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La Rose de Personne N° 2/2007 : Culture nazie ? La tentation létale des intellectuels du XXe siècle
Cavazzini Andrea
MIMESIS
18,00 €
Épuisé
EAN :9788884834621
Le ralliement à la politique meurtrière du nazisme de la part de plusieurs penseurs incontournables comme Martin Heidegger ou Carl Schmitt reste aujourd'hui à penser. Les discours et les interrogations à l'égard de ce fait indéniable et "scandaleux" ne cessent pas de proliférer : pour cette raison, il faut à tout prix soustraire le traitement de ce sujet au journalisme policier et à la censure moralisatrice, qui ne s'attaquent aux égarements de la pensée radicale que pour jeter le marque du scandale sur la pensée elle-même. Les enjeux réels soulevés par ce sujet sont multiples : d'abord, la signification et la valeur de la radicalité dans la exercice de la pensée ; deuxièmement, l'"essence" de l'Etat National-socialiste et de sa politique exterminatrice ; enfin, les liens de notre présent avec l'âge des exterminations de masse. Tout cela peut être traité à partir de l'étude des tentations létales qui unirent plusieurs représentants de la pensée et du savoir au destin du cauchemar bio-politique national-socialiste. Il ne s'agit que de traiter ces enjeux au-delà des scandales préfabriqués, en essayant de comprendre si la radicalité intellectuelle recèle-t-elle une complicité structurelle avec l'horreur et les catastrophes, et quelle place faut-il attribuer à la rationalité économique et scientifique dans les pratiques génocidaires du nazisme. Par là, on pourra (du moins, espérons-le) jeter un peu de lumière sur le jeu entre radicalité et aveuglement qui est inhérent à toute pensée guidée par la "passion du réel" - ce qui aidera peut-être à reconnaître les dangers qui habitent notre présent, non pas à cause d'un excès de radicalité, mais plutôt à cause de l'emprise étouffante d'une passion meurtrière pour la normalisation.
Cavazzini Patrizia ; Terzaghi Maria Cristina ; Cur
Résumé : Ce catalogue, conçu pour accompagner l'exposition que le Musée Jacquemart-André consacre à sa carrière et à son oeuvre, met en valeur aussi bien l'originalité d'Artemisia que ses relations avec ses contemporains, tels que son père Orazio, également peintre, ou le français Simon Vouet. Les textes offrent une perspective renouvelée sur la biographie d'Artemisia Gentileschi, en explorant notamment ses rapports avec l'héritage artistique paternel et son statut de femme peintre.
Sous la forme de 49 fables, Cavazzoni nous présente avec son humour et sa culture habituelle toute une galerie d?écrivains inutiles, inutiles dans le sens qu?ils n?apportent rien à la société. Sous le mode de la satire mordante (comme le ferait La Bruyère avec ses Caractères), les Écrivains inutiles rassemblent à eux seuls tous les vices et vicissitudes de l?espèce humaine... Drôle et agréable à lire, le texte passe d?histoires saugrenues et d?autres proprement incroyables. Comme dans Les Idiots (éditions Attila, 2009) qui parodiait le genre des vies de saint du Moyen-Age, l?auteur déploie sa typologie d?écrivains inutiles avec un soucis d?exhaustivité quasiment scientifique. Puisque un écrivain peut être sous l?influence de sept vices différents (les 7 péchés capitaux) et subir sept sortes de contingence dans sa vie (la scolarité, la famille, les souffrances, les espoirs, les fantasmes, les errances, les démences). Ce sont ainsi 49 récits et donc sortes d?écrivains qui nous sont offerts.
Cavazzini Andrea ; Antonioli Manola ; Clancy Genev
Les événements de la révolution Iranienne du 1978-79 pour la première fois ont porté à la lumière les instances d'un mouvement islamique radical, qui ne se contentait pas de démander un retour aux valeurs de la tradition religieuse, mais qui menait une critique féroce envers la civilisation occidentale dans son ensemble. Malgré les limites d'une interpretation "en prise directe", l'entreprise "journalistique" de Foucault offre un premier regard clairvoyant sur ce phénomène nouveau qui dans les annés suivantes et avec des resultats très differents, s'est imposé sur la scène politique mondiale.
Cette histoire qui se déroule de nos jours dans la campagne émilienne naît de l'idée que l'on trouve parfois des manuscrits dans des bouteilles, au fond des puits. Le narrateur, un garçon rêveur, naïf et curieux, est accompagné d'un préfet tombé en disgrâce et se présente aux gens comme une sorte d'improbable inspecteur des puits. Avec son compère, il se met en quête des histoires qu'ont vécues les uns et les autres, dans une errance qui est le support classique et idéal d'un roman picaresque. Dans une atmosphère irréelle, fortement onirique, les histoires s'ajoutent aux histoires, pour l'évident plaisir de raconter. Ainsi, de la confession mi-bouffonne, mi-pathétique de Nestorino, l'ancien amant d'une femme au tempérament de feu, qu'il a surnommée "la locomotive" , ou bien le récit délirant et désopilant de l'expédition de Garibaldi en Sicile : grand moment d'histoire-fiction, haut en couleurs, de cette narration à la fois naïve et charnue.
Les spécialistes de la pensée de Hobbes ont souligné l'importance de son troisième grand tour à travers l'Europe (1634-1636) et de son séjour à Paris, pour le développement de son système philosophique. Cette étude analyse les débats philosophiques et scientifiques qui ont eu lieu dans la capitale française pendant ces années là, et qui se révélèrent décisifs pour la naissance de la philosophie de Hobbes. Un travail qui compare pour la première fois et de façon détaillée les pensées de Mersenne et de Hobbes, dont on souligne les analogies et les différences au niveau méthodologique et épistémologique. Cette étude porte également sur la figure de Descartes, dont on évolue la contribution essentielle au développement de la pensée hobbesienne.
Nanni Moretti est l'auteur italien qui, mieux que ses contemporains, a su lire et percevoir les égarements du présent, en représenter les fractures, en restituer les masques aussi bien privés que publics. De Io sono un autoarchico à Mia madre, le cinéma de Moretti a mis en images la radicalité d'une crise existentielle d'un sujet névrotique et fourvoyé, perdu, présent au monde à l'aide de déguisements idiosyncrasiques qui le placent, souvent, sous le signe du grotesque. En restituant son rapport lumineux à l'actualité, cet essai explore avec un regard singulier l'oeuvre du grand cinéaste italien. D'un cinéma, celui de Moretti, qui fusionne le comique et le tragique et nous restitue sans cesse un présent inquiet, non-résolu, douloureux ; un présent qu'il continue de traverser pour nous aider à nous y retrouver.
Résumé : Un dimanche, une uvre, cycle de conférences initié en 1997 au Centre Pompidou par le critique d'art et commissaire d'expositions Marc Archambault, se voulait l'occasion de porter un regard approfondi et singulier sur une uvre choisie dans les collections du Musée, par un artiste, un conservateur, un écrivain, un historien ou un critique d'art. Cela avait lieu tous les dimanches à 11h30, à l'IRCAM d'abord puis dans la Petite salle, au premier sous-sol du Beaubourg. Vu le jour et l'heure, c'était un pari. Il a été gagné. Cet ouvrage, publié grâce à la complicité et à l'amitié des contributeurs, est un hommage à Marc Archambault et l'affirmation d'une conviction qui était la sienne : si l'amour de l'art existe, il ne se manifeste vraiment que dans les rencontres, toujours personnelles, avec des uvres, par définition singulières.
L'objectif de ce volume, issu d'un colloque qui a initié un dialogue francoitalien (inédit sur ces thématiques) est de porter à la connaissance d'un public de chercheurs et d'étudiants français l'originalité et le dynamisme actuel de la philosophie italienne des techniques. Combinant commentaires d'auteurs classiques et travaux sur des problèmes contemporains touchant les nouvelles technologies, les philosophes italiens des techniques sont en mesure de proposer des approches originales, et contribuent au développement international de la philosophie des techniques. Le but n'est donc pas de consacrer une tradition, mais plutôt d'ouvrir un chantier collectif et un dialogue fructueux entre philosophes italiens et philosophes français des techniques, dont ce livre espère avoir posé la première pierre.