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Les accidents professionnels. Enjeux sociaux et médicaux de la loi du 10 avril 1898 - Les préludes à
Cavé Isabelle
L'HARMATTAN
30,50 €
Épuisé
EAN :9782343163550
La deuxième révolution industrielle en France (1880-1914), période où les ouvriers ont pris du recul avec le patronat, voit les grandes industries ou petites entreprises produire à de folles cadences. Pour le seul secteur du textile, les ouvriers utilisent des techniques de battage, blanchiment, débourrage, filature, peignage, teinturerie (...). Les risques d'accidents et de maladies des ouvriers y sont très fréquents (morve et farcin, fièvres, asthme, réactions cutanées, infections et troubles des muqueuses respiratoires et oculaires, accidents physiques par l'usage de machines dangereuses, etc.). Combien de risques ou d'accidents dénombrés dans tous les autres secteurs d'activités de l'économie française ? La fatigue physique et nerveuse, les cadences infernales du rythme du travail de la période du Grand Siècle pousseront le salarié à la faute fatale de l'accident ou à l'épuisement inévitable de ce dernier. Sous la III` République, la juridiction sanitaire, très peu visible jusqu'à présent, émerge, donnant aux travailleurs une couverture sociale des risques à travers un système d'assurances obligatoires contenues dans le texte-clef de la loi du 10 avril 1898 relatif aux accidents professionnels (précurseur des aventures de la médecine au travail). C'est tout l'enjeu de ce livre qui raconte comment ont été pensées la reconnaissance des risques professionnels par les employeurs et la prise en charge des ouvriers lorsqu'il y a eu accident. Quel est le contexte social de l'époque ? Qui sont ces législateurs derrière ce projet de loi ? Et quelle a été la part d'engagement médical autour de la trame de protection de l'ouvrier qui va se jouer entre la victime, l'employeur, le juge et le médecin-expert nommé auprès des tribunaux ? Ce livre présente l'histoire inédite de la santé citoyenne sur fond de réflexion médicale, au XIXe siècle, qui n'a jamais été écrite jusqu'à présent.
Bunny Munro vend des produits de beauté et rêves d'espoir aux ménagères esseulées de la côte sud de l'Angleterre. Lancé à la dérive par la mort subite de sa femme et luttant pour rester en phase avec la réalité, il fait la seule chose qui lui vienne à l'esprit - prendre la route, son fils de neuf ans à ses côtés. Tandis que Bunny colporte sa marchandise et son sex-appeal, Bunny Junior attend patiemment dans la voiture, explorant le monde à travers son encyclopédie. A mesure que leur étrange odyssée approche de son épilogue, Bunny réalise que les fantômes qui l'entourent sortent de l'ombre pour venir réclamer leur dû. Portrait sensible de la relation entre un père et son fils, Mort de Bunny Munro est un roman palpitant, plein de style et de fureur, regorgeant de cet esprit et de ce mystère que les fans reconnaîtront comme les marques de fabrique de la vision si singulière de Nick Cave.
J'ai rencontré bien d'autres femmes que j'ai aimées après, dans le temps que j'ai eu de ne pas t'avoir revue. Et le temps qu'il me reste est si peu à te voir. Me réapprendre auprès de toi. Me faire des jours à mieux te dire. J'ai voulu cette nuit-là danser avec toi une musique d'Augustin Lara; Noche de Ronda. Je crois l'avoir dansée avec une autre femme dans un temps imprécis de grande timidité. Je voudrais rattraper cette musique avec toi, la laisser nous emmener ailleurs, dans la fusion de deux corps qui se sont finalement retrouvés. Vas-tu pouvoir danser? Je ne t'ai jamais vue le faire. On y arrivera, j'en suis certain...
Une souris dont les moustaches sont branchées sur l'apocalypse. Un simple robot-mixeur de série qui devient le héros inconnu de la famille. Une maison qui aime d'amour son propriétaire jusqu'aux dernières extrémités de la passion. Un plan de Paris qui se révèle être un véritable roman. Mais aussi des histoires de jalousie, d'adultère, de femmes et d'enfants perdus, d'hommes piégés dans les sortilèges venus d'ailleurs ou de leurs propres fantasmes. Bienvenue dans le monde étrange et pourtant quotidien de Jean Cavé, qui mélange avec jubilation science, fiction et réalité. Notre monde.Trente-six nouvelles croyables et incroyables, drôles ou féroces mais toujours brillantes, qui ne s'oublient pas.
Il faudra attendre la première moitié de la IIIe République (1870- 1914) pour que la société française se dote d'une très forte juridiction sanitaire. Les lois de santé publique sont votées, en nombre, peu de temps après les découvertes en microbiologie de Pasteur (entre 1855 et 1870) puis l'action efficace des hygiénistes à diffuser les résultats de leurs enquêtes médicales auprès des autorités concernées. Dans le même temps, les épidémies de peste, de choléra, de variole et de typhoïde terrassent d'effrois morbides les populations humaines. Dans ce livre consacré à l'histoire d'une société qui se médicalise de façon radicale (corpus d'archives originales en main), la loi du 15 février 1902 renvoyant à la protection de santé publique prend une très large part au récit. Il s'agit du tout premier texte du code de la santé qui résume les préoccupations de salubrité visant à venir à bout des épidémies et des maladies contagieuses. De ce vaste chantier de prophylaxie sanitaire, il reste à constater que les organismes et les autorités de l'époque ne s'accordent pas toujours sur les principes d'organisation, ou que la population demeure rétive à appliquer les réglementations lorsque le mal frappe. C'est pourquoi le principe de vaccination et de revaccination est de nouveau imposé à la population. Désormais, les médecins doivent déclarer toute maladie contagieuse constatée chez leur clientèle. L'organisation soudaine des services de santé publique s'impose et l'assainissement des logements insalubres (conférant la loi de 1850 relative aux logements insalubres) reste d'actualité pour lutter contre la tuberculose. Enfin, la loi de 1902, synthèse de cette politique de santé publique nouvelle, impose le raccordement des maisons au tout-à-l'égout dans les villes de plus de 20 000 habitants pour lutter, en particulier, contre la typhoïde.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.