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Le Poème des lunatiques
Cavazzoni Ermanno
POL
18,55 €
Épuisé
EAN :9782867441561
Cette histoire qui se déroule de nos jours dans la campagne émilienne naît de l'idée que l'on trouve parfois des manuscrits dans des bouteilles, au fond des puits. Le narrateur, un garçon rêveur, naïf et curieux, est accompagné d'un préfet tombé en disgrâce et se présente aux gens comme une sorte d'improbable inspecteur des puits. Avec son compère, il se met en quête des histoires qu'ont vécues les uns et les autres, dans une errance qui est le support classique et idéal d'un roman picaresque. Dans une atmosphère irréelle, fortement onirique, les histoires s'ajoutent aux histoires, pour l'évident plaisir de raconter. Ainsi, de la confession mi-bouffonne, mi-pathétique de Nestorino, l'ancien amant d'une femme au tempérament de feu, qu'il a surnommée "la locomotive" , ou bien le récit délirant et désopilant de l'expédition de Garibaldi en Sicile : grand moment d'histoire-fiction, haut en couleurs, de cette narration à la fois naïve et charnue.
Cavazzini Andrea ; Antonioli Manola ; Clancy Genev
Les événements de la révolution Iranienne du 1978-79 pour la première fois ont porté à la lumière les instances d'un mouvement islamique radical, qui ne se contentait pas de démander un retour aux valeurs de la tradition religieuse, mais qui menait une critique féroce envers la civilisation occidentale dans son ensemble. Malgré les limites d'une interpretation "en prise directe", l'entreprise "journalistique" de Foucault offre un premier regard clairvoyant sur ce phénomène nouveau qui dans les annés suivantes et avec des resultats très differents, s'est imposé sur la scène politique mondiale.
De l'oeuvre de Franco Fortini, vaste et multiforme, il n'existe presque pas de traduction en langue française : parmi les auteurs les plus importants du vingtième siècle italien, il est sans aucun doute celui qu'on connaît le moins en France (si ce n'est par le film de Straub et Huillet Fortini/cani). La conscience aux extrêmes, ensemble de textes inédits, reconstruit les étapes essentielles de sa réflexion sur les rapports entre les intellectuels, les transformations sociales et la politique. S'échelonnant sur cinquante ans, de 1944 à 1994 (de la fin de la dictature fasciste à la mort de l'auteur), c'est aussi un portrait de l'Italie du XXe siècle qui se dessine par le fil conducteur de la question des intellectuels, de leur rôle, de leur "engagement" , tout en posant sur ces questions un éclairage nouveau et décalé par rapport aux débats français, que ses intuitions ne manqueront pas de nourrir. On y suit l'évolution de l'auteur - du personnalisme chrétien au marxisme critique -, mais aussi celle de l'Italie, de la guerre civile à la reconstruction, puis aux Trente Glorieuses, aux mouvements de contestation, jusqu'aux années de plomb et à l'instauration du pouvoir médiatique de Berlusconi dans les années 1990. En 1944 le jeune Fortini s'adresse essentiellement aux artistes, aux poètes et aux auteurs, dont il fustige à la fois l'élitisme et la tendance à la servitude volontaire face au pouvoir. Dans le texte de 1945 intitulé "Une culture nouvelle" ses destinataires ne sont plus les intellectuels, mais les classes laborieuses qui ont tiré des expériences de la guerre et de la Résistance une nouvelle conscience politique. Dans les textes plus tardifs, Fortini s'efforce d'imaginer une stratégie oppositionnelle adéquate à une société capitaliste avancée. Après l'échec de ses espoirs politiques entre les années de plomb et les années 1980, l'écrit "Pasolini politique" dresse un bilan du différend inconciliable entre les deux modèles d'intellectuel que Fortini et Pasolini ont incarné. Enfin la "Lettre ouverte à l'Assemblée sur la liberté de l'information" (1994), dernière intervention publique de Fortini, dénonce la dégradation des médias et leur asservissement au pouvoir. Le recueil est présenté par Andrea Cavazzini, qui reconstruit le trajet de Franco Fortini, présente brièvement chaque texte et dégage les coordonnées historique et thématiques de sa réflexion sur la question des intellectuels. Livre d'une brûlante actualité (ses enjeux excèdent et son siècle et le contexte italien) La conscience aux extrêmes restitue la trajectoire exemplaire et l'acuité de pensée d'un intellectuel intransigeant.
La connaissance de la vie pourrait-elle nous instruire sur la rationalité général ? Cela ne saurait se produire sans élaborer les valeurs rationnelles propres au savoir biologique, par-delà les bricolages empiriques et l'emprise des métaphores mécanistes. Mais la vision dominante des sciences, orientée par le culte des données et de l'utilité pragmatique, fait obstacle à cette élaboration. C'est par une régression archéologique vers des strates oubliées de la pensée antique et moderne qu'il faudra saisir l'exigence de penser la vie comme un questionnement de la raison elle-même. Des mathématiques " romantiques " à la querelle du vitalisme, de Hegel et Grassmann à Georges Canguilhem et Gilles Deleuze, du Néoplatonisme à la Naturphilosophie, autant de moments où la réflexion sur le vivant a impliqué une (auto-)réflexion sur l'Absolu contingent qu'est l'essence de l'animal rationnel.
Pigozzi rêve de faire décoller sa Fiat. Pelagatti assure que le Christ est un extraterrestre. Scalabrini adore lancer des objets en l'air. Primavera a un rapport dramatique aux allumettes. Pierini ne luit que du calcul mental. Vacondio s'attend au carambolage de la planète. Sauro prend la tension des gens en rase campagne. Naldo voit des Albanais partout, même chez sa femme... Parodiant les vies de saints du Moyen Âge, Ermanno Cavazzoni dresse 31 portraits d'idiots contemporains. Les paresseux et les croyants peuvent lire et méditer un portrait par jour, et tenir ainsi un bon mois. Et même se reposer le dimanche. Les autres font comme ils veulent.
Résumé : "Un crime a été commis et c'est passionnant, on voudrait savoir qui a fait ça, qui a pris sur soi pour faire ça parce que ce n'est pas un acte banal, même pour un assassin, de tuer quelqu'un. Et dans une scène pornographique aussi, on est avide de se tenir au courant, qui fait quoi et pour quel bénéfice. Et dans un conte de fées, qui des fées, des princesses ou des animaux tire le plus de plaisir et de souffrance ? Et ma place au milieu de ça, moi, qui que je sois ? "
On peut tout exposer : quelques bibelots du second Empire, un recueil de photographies, un boudoir d'outre-tombe, une héroïne célèbre pour sa beauté, sa fatuité et sa fin lamentable. On peut tout exposer : une femme à la place d'une autre, la peur de son propre corps, une manière d'entrer en scène, l'ivresse de la séduction, un abandon, des objets qui rassurent, une ruine.
Résumé : Augustin aime la propreté car il se rêve ordinaire et sain. Il collectionne les slips car il rêve de caresses. Mais ses élans d'affection sont généralement mal perçus et les femmes qu'il convoite peinent à consentir. Il lui faut donc forcer un peu le destin. La morale commune lui échappe et sa vie repose sur un malentendu : il ne veut pas faire de mal, juste se faire du bien.
Résumé : "Quand je quitte la route principale, Hélène se relève et vient poser sa tête sur mon épaule, nos regards se trouvent dans le rétroviseur central, elle murmure : "Ici finit la civilisation ! " C'est elle qui le dit".