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Les Ecrivains inutiles
Cavazzoni Ermanno ; Baccelli Monique
LE TRIPODE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782917084519
Sous la forme de 49 fables, Cavazzoni nous présente avec son humour et sa culture habituelle toute une galerie d?écrivains inutiles, inutiles dans le sens qu?ils n?apportent rien à la société. Sous le mode de la satire mordante (comme le ferait La Bruyère avec ses Caractères), les Écrivains inutiles rassemblent à eux seuls tous les vices et vicissitudes de l?espèce humaine... Drôle et agréable à lire, le texte passe d?histoires saugrenues et d?autres proprement incroyables. Comme dans Les Idiots (éditions Attila, 2009) qui parodiait le genre des vies de saint du Moyen-Age, l?auteur déploie sa typologie d?écrivains inutiles avec un soucis d?exhaustivité quasiment scientifique. Puisque un écrivain peut être sous l?influence de sept vices différents (les 7 péchés capitaux) et subir sept sortes de contingence dans sa vie (la scolarité, la famille, les souffrances, les espoirs, les fantasmes, les errances, les démences). Ce sont ainsi 49 récits et donc sortes d?écrivains qui nous sont offerts.
Résumé : Une philosophie des sciences est-elle possible aujourd?hui ? La tendance dominante vise à la fonder sur une analyse des pouvoirs de l?esprit dont la notion centrale est celle de représentation. Il y a convergence sur ce point des théories psychologiques de la cognition et de la vision formaliste d?une pensée mécanisée. Mais l?étude des présupposés de ces positions suggère qu?elles imposent trop rapidement des limites à la pensée qui oeuvre dans les sciences. Il s?agira donc de leur opposer des analyses portant sur les formes symboliques différentes qui structurent la pensée scientifique : nombres, formules, figures? De telles formes, inséparables d?une généalogie complexe, impliquent une pluralité de fonctions irréductibles à l?unité élémentaire de la représentation. L?efficacité de ces régimes sémiotiques serait donc indissociable d?une série d?actes de compréhension. La philosophie des sciences en deviendrait une herméneutique de la pensée (et des impensés) des sciences.
Cette histoire qui se déroule de nos jours dans la campagne émilienne naît de l'idée que l'on trouve parfois des manuscrits dans des bouteilles, au fond des puits. Le narrateur, un garçon rêveur, naïf et curieux, est accompagné d'un préfet tombé en disgrâce et se présente aux gens comme une sorte d'improbable inspecteur des puits. Avec son compère, il se met en quête des histoires qu'ont vécues les uns et les autres, dans une errance qui est le support classique et idéal d'un roman picaresque. Dans une atmosphère irréelle, fortement onirique, les histoires s'ajoutent aux histoires, pour l'évident plaisir de raconter. Ainsi, de la confession mi-bouffonne, mi-pathétique de Nestorino, l'ancien amant d'une femme au tempérament de feu, qu'il a surnommée "la locomotive" , ou bien le récit délirant et désopilant de l'expédition de Garibaldi en Sicile : grand moment d'histoire-fiction, haut en couleurs, de cette narration à la fois naïve et charnue.
La connaissance de la vie pourrait-elle nous instruire sur la rationalité général ? Cela ne saurait se produire sans élaborer les valeurs rationnelles propres au savoir biologique, par-delà les bricolages empiriques et l'emprise des métaphores mécanistes. Mais la vision dominante des sciences, orientée par le culte des données et de l'utilité pragmatique, fait obstacle à cette élaboration. C'est par une régression archéologique vers des strates oubliées de la pensée antique et moderne qu'il faudra saisir l'exigence de penser la vie comme un questionnement de la raison elle-même. Des mathématiques " romantiques " à la querelle du vitalisme, de Hegel et Grassmann à Georges Canguilhem et Gilles Deleuze, du Néoplatonisme à la Naturphilosophie, autant de moments où la réflexion sur le vivant a impliqué une (auto-)réflexion sur l'Absolu contingent qu'est l'essence de l'animal rationnel.
Cavazzoni Ermanno ; Baccelli Monique ; Garnier Eti
Résumé : Comme Don Quichotte ou Madame Bovary, le héros de ce livre croit tout ce qu'il lit. Quand il lit des romans de chevalerie, il croit que tous les personnages ont réellement existé... notamment les géants. Il raconte alors leur vie, leurs amours, leur gastronomie, leurs modes et moeurs sexuelles, comme s'ils avaient été contemporains des chevaliers et évoluaient là, ici, sous vos yeux. Cette fiction sans limites revisite l'esprit de Rabelais à partir de télescopages entre la vie des géants et leurs soucis domestiques ou existentiels. L'auteur tente même d'expliquer les causes de leur disparition en invoquant Darwin, Marx, Keynes, et Linné. Mais la passion amoureuse, peu à peu, l'emporte sur la recherche scientifique...
Résumé : Une femme, Miriàm. Un homme, Iosèf. Un jeune couple d'amoureux. Ils se sont rencontrés en Galilée, au Nord d'Israël, et vont se marier à Nazareth. Quand Miriàm annonce à son fiancé qu'elle attend un enfant dont il n'est pas le père, Iosèf ne la dénonce pas aux autorités, comme la loi le prescrit. Il croit en sa parole. Il croit qu'elle est enceinte d'une annonce, il croit à une vérité invraisemblable. "C'est l'hiver en Galilée, mais entre eux deux, c'est le solstice d'été, le jour de la lumière la plus longue". Avec Une tête de nuage, Erri De Luca poursuit sa relecture de la Nativité, abordée précédemment dans Au nom de la mère. Structuré en trois actes, le texte assume une forme dramatique parcourue par des dialogues intenses, non dépourvus d'ironie. Derrière la figure du Messie, Erri De Luca brosse le portrait intime de Marie et Joseph, ici présentés dans leur simple humanité : deux jeunes parents qui s'apprêtent à élever leur enfant, Jésus, dans mille difficultés. Un homme et une femme, liés par un sentiment qui dépasse les faits et s'inscrit dans les mots. "En amour, croire n'est pas céder, mais renforcer, ajouter quelques poignées de confiance ardente".
Résumé : A la fin de Celle qui fuit et celle qui reste, Lila montait son entreprise d'informatique avec Enzo, et Elena réalisait enfin son rêve : aimer Nino et être aimée de lui, quitte à abandonner son mari et à mettre en danger sa carrière d'écrivain. Car elle s'affirme comme une auteure importante et l'écriture l'occupe de plus en plus, au détriment de l'éducation de ses deux filles, Dede et Elsa. L'histoire d'Elena et de Nino est passionnelle, et bientôt Elena vit au gré de ses escapades pour retrouver son amant. Lors d'une visite à Naples, elle apprend que Lila cherche à la voir à tout prix. Après avoir embrassé soixante ans d'histoire des deux femmes, de Naples et de toute l'Italie, la saga se conclut en apothéose. Plus que jamais, dans L'enfant perdue, Elena Ferrante nous livre un monde complet, riche et bouillonnant, à la façon des grands romanciers du XIXe siècle, un monde qu'on n'oublie pas.
Résumé : "Nous sommes en 1985 : quinze ans à peine nous séparent du début d'un nouveau millénaire. Pour le moment, je n'ai pas l'impression que l'approche de cette échéance éveille la moindre émotion particulière. Quoi qu'il en soit, je ne suis pas là pour parler de futurologie, mais de littérature. Le millénaire qui s'achève a vu naître et se répandre les langues modernes de l'Occident et les littératures qui en ont exploré les possibilités expressives, et cognitives, et imaginatives. Il a aussi été celui du livre, en tant qu'il a vu l'objet-livre prendre la forme qui nous est familière. Le signe que ce millénaire est sur le point de s'achever, c'est, peut-être, la fréquence avec laquelle on s'interroge sur le sort de la littérature et du livre à l'ère technologique dite postindustrielle. Je n'ai guère envie de m'aventurer dans ce genre de prévisions. Ma confiance dans l'avenir de la littérature tient à ce que je sais qu'il est des choses que la littérature est la seule à pouvoir donner, avec ses moyens spécifiques. Je voudrais donc dédier ces conférences à quelques valeurs, ou qualités, ou spécificités de la littérature qui me tiennent particulièrement à coeur, en tâchant de les situer dans la perspective du nouveau millénaire". Ces "propositions pour le prochain millénaire" sont une formidable leçon de littérature, un art qui, pour le grand écrivain italien, repose sur cinq piliers : légèreté, rapidité, exactitude, visibilité, multiplicité.
Résumé : Naples, années soixante. Au cours de son repas de mariage, Lila découvre que son mari Stefano a offert les chaussures imaginées et dessinées par elle à Marcello Solara, qui règne sur le quartier avec son frère, Michele, deux hommes qu'elle déteste. Pour Lila, née pauvre et devenue riche en épousant l'épicier Carracci, c'est le début d'une période trouble : elle méprise son mari, refuse qu'il la touche, mais finit par céder. Elle va travailler dans la nouvelle boutique de la famille Carracci, tandis que Stefano ouvre également un magasin de chaussures en partenariat avec les Solara. De son côté, son amie Elena, la narratrice, continue ses études au lycée et est toujours amoureuse de Nino Sarratore, qui fréquente à présent l'université. Quand les vacances d'été arrivent, les deux amies partent pour Ischia en compagnie de Nunzia, la mère de Lila, et de Pinuccia, sa belle-soeur, car l'air de la mer doit aider Lila à prendre des forces pour qu'elle puisse donner un fils à Stefano. La famille Sarratore aussi est en vacances à Ischia et bientôt Lila et Elena revoient Nino. Le nouveau nom est la suite de L'amie prodigieuse , qui évoque l'enfance et l'adolescence de Lila et Elena. Avec force et justesse, Elena Ferrante y poursuit sa reconstitution d'un monde, Naples et l'Italie, et d'une époque, des années cinquante à nos jours, donnant naissance à une saga romanesque au souffle unique.