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Actes de la recherche en sciences sociales N° 249, septembre 2023 : Socialisations sexuelles
Caveng Rémy ; Gollac Sibylle ; Lambert Anne
SEUIL
17,50 €
Épuisé
EAN :9782021539011
L'intention de ce numéro est de faire dialoguer deux domaines de la sociologie rarement travaillés ensemble, celui de la sexualité et celui de la socialisation. Un premier objectif est d'étudier la façon dont la sexualité "s'apprend" tout au long de l'existence à travers différentes expériences socialisatrices. Alors que les comportements sexuels sont classiquement analysés sous l'angle de la conformation à des normes ou de la construction identitaire, les textes réunis dans ce dossier montrent que ces comportements sont aussi le produit de schèmes d'action et de perception (de techniques du corps, de goûts, de dégoûts, etc.) intériorisés par les individus au cours de leur histoire, et ils donnent à voir les processus à l'oeuvre dans cette intériorisation. Un second objectif est d'explorer la socialisation par la sexualité. Il s'agit ici d'examiner comment la sexualité peut constituer un cadre socialisant à des pratiques et des visions du monde qui la dépassent, autrement dit comment les expériences vécues en matière de sexualité peuvent avoir des effets socialisateurs au-delà de la sexualité. Par-delà la diversité de leurs terrains et de leurs objets, les textes présentés envisagent tous la socialisation comme une question empirique et s'attachent à montrer les agents et les pratiques à l'oeuvre dans ce processus. Tous s'intéressent également à la façon dont la socialisation - à ou par la sexualité - contribue à la reproduction, à la transformation ou à la subversion des rapports de domination, en matière de sexualité (entre hétérosexualité et sexualités minoritaires), de genre ou de classe.
Résumé : Ce numéro Varia s'articule autour de deux thématiques : les mobilisations des minorités sexuelles dans des contextes nationaux très contrastés et le renouvellement des conditions d'accès aux élites françaises dans un contexte de libéralisation de l'économie. Le premier article s'interroge sur l'émergence et le développement d'un "espace de la cause dite LGBT" en Tunisie à partir de 2014-2015. Il questionne plus précisément les processus de socialisation des militant. e. s. des principaux mouvements LGBT en Tunisie dans un contexte post-révolutionnaire marqué par l'élargissement du champ politique et des espaces de socialisations afférents. Le deuxième article porte sur deux cas de coopération transnationale au nom de la solidarité avec le mouvement gai et lesbien polonais. Il révèle les effets d'inégalités matérielles, culturelles et symboliques entre Europe de l'Ouest et de l'Est. Des rapports de force traversent ainsi les relations de solidarité qui peuvent néanmoins évoluer dans le temps, vers plus de réciprocité ou au contraire se dissoudre. Dans la seconde partie, le troisième article montre de quelles façons les inégalités sociales se reconstituent une fois passées les portes des grandes écoles en France, entre d'une part les élèves issus des classes populaires et les autres d'autre part, sur une période allant des années 1920 aux années 1970. Les grandes écoles ne constituent donc pas une "voie royale" pour tous, les moins dotés n'accédant qu'à des positions "refuge" au sein de la haute fonction publique. Le dernier article restitue enfin l'univers social dans lequel évoluent deux hauts fonctionnaires dotés d'un certain sens du jeu et de capitaux bureaucratiques (l'un technique lié à la détention de diplôme, l'autre davantage fondé sur l'expérience) qui, loin de s'opposer, se révèlent complémentaires pour peser sur les décisions politiques qui ont ouvert la voie à la libéralisation de la finance.
Omniprésents sur le devant de la scène politico-médiatique, les professionnels des sondages promettent de rendre la société transparente à elle-même par la " révélation " de l'opinion des citoyens/consommateurs. Mais ils cultivent l'opacité des coulisses et protègent jalousement leurs secrets de fabrication. Parfois, à la faveur d'erreurs trop manifestes, il leur arrive d'évoquer certains aspects de leur cuisine interne (pondération, redressement, biais d'échantillonnage). En revanche, on ne connaît pas grand-chose de la production des enquêtes et encore moins de la condition de ceux qui les réalisent. Ce silence ne révélerait-il pas le peu de fierté qu'en retirent les sondeurs ? Il est permis de le croire au regard du principe sur lequel repose le modèle économique de cette industrie : la flexibilité et la précarité généralisées. Employés le plus souvent sous des contrats de vacation ponctuels et de courte durée, les salariés d'exécution (enquêteurs, superviseurs, codificateurs, opérateurs de saisie) ne connaissent aucune sécurité de l'emploi. En recherche permanente de missions et en concurrence les uns avec les autres, ils doivent entretenir des relations quasi commerciales avec les cadres chargés de la distribution du travail et accumuler, par eux-mêmes, le capital de compétences qui les rendra " employables ". Cette condition qui les place à la lisière du salariat et de l'activité indépendante tend à les convertir en petits entrepreneurs d'eux-mêmes. Ce livre s'attache à analyser la condition de ces salariés qui incarnent l'avenir du salariat si on laissait au marché du travail le soin de se réguler lui-même ; un salariat libéral où chacun deviendrait seul responsable de sa fortune ou de sa faillite et dont les conséquences sur la vie des individus pourraient s'avérer désastreuses. Au détour, il interroge la légitimité sociale des entreprises de sondage et questionne la " qualité " de leurs données au regard de ce qui est " offert " à ceux qui les recueillent.
Fréquemment décrite comme un rouage dans un système d'autorité ou dans un dispositif de reproduction sociale, la formation est souvent analysée comme un processus de conformation qui renvoie aux efforts entrepris pour produire un sentiment d'appartenance, une identité collective ou une vision du monde. Elle désigne la transmission de façons de faire ou de penser collectives, ainsi que l'acculturation aux techniques et savoirs militants. Dès le début du XXe siècle, Roberto Michels voyait dans la création d' "instituts d'éducation" destinés à former une élite de "fonctionnaires" une des sources de la tendance oligarchique des organisations ouvrières. De manière plus nette encore, l'institutionnalisation du community organizing aux Etats-Unis doit beaucoup à la constitution de formations dédiées dans les années 1970-1980. Ce dossier aborde plutôt la formation comme un ensemble de pratiques conflictuelles et contradictoires. Les processus de formation sont façonnés par les luttes pour définir leurs formes et contenus légitimes. Ils sont aussi des cadres de mise en réflexivité du militantisme, et de discussion des pratiques et des engagements. Une double professionnalisation est à l'oeuvre : celle de la formation et celle du militantisme lui-même par celle-ci. Celle-ci permet de saisir les transformations du militantisme dans la redéfinition de ses frontières avec les activités professionnelles.
Depuis une dizaine d'années, la montée en puissance du thème des " inégalités sociales et territoriales de santé " est repérable à la fois dans l'action publique et dans la recherche en sciences sociales. Paradoxalement, les inégalités de santé et les pratiques discriminatoires sont pourtant rarement réfléchies en termes de rapports de domination entre classes sociales, et a fortiori dans leur articulation avec d'autres rapports de domination (de sexe, de race, d'âge notamment). Si l'épidémie de Covid-19 a pu être analysée comme une " épidémie de classe " et, plus timidement, comme un révélateur des inégalités raciales, les questions de santé restent rarement lues sous cet angle, y compris lors des crises sanitaires majeures des dernières années. Ce numéro poursuit l'analyse des logiques de production et de reproduction des inégalités et de cumul des discriminations en matière de santé à l'aune de ces rapports de pouvoir, déjà explorée dans le n° 236-237 d'avril dernier. Dans ce numéro-ci, on mobilise des enquêtes portant sur le traitement des patient. e. s dit. e. s " roms " par la médecine urgentiste, la santé des travailleur. se. s des " très petites entreprises " et enfin la critique du pouvoir médical dans les pratiques et politiques de santé en banlieue parisienne populaire. Pour cela, les autrices mobilisent la sociologie des rapports sociaux, la sociologie du travail et la sociologie de l'action publique. A l'heure où l'épidémie de Covid-19 voit se multiplier, dans des proportions comparables à ce qu'avait produit l'épidémie de sida, les recherches incluant les sciences sociales à titre de supplément d'âme de la recherche biomédicale, ce dossier renverse la perspective et fait de la santé un objet de sociologie critique.
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?