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Etat, santé publique et médecine à la fin du XIXe siècle français
Cavé Isabelle
L'HARMATTAN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782343088990
Il faudra attendre la première moitié de la IIIe République (1870- 1914) pour que la société française se dote d'une très forte juridiction sanitaire. Les lois de santé publique sont votées, en nombre, peu de temps après les découvertes en microbiologie de Pasteur (entre 1855 et 1870) puis l'action efficace des hygiénistes à diffuser les résultats de leurs enquêtes médicales auprès des autorités concernées. Dans le même temps, les épidémies de peste, de choléra, de variole et de typhoïde terrassent d'effrois morbides les populations humaines. Dans ce livre consacré à l'histoire d'une société qui se médicalise de façon radicale (corpus d'archives originales en main), la loi du 15 février 1902 renvoyant à la protection de santé publique prend une très large part au récit. Il s'agit du tout premier texte du code de la santé qui résume les préoccupations de salubrité visant à venir à bout des épidémies et des maladies contagieuses. De ce vaste chantier de prophylaxie sanitaire, il reste à constater que les organismes et les autorités de l'époque ne s'accordent pas toujours sur les principes d'organisation, ou que la population demeure rétive à appliquer les réglementations lorsque le mal frappe. C'est pourquoi le principe de vaccination et de revaccination est de nouveau imposé à la population. Désormais, les médecins doivent déclarer toute maladie contagieuse constatée chez leur clientèle. L'organisation soudaine des services de santé publique s'impose et l'assainissement des logements insalubres (conférant la loi de 1850 relative aux logements insalubres) reste d'actualité pour lutter contre la tuberculose. Enfin, la loi de 1902, synthèse de cette politique de santé publique nouvelle, impose le raccordement des maisons au tout-à-l'égout dans les villes de plus de 20 000 habitants pour lutter, en particulier, contre la typhoïde.
La deuxième révolution industrielle en France (1880-1914), période où les ouvriers ont pris du recul avec le patronat, voit les grandes industries ou petites entreprises produire à de folles cadences. Pour le seul secteur du textile, les ouvriers utilisent des techniques de battage, blanchiment, débourrage, filature, peignage, teinturerie (...). Les risques d'accidents et de maladies des ouvriers y sont très fréquents (morve et farcin, fièvres, asthme, réactions cutanées, infections et troubles des muqueuses respiratoires et oculaires, accidents physiques par l'usage de machines dangereuses, etc.). Combien de risques ou d'accidents dénombrés dans tous les autres secteurs d'activités de l'économie française ? La fatigue physique et nerveuse, les cadences infernales du rythme du travail de la période du Grand Siècle pousseront le salarié à la faute fatale de l'accident ou à l'épuisement inévitable de ce dernier. Sous la III` République, la juridiction sanitaire, très peu visible jusqu'à présent, émerge, donnant aux travailleurs une couverture sociale des risques à travers un système d'assurances obligatoires contenues dans le texte-clef de la loi du 10 avril 1898 relatif aux accidents professionnels (précurseur des aventures de la médecine au travail). C'est tout l'enjeu de ce livre qui raconte comment ont été pensées la reconnaissance des risques professionnels par les employeurs et la prise en charge des ouvriers lorsqu'il y a eu accident. Quel est le contexte social de l'époque ? Qui sont ces législateurs derrière ce projet de loi ? Et quelle a été la part d'engagement médical autour de la trame de protection de l'ouvrier qui va se jouer entre la victime, l'employeur, le juge et le médecin-expert nommé auprès des tribunaux ? Ce livre présente l'histoire inédite de la santé citoyenne sur fond de réflexion médicale, au XIXe siècle, qui n'a jamais été écrite jusqu'à présent.
La période baroque fut aussi l'âge d'or de la poésie religieuse. Le bouleversement des réformes, protestante et catholique, a ébranlé les certitudes, soulevé les passions militantes et inspiré aux fidèles, de quelque bord qu'ils soient, une intense ferveur spirituelle. Si les vers sont parfois mobilisés comme armes offensives et vociférations partisanes, des centaines de poètes leur demandent plutôt d'accompagner le recueillement et la prière, d'exprimer la peur ou la joie qui jalonnent la vie du chrétien. C'est cette médiation intime sur l'homme pécheur et le Christ rédempteur, la hantise de la faute et la promesse de la Grâce qui donne au parcours reconstitué ici son allure dramatique. Organisée par thèmes, cette anthologie se lit comme un grand récit, l'histoire de la rencontre, terrifiante ou exaltante, de la créature avec son Créateur. Trois parties suivent un cheminement qui conduit du comble de la misère, " L'homme déchu ", à la communion mystique, " L'âme ravie ", en passant par l'événement central de la Passion, où se rejoignent l'ignoble et le sublime, " Dieu sur terre ". Les quelque cent quarante poèmes cités, choisis parmi des milliers, appartiennent tous à des auteurs mal connus et n'ont pas été réédités depuis quatre siècles. Leurs images flamboyantes et leur sens aigu du spectacle, la grâce de leurs rythmes, leur combat avec les mots pour dire l'indicible, tout cela situe l'acte de poésie au c?ur d'une aventure existentielle.
Résumé : L'arrivée de l'e-book marque un tournant dans l'histoire du livre. Pourtant, l'abandon de certaines méthodes au profit de nouvelles technologies fait partie intégrante de son évolution depuis l'Egypte antique. Dans ces temps cruciaux pour l'avenir du livre, cet ouvrage nous en raconte l'histoire depuis ses origines. Des inscriptions sur les grottes aux premiers écrits sur papyrus, des rouleaux aux premiers codex reliés de l'époque romaine, des manuscrits précieux et coûteux à la création de caractères mobiles et à l'invention de l'imprimerie industrielle, du livre imprimé à l'e-book... Cette étonnante histoire mondiale du livre s'appuie sur 100 ouvrages emblématiques qui explorent des domaines aussi variés que la religion, la science, le crime, le voyage ou la mode. Des exemples classiques, comme la Bible à 42 lignes de Gutenberg ou l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, côtoient des ouvrages moins connus qui ont cependant marqué l'histoire de la production des livres, ou choisis en raison de leur contenu ou de leur influence. Superbement illustré de reproductions d'objets et d'ouvrages provenant des plus riches collections mondiales, ce livre offre un fascinant voyage à travers 5 000 ans d'histoire et témoigne de l'ardeur des hommes à transmettre leurs idées et leurs connaissances.
En France, au cours de la première moitié de la IIIe République (1870-1914), les médecins se sont trouvé une vocation soudaine à conduire des carrières politiques à la Chambre des députés et au Sénat. Ils représentent, sur cette période, la cinquième catégorie sociale des législateurs au Palais-Bourbon après les avocats, les propriétaires, les chefs d'industrie et les agriculteurs. A quoi tend cet engagement médical, dans cette période précise de l'Histoire ? Quelle est la typologie de ce groupe social identitaire politique quand on sait qu'au même moment va se jouer le droit de la santé publique par l'émergence massive des lois sanitaires et l'institutionnalisation des organisations prophylactiques d'hygiène collective au Parlement ? Presque la moitié de ces médecins-législateurs sont membres des comités locaux ou départementaux d'hygiène et de salubrité publiques justement. Quelle coïncidence troublante ! Seront-ils porteurs de «l'hygiénisation» de la société à la fin du XIXe siècle alors que la France est un pays retardataire en matière de juridiction sanitaire comparée aux autres pays européens et que Pasteur a découvert précédemment la microbiologie ? Ces hommes du milieu médical composent-ils un clan hygiéniste au Parlement ?
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.