce de l'éphémère Faite pour l'essentiel de matériaux périssables, l'Exposition de 1900, doit peut-être sa gloire à son caractère éphémère. Comme l'électricité à laquelle elle était dédiée, elle fut éblouissante et fugace. Les Neurdein, comme les millions de ses visiteurs, étaient alors conscients que cette cité fabuleuse s'évanouirait bientôt. Leurs clichés retracent la gloire de l'exposition et puisent dans cette magie de l'éphémère leur durable pouvoir de fascination.
Cazentre Thomas ; Pastore Graziella ; Lavandier Ma
A travers une sélection de manuscrits issus des collections de la Bibliothèque nationale de France, des plus anciens datant de l'époque carolingienne à ceux des auteurs contemporains, c'est toute l'histoire du français, de ses usages et de ses métamorphoses, que raconte Trésors et secrets d'écriture. A partir d'une centaine de pièces uniques, aussi diverses que précieuses, le catalogue invite le lecteur à un voyage à travers l'encre et la plume, le papier et le parchemin, soulignant les différents rôles qu'ont pu jouer les manuscrits au fil des siècles : supports de la pensée et de la connaissance, vecteurs des premiers textes en langue française et objets de prestige, témoignages précieux et fragiles de l'acte créatif ou encore lieux d'expression de l'intimité. Jusqu'au XVe siècle, le livre est uniquement manuscrit : véhicules privilégiés des connaissances et des idées, certains sont même de véritables oeuvres d'art, par la qualité de leur fabrication et la richesse de leur décor. Si l'invention de l'imprimerie par Gutenberg marque un tournant dans la production et la diffusion de l'écrit et modifie symboliquement le statut du manuscrit, elle n'entraîne pas sa disparition : livres imprimés et manuscrits coexistent, tout en se spécialisant et remplissant des fonctions culturelles et sociales différentes. Articulé autour de cinq sections, le catalogue s'attache à détailler le contenu et les usages des manuscrits en langue française. Il montre dans une première partie comment le français, dérivé vernaculaire du latin initialement cantonné à la communication orale, s'est progressivement affirmé et développé comme une langue écrite capable de dire et de penser le monde. La deuxième partie porte plus particulièrement sur la production littéraire médiévale en langue française à travers une sélection de manuscrits, allant du XIIe au XVIe siècle. Avant la fin du Moyen Age, les textes littéraires sont principalement transmis par des copies anonymes, parfois lacunaires, et présentant des variantes. Avec l'époque moderne, les manuscrits autographes commencent à témoigner de la littérature en train de s'écrire : les brouillons feront l'objet de la troisième section, avec des textes majeurs des plus grands auteurs des XIXe, XXe et XXIe siècles. Les deux dernières sections, enfin, illustrent les usages privés de l'écriture : des registres, feuillets et carnets où, à partir de la fin du Moyen Age, des individus, célèbres ou inconnus, ont consigné leurs souvenirs ou leur époque, aux multiples avatars de la correspondance, qui évolue peu à peu d'un genre codifié à une forme d'expression et de créativité en soi. Se confronter aujourd'hui à des manuscrits dans leur matérialité et leur unicité, à l'heure de l'informatique et de l'intelligence artificielle, c'est avant tout retrouver le sens, la valeur et la singularité de l'acte d'écriture. Catalogue de l'exposition " Trésors et secrets d'écriture. Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France du Moyen Age à nos jours ", présentée à la Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts (5 novembre 2025 - 1er mars 2026)
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.
A l'occasion du centenaire Proust, la maladie personnelle de Marcel Proust est venue occuper la scène biographique sans toujours apercevoir toute la dimension idiosyncrasique de l'oeuvre. Car l'asthme dont souffre Marcel Proust comme une maladie chronique est redoublé ici par celui du Narrateur : son corps souffre autant de la maladie d'amour que de la maladie physique, à moins que la première n'ait déclenché la seconde. Pour cela le thème de la maladie est essentiel car il vient manifester le temps dans le corps ; il met aussi en péril la permanence du moi au point d'apercevoir qu'il n'était constitué que du temps passé, incorporé. Notre étude nous conduira ainsi d'une critique de la médecine comme science du corps objet à l'avènement du thème de la guérison. L'écriture de A la recherche du temps perdu comme métamorphose de toute maladie, facilite cette conversion du vécu intime de l'amour en vécu phénoménologique dégageant l'essence de l'amour. Forme d'exorcisme, l'écriture permet à tout un chacun de se reconnaître. Le narrateur nous ressemble puisque son récit nous touche en atteignant la condition commune, celle de la souffrance.
Faye Emmanuel ; Lassègue Jean ; Rastier François ;
Bien au-delà de la seule philosophie, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l'histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. Un nouveau regard s'impose, à la lumière des oeuvres publiées depuis lors. Les vingt-cinq tomes de l'édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007. S'y s'ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger, édition de référence mais sans garantie scientifique, moins d'une dizaine reste programmée, mais d'ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d'engager une relecture critique de l'ensemble. C'est donc à présent seulement que l'on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux auteurs. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences, en particulier celles de la culture, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant, l'opposition entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l'ontologie identitaire ; enfin, entre la possibilité même d'une éthique ou son rejet de principe. Tous ces thèmes contradictoires exigent aujourd'hui une révision critique, non seulement rétrospective, mais aussi ancrée dans le présent. Car au-delà même de la philosophie, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent ces deux voies qui s'opposent aujourd'hui.