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Signes, formes, gestes. Etudes sur les régimes symboliques des sciences
Cavazzini Andrea
HERMANN
35,90 €
Épuisé
EAN :9782705683795
Une philosophie des sciences est-elle possible aujourd?hui ? La tendance dominante vise à la fonder sur une analyse des pouvoirs de l?esprit dont la notion centrale est celle de représentation. Il y a convergence sur ce point des théories psychologiques de la cognition et de la vision formaliste d?une pensée mécanisée. Mais l?étude des présupposés de ces positions suggère qu?elles imposent trop rapidement des limites à la pensée qui oeuvre dans les sciences. Il s?agira donc de leur opposer des analyses portant sur les formes symboliques différentes qui structurent la pensée scientifique : nombres, formules, figures? De telles formes, inséparables d?une généalogie complexe, impliquent une pluralité de fonctions irréductibles à l?unité élémentaire de la représentation. L?efficacité de ces régimes sémiotiques serait donc indissociable d?une série d?actes de compréhension. La philosophie des sciences en deviendrait une herméneutique de la pensée (et des impensés) des sciences.
De l'oeuvre de Franco Fortini, vaste et multiforme, il n'existe presque pas de traduction en langue française : parmi les auteurs les plus importants du vingtième siècle italien, il est sans aucun doute celui qu'on connaît le moins en France (si ce n'est par le film de Straub et Huillet Fortini/cani). La conscience aux extrêmes, ensemble de textes inédits, reconstruit les étapes essentielles de sa réflexion sur les rapports entre les intellectuels, les transformations sociales et la politique. S'échelonnant sur cinquante ans, de 1944 à 1994 (de la fin de la dictature fasciste à la mort de l'auteur), c'est aussi un portrait de l'Italie du XXe siècle qui se dessine par le fil conducteur de la question des intellectuels, de leur rôle, de leur "engagement" , tout en posant sur ces questions un éclairage nouveau et décalé par rapport aux débats français, que ses intuitions ne manqueront pas de nourrir. On y suit l'évolution de l'auteur - du personnalisme chrétien au marxisme critique -, mais aussi celle de l'Italie, de la guerre civile à la reconstruction, puis aux Trente Glorieuses, aux mouvements de contestation, jusqu'aux années de plomb et à l'instauration du pouvoir médiatique de Berlusconi dans les années 1990. En 1944 le jeune Fortini s'adresse essentiellement aux artistes, aux poètes et aux auteurs, dont il fustige à la fois l'élitisme et la tendance à la servitude volontaire face au pouvoir. Dans le texte de 1945 intitulé "Une culture nouvelle" ses destinataires ne sont plus les intellectuels, mais les classes laborieuses qui ont tiré des expériences de la guerre et de la Résistance une nouvelle conscience politique. Dans les textes plus tardifs, Fortini s'efforce d'imaginer une stratégie oppositionnelle adéquate à une société capitaliste avancée. Après l'échec de ses espoirs politiques entre les années de plomb et les années 1980, l'écrit "Pasolini politique" dresse un bilan du différend inconciliable entre les deux modèles d'intellectuel que Fortini et Pasolini ont incarné. Enfin la "Lettre ouverte à l'Assemblée sur la liberté de l'information" (1994), dernière intervention publique de Fortini, dénonce la dégradation des médias et leur asservissement au pouvoir. Le recueil est présenté par Andrea Cavazzini, qui reconstruit le trajet de Franco Fortini, présente brièvement chaque texte et dégage les coordonnées historique et thématiques de sa réflexion sur la question des intellectuels. Livre d'une brûlante actualité (ses enjeux excèdent et son siècle et le contexte italien) La conscience aux extrêmes restitue la trajectoire exemplaire et l'acuité de pensée d'un intellectuel intransigeant.
La connaissance de la vie pourrait-elle nous instruire sur la rationalité général ? Cela ne saurait se produire sans élaborer les valeurs rationnelles propres au savoir biologique, par-delà les bricolages empiriques et l'emprise des métaphores mécanistes. Mais la vision dominante des sciences, orientée par le culte des données et de l'utilité pragmatique, fait obstacle à cette élaboration. C'est par une régression archéologique vers des strates oubliées de la pensée antique et moderne qu'il faudra saisir l'exigence de penser la vie comme un questionnement de la raison elle-même. Des mathématiques " romantiques " à la querelle du vitalisme, de Hegel et Grassmann à Georges Canguilhem et Gilles Deleuze, du Néoplatonisme à la Naturphilosophie, autant de moments où la réflexion sur le vivant a impliqué une (auto-)réflexion sur l'Absolu contingent qu'est l'essence de l'animal rationnel.
Le ralliement à la politique meurtrière du nazisme de la part de plusieurs penseurs incontournables comme Martin Heidegger ou Carl Schmitt reste aujourd'hui à penser. Les discours et les interrogations à l'égard de ce fait indéniable et "scandaleux" ne cessent pas de proliférer : pour cette raison, il faut à tout prix soustraire le traitement de ce sujet au journalisme policier et à la censure moralisatrice, qui ne s'attaquent aux égarements de la pensée radicale que pour jeter le marque du scandale sur la pensée elle-même. Les enjeux réels soulevés par ce sujet sont multiples : d'abord, la signification et la valeur de la radicalité dans la exercice de la pensée ; deuxièmement, l'"essence" de l'Etat National-socialiste et de sa politique exterminatrice ; enfin, les liens de notre présent avec l'âge des exterminations de masse. Tout cela peut être traité à partir de l'étude des tentations létales qui unirent plusieurs représentants de la pensée et du savoir au destin du cauchemar bio-politique national-socialiste. Il ne s'agit que de traiter ces enjeux au-delà des scandales préfabriqués, en essayant de comprendre si la radicalité intellectuelle recèle-t-elle une complicité structurelle avec l'horreur et les catastrophes, et quelle place faut-il attribuer à la rationalité économique et scientifique dans les pratiques génocidaires du nazisme. Par là, on pourra (du moins, espérons-le) jeter un peu de lumière sur le jeu entre radicalité et aveuglement qui est inhérent à toute pensée guidée par la "passion du réel" - ce qui aidera peut-être à reconnaître les dangers qui habitent notre présent, non pas à cause d'un excès de radicalité, mais plutôt à cause de l'emprise étouffante d'une passion meurtrière pour la normalisation.
Cavazzini Patrizia ; Terzaghi Maria Cristina ; Cur
Résumé : Ce catalogue, conçu pour accompagner l'exposition que le Musée Jacquemart-André consacre à sa carrière et à son oeuvre, met en valeur aussi bien l'originalité d'Artemisia que ses relations avec ses contemporains, tels que son père Orazio, également peintre, ou le français Simon Vouet. Les textes offrent une perspective renouvelée sur la biographie d'Artemisia Gentileschi, en explorant notamment ses rapports avec l'héritage artistique paternel et son statut de femme peintre.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.