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La ruée vers l'ordure. Conflits dans les mines urbaines de déchets
Cavé Jérémie ; Campana Dominique
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753539563
La gestion des déchets urbains dans les pays du Sud est un problème croissant. La réplication des systèmes en vigueur dans les pays du Nord a débouché sur d'innombrables "éléphants blancs" : des installations de collecte et traitement coûteuses, mais inopérantes. De tels échecs sont souvent liés à une mauvaise prise en compte du secteur informel de la récupération. La thèse développée dans cet ouvrage suggère de reposer la définition même de l'objet. Qu'est-ce qu'un déchet aujourd'hui dans une ville ordinaire de pays émergent : est-ce ce que les habitants jettent ? Ou bien est-ce ce que personne ne récupère ? L'ouvrage se focalise sur les conflits d'appropriation auxquels les déchets donnent lieu à Vitória (Brésil) et à Coimbatore (Inde). Ces frictions se produisent, notamment lorsque les autorités municipales décident d'introduire la collecte sélective. Leurs opérateurs privés en viennent alors à empiéter sur un domaine - la récupération des déchets recyclables - déjà occupé par une chaîne d acteurs informels et formels : wastepickers, marchands, recycleurs, négociants, etc. Constatant ces heurts, l'auteur pose une question simple : à qui appartiennent les déchets, objets précisément définis par l'abandon ? En déployant une écologie politique, qui mobilise notamment les travaux d Elinor Ostrom, l'auteur dévoile un renversement en cours : dans un contexte mondial de renchérissement des matières premières vierges, les déchets sont de plus en plus perçus comme des ressources potentielles et les villes comme de véritables "mines urbaines".
Résumé : L'arrivée de l'e-book marque un tournant dans l'histoire du livre. Pourtant, l'abandon de certaines méthodes au profit de nouvelles technologies fait partie intégrante de son évolution depuis l'Egypte antique. Dans ces temps cruciaux pour l'avenir du livre, cet ouvrage nous en raconte l'histoire depuis ses origines. Des inscriptions sur les grottes aux premiers écrits sur papyrus, des rouleaux aux premiers codex reliés de l'époque romaine, des manuscrits précieux et coûteux à la création de caractères mobiles et à l'invention de l'imprimerie industrielle, du livre imprimé à l'e-book... Cette étonnante histoire mondiale du livre s'appuie sur 100 ouvrages emblématiques qui explorent des domaines aussi variés que la religion, la science, le crime, le voyage ou la mode. Des exemples classiques, comme la Bible à 42 lignes de Gutenberg ou l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, côtoient des ouvrages moins connus qui ont cependant marqué l'histoire de la production des livres, ou choisis en raison de leur contenu ou de leur influence. Superbement illustré de reproductions d'objets et d'ouvrages provenant des plus riches collections mondiales, ce livre offre un fascinant voyage à travers 5 000 ans d'histoire et témoigne de l'ardeur des hommes à transmettre leurs idées et leurs connaissances.
Résumé : Dans ce livre passionnant, Robert Cave, auteur scientifique spécialisé dans la vulgarisation, scrute 100 théories et expériences extraordinaires développées et menées au nom de la science. Du clonage d'animaux au cyborg humain, de la chasse aux neutrinos à la théorie du chaos, l'auteur replace chaque test et chaque découverte dans son contexte scientifique, ce qui donne un aperçu très vivant des étapes les plus déjantées pour certaines de l'histoire de la science. Ce livre pose aussi indirectement la question de l'éthique dans la recherche scientifique, dans les moyens comme dans les applications possibles des résultats.
En France, au cours de la première moitié de la IIIe République (1870-1914), les médecins se sont trouvé une vocation soudaine à conduire des carrières politiques à la Chambre des députés et au Sénat. Ils représentent, sur cette période, la cinquième catégorie sociale des législateurs au Palais-Bourbon après les avocats, les propriétaires, les chefs d'industrie et les agriculteurs. A quoi tend cet engagement médical, dans cette période précise de l'Histoire ? Quelle est la typologie de ce groupe social identitaire politique quand on sait qu'au même moment va se jouer le droit de la santé publique par l'émergence massive des lois sanitaires et l'institutionnalisation des organisations prophylactiques d'hygiène collective au Parlement ? Presque la moitié de ces médecins-législateurs sont membres des comités locaux ou départementaux d'hygiène et de salubrité publiques justement. Quelle coïncidence troublante ! Seront-ils porteurs de «l'hygiénisation» de la société à la fin du XIXe siècle alors que la France est un pays retardataire en matière de juridiction sanitaire comparée aux autres pays européens et que Pasteur a découvert précédemment la microbiologie ? Ces hommes du milieu médical composent-ils un clan hygiéniste au Parlement ?
Il faudra attendre la première moitié de la IIIe République (1870- 1914) pour que la société française se dote d'une très forte juridiction sanitaire. Les lois de santé publique sont votées, en nombre, peu de temps après les découvertes en microbiologie de Pasteur (entre 1855 et 1870) puis l'action efficace des hygiénistes à diffuser les résultats de leurs enquêtes médicales auprès des autorités concernées. Dans le même temps, les épidémies de peste, de choléra, de variole et de typhoïde terrassent d'effrois morbides les populations humaines. Dans ce livre consacré à l'histoire d'une société qui se médicalise de façon radicale (corpus d'archives originales en main), la loi du 15 février 1902 renvoyant à la protection de santé publique prend une très large part au récit. Il s'agit du tout premier texte du code de la santé qui résume les préoccupations de salubrité visant à venir à bout des épidémies et des maladies contagieuses. De ce vaste chantier de prophylaxie sanitaire, il reste à constater que les organismes et les autorités de l'époque ne s'accordent pas toujours sur les principes d'organisation, ou que la population demeure rétive à appliquer les réglementations lorsque le mal frappe. C'est pourquoi le principe de vaccination et de revaccination est de nouveau imposé à la population. Désormais, les médecins doivent déclarer toute maladie contagieuse constatée chez leur clientèle. L'organisation soudaine des services de santé publique s'impose et l'assainissement des logements insalubres (conférant la loi de 1850 relative aux logements insalubres) reste d'actualité pour lutter contre la tuberculose. Enfin, la loi de 1902, synthèse de cette politique de santé publique nouvelle, impose le raccordement des maisons au tout-à-l'égout dans les villes de plus de 20 000 habitants pour lutter, en particulier, contre la typhoïde.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.